Ségolène Royal a-t-elle l’intention de mettre en place des Universités Populaires pour préparer 2012 ? Le poisson d’avril de la Gauche !
Le ridicule ne tue pas !
Pour protéger ses expressions phares comme « fête de la fraternité », « espoir à gauche » ou « ordre juste » de la contrefaçon, Ségolène Royal, motivée par l’éthique (d’aucuns n’auraient pu penser le contraire!) avait déposé dix termes à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), en janvier dernier. Objectif: protéger ses termes de la même manière qu’une entreprise protège sa marque, c’est à dire son patrimoine !
Mais la candidate frondeuse récidive le 1er avril et ajoute, à une liste déjà longue, le nom d’ « Université Populaire » et ses déclinaisons (dépôt numéro 10 3705698), officiellement pour assurer la pérennité du concept politique « Désirs d’avenir ». L’intérêt d’un enregistrement est que d’autres personnalités ne puissent pas utiliser ces termes pour leur propre mouvement.
Cette attitude montre que la démarche de Ségolène Royal n’est pas tout à fait dénuée de préoccupations internes au PS. En regardant de près la liste des appellations déposées, on y trouve « L’Espoir à gauche », le nom du courant créé par Ségolène Royal avec Vincent Peillon que les deux ex-associés se disputent âprement depuis le fameux « clash » de Dijon, en novembre 2009.
La démarche fait bondir !
Philosophes et Politiques ne décolèrent pas. L’Université Populaire est une vieille aventure qui voit le jour dans le contexte de l’Affaire Dreyfus.
Face à la déraison que manifestent les idées antisémites et aux passions qui se déchaînent alors, les universités populaires tentent d’apporter une réponse humaniste. C’est ainsi qu’est née, en 1896, la première université populaire française : « La Coopération des idées », à l’initiative d’un ouvrier, Georges Deherme.
Or, cette grande aventure collective semble, aujourd’hui, confisquée par une seule personne, pour servir son égo. Cette attitude est navrante. Mais Madame Royal fait feu de tout bois. Elle a envie de se servir de quelque chose qui fonctionne correctement. En effet, l’Université Populaire a une réputation d’honnêteté, de probité, de gratuité et de générosité. Or, Madame Royal va à l’encontre de ces valeurs en tentant de capter l’héritage, et de s’approprier l’histoire de cette belle aventure humaine, à des fins personnelles.
Tout n’est pas à vendre !
Pour Michel Onfray, «l’idée que quelqu’un qui vise la présidentielle veuille mettre la main sur une expression qui ne lui appartient pas montre le mépris qu’elle a pour tous ceux qui font ces universités populaires».
Au tour de Patrice Leclerc, Secrétaire de l’université populaire des Hauts-de-Seine de s’indigner. Dans une lettre ouverte, il interroge la principale concernée : de quel droit pouvez-vous « acheter » le label « Université Populaire » ? Appellation qui appartient au patrimoine français de l’éducation populaire. Comment pouvez-vous vous arroger ce privilège « d’acheter » ce qui appartient au mouvement d’éducation populaire dans son pluralisme et sa diversité ? Jusqu’où pensez-vous pouvoir aller dans la marchandisation de notre société et plus particulièrement de la culture ?
Déposer cette dénomination, c’est confisquer une partie de l’héritage culturel de notre pays au profit d’un petit nombre. C’est aussi faire obstacle à une liberté qui conditionne l’action des associations d’éducation populaire.
Au terme d’un délai de six semaines, ces « marques » (ou plutôt ces expressions qui jalonnent le lexique de son association Désirs d’avenir) seront déposées. Puis il faudra attendre cinq mois pour qu’elles soient définitivement enregistrées, à moins de faire l’objet d’une contestation.
L’Association des Universités Populaires de France a déposé, ce jour, un recours. Madame Royal cèdera-t-elle à la pression des chercheurs?
