Un buzz pour changer la vie des personnes en situation de handicap

Salut à tous,

Ce matin, avec Chantal Jouanno, tête de liste à Paris, Patrick Toulme, numéro 3 sur la liste dans le 93, l’humoriste de gauche suisse Gil Mayland et le Président d’Handipop et co-listier parisien Fréderic Bouscarle, nous avons réalisé une initiative comme aujourd’hui seuls les jeunes de droite et du centre peuvent les réaliser.

Cette initiative est simple : suivre un parcours supposé accessible aux personnes en situation de handicap dans le métro et le RER. Rappelons que l’accessibilité des transports est une compétence de la région et donc du socialiste Jean-Paul Huchon (qui d’ailleurs ce matin a dit ne pas connaître le prix d’un ticket de métro). Aujourd’hui seule la ligne 14 est accessible et quelques stations aux terminus des lignes 1 et 13. Pire, la région censée recruter 6% de personnes en situation de handicap n’en a recruté que… 2% en 12 ans…

Cette idée nous est venue en écoutant en décembre un débat entre Gil Meyland et Fréderic Bouscarle sur Vivre FM consacré au lipdub. Il est vrai qu’au début de ce lipdub un jeune en situation de handicap est aperçu. Il n’apparaît plus ensuite. Il s’agit d’une erreur que nous avons voulu réparer en répondant favorablement à une proposition de Gil incitant les politiques à vivre sur un fauteuil roulant la vie quotidienne si périlleuse de milliers de personnes.

Nous partons donc de St Lazare pour emprunter la ligner 14 à destination de Châtelet. A l’invitation de Gil, je prends place sur un fauteuil manuel, poussé par Fréderic Bouscarle. Le sentiment d’angoisse est terrible. Ainsi assis, on se sent fragile, en danger, et terriblement en dépendance. Par exemple, nous n’avons que 40 secondes pour sortir du métro. Arrivés a Châtelet, nous prenons des ascenseurs sales et délabrés pour sortir avant de redescendre avec un monte-charges (!). Désirant prendre le RER A pour Charles de Gaulle- Etoile, cela ne nous est pas possible en raison du dysfonctionnement de l’ascenseur non annoncé sur la ligne d’info mobile (!!). Nous sommes donc contraints de rebrousser chemin après une vive explication avec des responsables de la RATP en reprenant la ligne 14 à destination de St Lazare.

Il ressort de cette expérience très intense (l’une des plus intenses depuis que j’ai débuté mon engagement à l’UMP) une nécessaire prise de conscience pour améliorer dans un premier temps ce qui peut sembler des micro-décisions la vie des personnes en situation de handicap : numéro de téléphone gratuit et unique RATP/SNCF pour informer de son trajet, 0 construction à l’avenir sans prise en compte du handicap, automatisation des lignes d’information…

Si les électeurs me font confiance les 14 et 21 mars, je m’engage à être un conseiller régional en pointe dans ce combat. Chantal Jouanno continue une campagne épatante dans une ville de Paris qu’elle appelle à dégeler. Gérer et trouver des solutions à la question du handicap est une des clefs de ce dégel que nous appelons de nos vœux.

 

 

« Militer ça change le monde »

6h00 du matin. Réveil difficile pour Mickael qui a travaillé tard hier pour finir un devoir. Il fait froid, humide et il déteste ça, mais comme prévu il sera bien à l’heure pour les premiers trains à la gare RER A de Nanterre. Les voyageurs arrivent et saisissent un peu hébétés, un peu endormis, les tracts sur la refonte du capitalisme que Mickael leur tend. Mickael est un des 30 000 Jeunes Populaires. Aujourd’hui, s’engager en politique prend une dimension particulière.

 

En 2009, en pleine crise, quand on s’engage à 20 ans, c’est avant tout pour changer le monde. Changer le monde, c’est un combat permanent : lutte contre les injustices et la pauvreté, construction d’un monde fait d’équilibre, de respect et d’équité, développement d’une économie durable et maitrise d’une dette de l’Etat qui annihile les marges de manœuvre de l’action publique.

 

A côté des abominations liées à la crise actuelle – fermetures d’usines, chômage, banques en péril – s’engager aujourd’hui c’est profiter d’un moment où la France veut plus que jamais changer. C’est profiter d’un moment où la France toute entière veut combattre. C’est se faire le porteur de ces combats. C’est mettre au jour et rendre concrets les souhaits murmurés par le pays. Car s’engager c’est avant tout s’engager pour les autres. Ne s’occuper que de soi, ça s’appelle l’ambition. Aujourd’hui chez les Jeunes Populaires nous avons 30 000 français engagés. Cet engagement au service des autres est global, il dépasse les frontières : soutien aux jeunes iraniens, soutien aux jeunes du Darfour, prise de conscience environnementale…

 

Nous allons tout faire pour changer le monde en commençant par changer ce terrible constat : seulement 1% des jeunes de notre pays sont engagés en politique. Nous allons pour cela continuer à rassembler les jeunes de bonne volonté en leur parlant de la valeur de l’engagement. Dès cette rentrée nous allons travailler sur tous les fronts : l’environnement, la dette publique, la situation des prisons en France…

 

Depuis le Grenelle de l’environnement, deux lois cadres ont été votées. Parmi celles-ci, nous pouvons déjà mesurer l’impact et l’efficacité de certaines (d’entre elles) lois, telles que la prime à la casse. Cependant il reste encore beaucoup de travail et la France doit préparer la conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique qui se tiendra du 7 au 18 décembre prochain. Malgré le travail engagé autour de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), les dépenses nécessaires engagées pour la relance vont mécaniquement creuser les déficits : de 65,9Md€ en 2008, le déficit va atteindre 140Md€ cette année. Nous serons là pour faire des propositions. Enfin, la situation des prisons en France a récemment été évaluée par le rapport de la commission présidée par le docteur Louis Albrand et il reste encore beaucoup à faire.