Selon son entourage, et devant le tollé suscité, Ségolène Royal aurait décidé de retirer de l’INPI, la marque « Université Populaire » dans les prochains jours. Affaire à suivre.
A.N. Le Plessis Robinson
Régionales en Poitou-Charentes : 7 raisons de voter Dominique Bussereau les 14 et 21 mars 2010
1) Des priorités collectives et stratégiques pour la région Poitou-Charentes
Plan PME, première expérience professionnelle pour les jeunes, accompagnement des filières d’excellence (agroalimentaire, automobile, recherche, environnement), transports régionaux, formation professionnelle, voici les priorités de Dominique Bussereau, avec un seul objectif : 100 % des actions !
2) Mettre fin à l’instrumentalisation de la Région
3) La France change, Poitou-Charentes doit changer aussi
4) La méthode Bussereau : le partenariat
5) Rassembler dès le premier tour
6) Pas d’augmentation d’impôts
7) Virer Ségolène Royal
Jonathan Pinet
Les Picto-Charentais méritent mieux que cela !
Que retenir des six années de la présidence de Mme Royal en Poitou-Charentes ? Une gestion solitaire de la Région, une hausse de la pression fiscale, un manque de volontarisme économique au beau milieu de la crise… Et surtout, une instrumentalisation de la Région pour servir les aspirations présidentielles de Ségolène. Si Mme Royal considère que « sa » Région (expression maintes fois utilisée par l’intéressée, rappelant par là-même une certaine idée féodale !) est un laboratoire pour tester ses idées politiques, les Picto-Charentais doivent lui faire comprendre très clairement qu’ils ne sont pas des cobayes !
Concrètement, si Mme Royal se prétend fédératrice des tendances de la région, sa politique reste très solitaire et cherche toujours à associer son nom aux actions régionales. Pas de projets en collaboration avec les collectivités locales, un refus systématique de travailler avec l’Etat. L’Etat qu’elle accuse d’ailleurs de ne pas assez fournir d’argent aux régions. Mais pourquoi demande-t-elle plus d’argent puisque les taux d’exécution des budgets sont en baisse constante, passant de 98% à 86% en 2008 ?! Il est facile d’annoncer des budgets virtuels, ça fait joli en termes de communication. Mais lorsque Mme Royal a prévu 400 millions d’euros d’investissement en matière d’environnement, il s’agit en fait du montant des prêts que la Banque Européenne et le Crédit Agricole peuvent garantir aux usagers pour installer des panneaux photovoltaïques. Belle opération de séduction pour la Région sans débourser un centime !
A cela s’ajoute les hausses constantes du fonctionnement de la Région : 17% en 2005, 11% en 2006, puis 25% en 2007 ! Il est vrai qu’engager du personnel (cuisiniers, majordome, 97 « animateurs culturels » dans les lycées, dont le rôle reste à déterminer), c’est stratégique pour le Poitou-Charentes. Toujours est-il que la présidente du Poitou-Charentes consacre plus de 10% des dépenses de fonctionnement à ses propres services, contre moins de 7% pour la moyenne des autres régions.
Qu’en pensent alors les ménages qui subissent une taxe foncière à un taux (3,32%) supérieur de près de 25% au taux moyen des autres régions (2,53%) ? Le Poitou-Charentes est aussi l’une des rares Régions à maintenir une taxe de 25 euros sur le permis de conduire, les jeunes apprécieront, de même qu’augmenter la taxe sur la carte grise de 17% depuis 2004.
Le grand crédo de l’action régionale est celui de l’excellence environnementale. Il est vrai que son bilan en la matière est loin d’être mauvais, notamment pour promouvoir les énergies renouvelables. Mais il ne faut toutefois pas que Mme Royal « survende » son action. Si celle-ci se proclamait récemment « ambassadrice mondiale de l’environnement » ou encore « championne d’Europe du photovoltaïque », elle semble oublier que les performances environnementales sont loin d’être les meilleures de France, et à fortiori d’Europe. En effet, d’après l’observatoire des énergies renouvelables, en matière de solaire thermique, le Poitou-Charentes ne possède que 42000 m², contre 1 350 000 m² au niveau national, classant la région en 9e position en France !
L’écologie est d’ailleurs un argument convenant pour elle : on vante son excellence environnementale, mais elle renie la taxe carbone proposée par le gouvernement, allant même jusqu’à renier ses engagements de campagne présidentielle. Quant à la voiture électrique à 5000 euros promise en grande pompe au début de l’année 2008, outre que cela connote d’une démagogie sans borne (les experts estiment que seule la batterie coûte au minimum 8000 euros !), cela illustre surtout l’action solitaire de Mme Royal en Poitou-Charentes, qui met en place « sa » voiture, au détriment du financement au pôle de compétitivité « Mobilité et Transports Avancés », justement spécialisé dans la recherche des transports propres. La culpabilité du pôle MTA, il est vrai, est d’avoir été créée par l’ancienne majorité !
En matière économique, le bilan n’est guère plus reluisant. Il est à dénoncer le manque grave de volontarisme économique de la Région en temps de crise. En effet, si le plan de relance du gouvernement a prévu 55 millions d’euros pour le Poitou-Charentes, Mme Royal s’est absolument refusé à accompagner ce plan, ne souhaitant pas travailler avec l’Etat. Pire encore, elle baisse les emplois tremplins en temps de chômage, réduit les aides à l’exportation en temps de crise et le nombre de personnes en entreprises bénéficiant d’une formation a été divisé par 3 depuis l’élection de Mme Royal.
Ce bilan serait donc facile à critiquer auprès des Picto-Charentais s’ils n’étaient pas leurrés par le clientélisme de Mme Royal et la surmédiatisation de l’action régionale. Finalement, la stratégie de la présidente est assez simple : on distribue des chèques à tout le monde (chèques-livre, chèques-contraception…) et on dépose « Royal copyrights » à côté. Le dossier récent des chèques-contraception que Ségolène Royal a voulu mettre en place récemment illustre bien cette stratégie : elle fonce, elle médiatise, même si le rectorat interdit la mesure et refuse de réduire le problème de la contraception à une distribution froide de chèque. Peu importe, Royal y aura au moins associé son nom… Beaucoup de saupoudrage donc, mais pas de véritables projets régionaux. Où est passé l’esprit si innovateur de René Monory, le fondateur du Futuroscope ? Que fait Mme Royal pour valoriser le territoire Picto-Charentais, si ce n’est de l’utiliser comme tremplin vers d’autres cieux ?
Dernier leurre enfin de la politique à la sauce Royal : la démocratie participative. Ca fait bien joli sur le papier, mais au final -question à 1000 euros- qui a vraiment utilisé la démocratie participative ? Réponse : moins de 1% des habitants de la région. Belle légitimité pour les actions décidées par 1% de l’électorat ! Par ailleurs, dès son arrivée, Ségolène Royal a dissolu le Conseil Régional Jeunes, mis en place par M. Raffarin, et ce en catimini. Sans jamais concerter les 110 membres, elle ne leur a pas laissé terminer leur mandat, ni n’a respecté les votes de la précédente majorité sur le CRJ. Ce Conseil était un organisme de démocratie participative, en plus de son rôle de conseil auprès des élus, et menait des projets autonomes à destination des jeunes. Résultats : des projets non réalisés, temps perdu des jeunes et décrédibilisation de leur rôle. Bref, la démocratie participative à la Royal, c’est un peu ce qui conduit à inverser les priorités (mettre en place un garage à vélo, contre la réfection d’un toit de lycée, par exemple) et cela donne bonne conscience à la politique solitaire de Mme Royal, qui décidément agit bien seule. Jean-François Fountaine, ça vous dit quelque chose ? Vice-président régional socialiste, il s’est vu privé de parole en pleine séance ! Allez, on se la remate pour le plaisir .
Mme Royal, enfin, est de plus en plus isolée parmi les siens. Elle n’hésite toutefois pas à semer la pagaille à Dijon, avec son ancien bras droit M. Peillon, à Arras, lors du congrès du Modem, réussissant à monopoliser le débat et faire parler d’elle. Les débats, elle les perturbe, mais ne les fait pas avancer. Cependant, les opérations médiatiques ne pourront pas éternellement masquer le bilan négatif de son mandat. C’est pourquoi M. Raffarin a énoncé les 3 raisons pour lesquelles la Région est gagnable :
-L’échec de sa politique économique,
-L’éclatement des listes électorales : Mme Royal -qui se prétend fédératrice- lâchée par les Verts, les communistes jusqu’aux centristes du Modem !
-L’entrée en lice de Dominique Bussereau et sa notoriété en Poitou-Charentes.
Soutenez la liste portée par Dominique Bussereau !
Le Poitou-Charentes avec Dominique Bussereau – Régionales 2010
Page facebook de Dominique Bussereau
Jonathan Pinet
iSondage – #11 : Le nouveau site Désirs d’avenir risé du web [Résultats]
Pour notre 11e sondage, vous avez été 507 internautes à participer ! En ce qui concerne le nouveau site « participatif » (desirdavenir.org) de la duchesse du Poitou, accessoirement facturé à 41860 euros, ce sont 29% d’entre vous qui pensent que Mme Royal est devenue la Cindy Sanders du Web (149 votes). Mais ça, ne le savait-on pas déjà ?!
Résultats :
- fait dire que Ségolène Royal est devenue la Cindy Sanders du Web ! (29%, 149 Votes)
- rappelle vos premiers pas sur Internet en 1996(21%, 107 Votes)
- rappelle le site officiel des bisounours (17%, 87 Votes)
- remémore la page myspace de votre soeur de 13 ans (13%, 67 Votes)
- fait penser à une faille spatio-temporelle (11%, 54 Votes)
- interroge sur l’utilité d’avoir créé le web 2.0 ? (9%, 43 Votes)
Nombre de votes : 507
Merci de votre participation et n’oubliez pas de participer au prochain sondage !
Alliance à gauche : sondage, tentation et séduction au PS
Un sondage réalisé fin octobre révèle les attentes des sympathisants socialistes pour l’avenir de leur parti. A quelques mois des régionales, que font Martine et Ségolène pour y répondre ?
Sondage – Les sympathisants socialistes souhaitent une alliance avec Olivier Besancenot.
Le sondage révèle que 48% des sympathisants socialistes se prononcent pour une alliance du PS avec les autres partis de gauche «y compris avec le parti d’Olivier Besancenot» (+10 points depuis mai 2009). A l’inverse, 20% des sympathisants s’opposent à une alliance avec le NPA (-6 points depuis mai 2009). Concernant le MoDem, seulement 15% des sympathisants de gauche souhaitent une alliance avec le parti de François Bayrou. Soit un tiers de moins environ comparé à mai. Par contre, 25 % de l’ensemble des français disent que le PS ne devrait s’allier «ni avec les uns, ni avec les autres».
A la question des primaires ouvertes à tous les électeurs de gauche pour désigner le candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012, les militants socialistes sont favorables à 92% à cette idée. Les sympathisants de gauche plébiscitent ces primaires à 87%, les sympathisants Verts à 88 % et les sympathisants du MoDem à 84 %. Même à l’UMP on apprécie cette idée de primaires de désignation à 61% !
Tentation – Martine Aubry construit sa « maison commune » pour la gauche.
Samedi 31 octobre, Martine Aubry a rassemblé Verts, communistes, radicaux de gauche et Mouvement républicain des citoyens pour poser les fondations de sa « maison commune ». La secrétaire générale du PS est donc en parfaite harmonie avec les attentes des militants et sympathisants de gauche. Seul hic, le NPA n’y a pas été convié car Olivier Besancenot refuse tout accord avec le PS. Ce refus de collaborer portera-t-il préjudice au PS ?
Séduction – Ségolène Royal rencontre François Bayrou.
Dans une interview, Ségolène Royal confirme avoir rencontré François Bayrou. L’ex-candidate à la présidentielle apparaît ainsi en total décalage avec les attentes des militants et sympathisants de gauche. Toutefois, elle a exprimé le souhait de nouer le dialogue avec républicains et démocrates ; dialogue « indispensable » à ses yeux. Elle souhaite également rassembler la gauche et de s’ouvrir aux écologistes. Ce faux pas fera-t-il trébucher le PS ?
Anaïs SALOMONE
Revue de presse – Cohn-Bendit : « S’il fallait attendre la gauche, les jeunes seraient mal barrés… »
La gauche et le déficit, le PS et son nombre d’adhérents transparent mais pas crédible, la suite du site de Ségolène Royal, Aubry et la « vérité », le PS et sa relation superfusionnelle avec les Verts… C’est la revue de presse des Jeunes UMP du merci 30 septembre 2009 !
On commence par le budget prévisionnel pour 2010, qui a été présenté ce mercredi en Conseil des Ministres. Michel Sapin, secrétaire national à l’Economie au Parti Socialiste, dénonce un « déficit irresponsable » que la seule crise n’expliquerait pas entièrement. Pour lui, « c’est d’abord t avant tout un déficit causé par une diminution d’impôts qui ne profitent qu’aux riches (…). Dans les 115 milliards de déficit annoncés, vous avez 10 milliards qui sont inefficaces économiquement et injustes socialement ». A supposé que cela soit vrai (mais ce n’est pas prouvé) : 10 sur 115, c’est tout de même loin de faire « avant tout un déficit qui ne profite qu’aux riches »…
D’ailleurs, au vu de l’ampleur du déficit, il est vrai élevé, on peut se féliciter de la solution de privilégier l’investissement : un plan de relance par la consommation, souhaité par le PS, aurait encore été une autre histoire.
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Déficit qui a inspiré ce commentaire à Benoît Hamon : « Notre pays est aujourd’hui ruiné ». Hamon, nouveau converti à la « faillite » de François Fillon ?
Pour le porte-parole du PS, « la stratégie gouvernementale consiste à souhaiter que les collectivités de gauche soient contraintes d’augmenter les impôts locaux pour faire face aux dépenses ». Jusqu’à nouvel ordre, les collectivités « de droite » sont aussi concernées par la suppression de la TP, à laquelle il est fait référence.
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Toujours à propos du budget 2010, Martine Aubry a déploré mercredi matin sur France Inter qu’il n’y ait dedans « aucune mesure de relance de la consommation ». Si c’est pour favoriser les importations tout en augmentant encore plus le déficit, à la rigueur, ce n’est pas la peine.
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Côté partis, dans quelques jours aura lieu la consultation des militants du PS promise par Martine Aubry à La Rochelle. Selon Benoît Hamon, il n’y aurait aujourd’hui que 64 000 adhérents au PS, sur un fichier de 200 000, après la radiation de 40 000 « inactifs » courant septembre. Problème : en juin, « le Parisien » évoquait un chiffre de 200 000 adhérents, dont les fameux inactifs. Les 40 000 radiés donneraient donc, en réalité, un chiffre actuel de 160 000 adhérents, et non 200 000. Benoît Hamon a beau parler du PS comme « le parti le plus transparent de France », le doute subsiste…
L’an passé, 133 000 adhérents avaient voté pour l’élection du Premier secrétaire, selon lefigaro.fr. Cette année, Libération annonce, au maximum, 90 000 votants. Pas de soucis, Martine Aubry et ses mousquetaires magiciens vont leur arranger ça.
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Bref retour sur le « nouveau » site de Ségolène Royal (rebaptisé « error500.com » par B. Hamon) : selon Jean Louis Bianco, ancien directeur de campagne de S. Royal, dans Arrêt sur Images, le site, remplacé depuis, était « à chier ». Ca a le mérite d’être clair.
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De Martine Aubry, sur France Info, à la suite de livre l’accusant de fraudes : « Tellement d’erreurs ont été dites qu’il faudra bien un jour que la vérité soit faite ». D’accord. Par voie judiciaire ?
Petit tour chez les Verts pour finir, de Martine Aubry, encore : « Les Verts ne me font pas peur du tout, ce sont nos partenaires, nous avons intérêt à ce qu’ils soient le plus haut possible ».
Quant à Daniel Cohn-Bendit, il avait affirmé, le week-end dernier, aux côtés de Jean-Louis Borloo : « S’il fallait attendre que la gauche revienne au pouvoir, les jeunes seraient mal barrés… » Et le leader d’Europe Ecologie de plaider pour « de nouvelles majorités, cassant les clivages droite-gauche ». Pauvre Martine…
BF
Quelle alliance le Parti Socialiste et les Verts cherchent-ils à créer ? Entre réalité et désillusion…
A quelques mois des élections régionales, le premier parti de l’opposition et la dernière surprise des élections européennes du mois de Juin dernier, représentée par les Verts autour de Daniel Cohn-Bendit, cherchent des points d’entente mais soulèvent en même temps de nombreux différends. La taxe carbone, projet du gouvernement, n’a pas fini de créer des frictions entre le PS et les Verts… Le point de discorde a été lancé par les Verts qui recherchent une clarification et une levée des « ambiguïtés » de la part des socialistes. Alors que la Première secrétaire du PS s’est déjà dite favorable à une « fiscalité écologique » mais différente de celle envisagée par l’UMP ; Ségolène Royal de son côté, s’est immédiatement prononcée en défaveur d’une telle mesure. Selon cette dernière, il s’agirait d’une forme d’ « impôt insupportable » qui condamnerait certaines familles déjà affaiblies par la crise. Une chose semble toutefois claire du côté du PS : aucune position commune n’a été trouvée… On aurait été étonné d’avoir mesuré pour la première fois une entente entre les principaux tenants du PS !
Mais si aucun consensus politique n’a été atteint du côté des socialistes, quelle est alors la raison d’une désunion entre ces derniers et les Verts ? Daniel Cohn-Bendit a immédiatement critiqué la mésentente et les nombreux désaccords au sein du PS. Le leader d’Europe-écologie n’a pas hésité à enfoncer le clou, qualifiant les diverses déclarations du PS d’« ambiguës ». Il a même essayé de convaincre les socialistes réticents à se rendre à l’Assemblée afin de négocier et de définir une ligne de direction commune, qui rejoindrait (bien entendu de manière sous-entendue) la position des Verts.
En bref, on retrouve d’une part un PS désunie, et d’autre part le parti des Verts dont la position ne rejoint pas celle des socialistes… Comment dans de telles conditions pourrions-nous envisager, voire imaginer une alliance possible ou tout simplement probable, entre ces deux partis ? Il faudrait commencer par mettre de l’ordre au cœur même du PS, avant de tenter des stratégies d’alliance politique entre celui-ci et un autre parti politique de l’opposition. Il faudrait par la même occasion que les Verts justifient une nouvelle fois leur position de nouveau parti potentiel de l’opposition, en remportant une nouvelle victoire, seuls, à une élection régionale…
Entre ambition et gain du pouvoir, chacun cherche à se frayer un chemin pour une victoire politique contre le parti de la majorité ; mais le chemin n’est pas tracé d’avance et des consensus politiques devront être trouvés préalablement au sein d’un même parti, avant de réfléchir à des alliances avec les uns ou les autres… Le PS en est encore très loin ! Les Verts l’auraient-ils enfin remarqué et relevé ?
Aude Steinmetz
Revue de presse : spéciale « error500.com »
Le « nouveau » site de Ségolène Royal, la réponse de B. Hamon, G. Frêche et la Fraternité, la CGT débordée sur sa gauche… C’est la revue de presse des Jeunes UMP du mercredi 23 septembre !
On commence par le « nouveau » site de l’association de Ségolène Royal, « Désirs d’Avenir », qui a été fortement critiqué lors de son lancement. Critiques auxquelles l’ex-candidate socialiste a répondu par un « Je reconnais avoir été sans doute un peu vite », un peu trop simple au vu de la stature qu’elle est censée avoir. Au vu du graphisme du site, on se demande en effet si elle n’a pas été un peu trop vite projetée… en 1996.
Site qui a inspiré à Benoît Hamon, le pas franchement royaliste porte-parole du Parti Socialiste, cette réaction sur Twitter : « Ai visité error500.com. Plutôt dépouillé ». Vraiment drôle, il faut le dire !
Autre réaction de la Présidente du la région Poitou-Charentes, sur le site en lui-même : « Désirs d’avenir est un site participatif dont le fond d’écran changera toutes les semaines, sur proposition des comités locaux ». Choisir un fond d’écran… Ca vaut le coup, la démocratie à la Royal. Utile à la France, c’est une certitude.
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D’ailleurs, mardi, quand on tapait l’adresse du site, on tombait directement sur une page de Joomla !, l’interface utilisée par l’équipe Royal. Selon le Nouvel Obs, la page demandait même à l’utilisateur de supprimer complètement le répertoire « installation » avant de poursuivre la configuration du site. Sérieux, pour une prétendue future Présidente de la République…
Et mercredi, une nouvelle version du site avait été mise en ligne. Fait grâce à une interface de blog traditionnelle, il semble avoir été réalisé… rapidement. Sur la bannière du haut, un bouton « Cliquez-ici ». Bouton qui, mercredi midi, ne marchait pas. On ne se refait pas.
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De Georges Frêche, controversé Président de la région Languedoc-Roussillon, samedi dernier lors de la seconde édition de la Fête de la Fraternité organisée par S. Royal à Montpellier : « Royal est la seule à faire bouger les lignes ». Les lignes du graphisme des sites internet, en tout cas, c’est une certitude.
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Lors de cette même « Fête de la Fraternité », l’ex-candidate socialiste a souhaité que Désirs d’Avenir devienne « un mouvement puissant et accueillant que le pays attend ». Mais « le pays » attend-t-il Ségolène Royal ?
Elle a également raillé « le microcosme parisien » qui ne supporte pas « sa liberté de ton ». Jouer les élites contre le peuple est une vieille ficelle démago qui fait toujours recette.
Elle a également souhaité que son mouvement « dépasse le PS ». Les camarades apprécieront.
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Du côté de la CGT, une minorité, membre du groupe « Voie prolétarienne » (qui souhaite toujours « détruire le pouvoir et la bourgeoisie, et exercer un pouvoir sur toute la société », vive la démocratie…), est en conflit avec Bernard Thibault, qu’elle accuse de se « CFDTiser ». Leur leader ? Xavier Mathieu, le syndicaliste de Continental qui avait traité B. Thibault de « racaille » il y a quelques mois. Ils regrettent notamment que la CGT soit « devenue un syndicat de propositions ». En effet, attention : ça brûle.
Lors du congrès de Nantes en décembre prochain, ceux-là ne voteront donc certainement pas B. Thibault. En bref, la CGT craint des « gauchistes ». Et c’est quand même assez ironique.
BF
Ségolène marche seule !
Elle marche seule l’ex-candidate PS à la présidentielle. Sur la question de la taxe carbone, ou plutôt la contribution énergie climat, Ségolène Royal a pris une nouvelle fois le contre-pied en s’y déclarant hostile. Sans attendre les détails d’application, elle est montée au créneau pour marquer son désaccord. Bref, elle use d’un artifice dont elle est devenue experte : la démagogie.
Même ses anciens amis socialistes critiquent sa prise de position, ce qui montre à quel point la dame du Poitou est isolée au sein de son propre parti. Jack Lang, ancien proche, va même jusqu’à qualifier l’attitude de l’ex-candidate socialiste à la présidentielle 2007 de « populiste et d’opportuniste ». Ségolène Royal a la mémoire courte ou très sélective. En effet, elle oublie là un de ses engagements de campagne au cours de laquelle elle avait signé le pacte écologique de Nicolas Hulot dont l’idée phare était … la taxe carbone.
Fort de son coup d’éclat et de sa prise de position grand écart entre 2007 et 2009, Ségolène Royal, qui n’a décidément peur de rien, à commencer par le ridicule, déclara même sur l’antenne de RTL qu’elle était à ce jour « la meilleur candidate écologiste » à la présidentielle. Elle oublie son bilan à la tête du ministère de l’environnement entre 1992 et 1993. Un bilan vierge. Sans aucun doute, elle a la mémoire courte.
David Gordons
Ségolène Royal et son desirsdavenir.org 2.0 : un relooking plutôt extrême
Ayons une pensée pour M. Bergé, principal soutien financier de la duchesse du Poitou, qui a dû faire une drôle de tête en recevant la facture du nouveau site de Ségolène Royal pour la modique somme de 41 800 euros, un montant énorme comparé aux prix du marché. Mais il a carrément dû frôlé la crise cardiaque lorsqu’il a découvert l’affection de ces euros.
Le site est tout simplement médiocre, ringard, au point qu’il est à se demander si ce n’est pas une stratégie pour faire buzzer ou s’il n a pas été hacké. Mme Royal affirme que c’est son compagnon, André Hadjez, qui lui a désigné le blog. « Il m’a aidé à concevoir le nouveau site Internet de Désirs d’avenir », confie Royal. Un site « simplifié », « plus réactif », bâti en deux mois et doté d’une rubrique intitulée « Rétablir la vérité ». Elle est destinée à démentir les rumeurs malveillantes. « Cette idée, c’est André qui l’a eue, un homme très doué en multimédia (sic!) et… très amoureux », ajoute Royal. « Les mots me manquent » a pour sa part commenté sobrement Valerio Motta, le monsieur internet du PS.
Plus qu’un manque de goût, ce site -au fond d’écran emprunté à windows vista- est tout simplement une insulte au web. Depuis 1996, il a évolué. Il n’en faut pas beaucoup pour se rendre compte que le design rappelle plus le site d une secte new age qu’un blog proprement politique. La vidéo pixelisée n’a pas de pause ni de contrôle de son et se met automatiquement en marche. Un tel boulot ne doit même pas valoir 200 euros. En attendant, la facture de son compagnon reste impayée (on se demande pourquoi !).
On ne peut que rester médusés devant tant de « créativité », mais mieux vaut en rire qu’en pleurer. Les internautes se sont déchaìnés pour parodier en une nuit ce qui avait été créé en 2 mois… Entre les désirsdendives, desirdavenirgenerator et Royal Fuhrer sur youtube, nous nous soulageons à la pensée que la madonne de démocratie participative n’est pas devenue en 2007 présidente de la république…
Ah j’oubliais, c’est vrai qu’elle a inspiré les équipes d’Obama…
Les réactions des internautes résument l’infamie de ce site : « Ségolène Royal est devenue en l’espace d’une nuit la Cindy Sanders du Web », « Ségolène Royal s’est suicidée à coup de pixels», « accablé, navré, terrassé … comment expliquer mon sentiment? », « Après la bravitude, la pigeonitude? », «Montebourg avait raison, le principal défaut de Ségolène Royal, c’est son compagnon, même quand ce n’est pas Hollande…», « Pour 41 860€ t’as plus rien… », « le webdesigner aurait attrapé la Grippe A! ».
Nous attendons plus qu’une chose Madame Royal… votre Pardon.
Jonathan Pinet