 

Quand on s’engage pour les autres, quand on veut changer le monde, il est nécessaire d’être irréprochable. Nous réfléchirons avec nos ainés pour trouver des solutions. Le Campus de Seignosse sera le point de départ de cet élan que nous voulons renouveler. Ce Campus de Seignosse sera un message pour la jeunesse toute entière : car oui, militer ça change le monde.

 

Nous leur poserons cette question « Pourquoi pas vous ? ».

 

A Seignosse, nous témoignerons de notre confiance au Président de la République, Nicolas Sarkozy et au gouvernement parce qu’ils portent ce mouvement depuis deux ans. Le pays est en train de changer. La France est présente et pèse de tout son poids dans les débats mondiaux : environnement, réforme du capitalisme, etc. L’engagement fait changer le monde.

 

A Seignosse, au Campus des Jeunes Populaires, du 4 au 6 septembre, 2000 jeunes s’engagent pour changer le monde.

L’essentiel sur la réforme HADOPI

LES CHIFFRES CLES

- Plus d’1 sur 2 : c’est la proportion de Français qui ont aujourd’hui accès à l’Internet haut débit.

- 50% : c’est la baisse du chiffre d’affaire du marché de la musique en 5 ans.

- 90% : c’est le pourcentage d’internautes qui cesseraient de pirater les œuvres dès réception d’un second avertissement (études parues en mars 2008 en Grande Bretagne et en mai 2008 en France).

L’ESSENTIEL

- Christine ALBANEL, la ministre de la Culture et de la Communication, a présenté le 18 juin en conseil des ministres un projet de loi pour mettre un terme au pillage des œuvres culturelles sur Internet.

- Ce projet de loi institue un mécanisme de prévention, pédagogique et gradué, dirigé vers les internautes qui téléchargent illégalement de la musique ou des films.

- Il constitue la transcription législative des Accords de l’Elysée, négociés par Denis Olivennes et signés le 23 novembre 2007 en présence de Nicolas Sarkozy, par 46 organismes représentant la musique, le cinéma, l’audiovisuel et par les fournisseurs d’accès internet.

LE GOUVERNEMENT MENACE-T-IL LES LIBERTES ?

- Le haut débit représente une chance historique pour la diffusion des oeuvres culturelles, sans précédent depuis l’invention de l’imprimerie.

- Mais dans le même temps, jamais les conditions de création de ces oeuvres n’ont été aussi
menacées : le piratage des fichiers remet profondément en cause les revenus des créateurs et l’économie des industries culturelles, qui nécessite des investissements importants. L’industrie musicale a vu son chiffre d’affaire fondre de 50% en 5 ans !

- L’objectif du projet de loi est donc de rétablir l’équilibre entre deux droits fondamentaux : le droit de propriété et le droit moral des créateurs sur leurs oeuvres, d’une part, et la protection de la vie privée des internautes, d’autre part.

EST-CE POUR CRIMINALISER LES INTERNAUTES ?

- C’est tout le contraire. L’idée, c’est précisément de changer la logique de la lutte contre le piratage, en sortant du système actuel de répression pénale.

- Aujourd’hui, les pirates risquent jusqu’à 300 000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement : dans la plupart des cas c’est disproportionné et, par conséquent, inefficace. Contre le piratage « ordinaire », un système de « réponse graduée » est plus réaliste.

- Dans cette perspective, le projet de loi crée un dispositif avant tout préventif et pédagogique : une Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet enverra des avertissements avant toute sanction.

- D’abord sous la forme d’un courriel, puis par une lettre recommandée.

- Ensuite, l’abonnement sera suspendu pour une durée de trois mois à un an. Mais si l’abonné accepte une transaction par laquelle il s’engage à ne pas recommencer, la suspension ne sera plus que de un à trois mois.

QUELLES GARANTIES POUR LA VIE PRIVEE DES INTERNAUTES ?

- Le projet ne porte aucune atteinte à la protection de la vie privée : les données nécessaires pour adresser des avertissements aux internautes – nom et coordonnées – sont les mêmes qui sont déjà récoltées par les représentants des créateurs pour conduire des actions judiciaires, selon des modalités autorisées par la CNIL. Simplement, une Haute Autorité indépendante chargée de faire de la prévention pourra être destinataire de ces constats, à la place du juge.

- Confier le mécanisme à une autorité indépendante et non à un juge ne rencontre pas d’obstacle juridique, car cette Haute Autorité présentera toutes les garanties nécessaires en matière de confidentialité et d’impartialité.

NE RISQUE-T-ON PAS DE DESOCIALISER LES ABONNES EN LES COUPANT D’INTERNET ?

- Selon une récente enquête d’opinion, 90% des personnes averties 2 fois cesseraient de télécharger illégalement à compter de la réception du second message : le mécanisme, et c’est le but du Gouvernement, doit être efficace dès le stade préventif. L’idée est avant tout de créer une prise de conscience, de faire en sorte que les internautes prennent des précautions contre le piratage et se dirigent vers les offres légales.

- Dans le cas des abonnements « triple play », la loi est parfaitement claire : seul l’accès à Internet sera suspendu, et en aucun cas la télévision et le téléphone.

EST-CE UNE LOI AU SEUL BENEFICE DES INDUSTRIES CULTURELLES ?

- Nous voulons faire d’Internet un véritable outil de distribution des biens culturels, en développant l’offre légale en ligne. Toutes les parties sont gagnantes, et notamment les internautes.

- Dans les Accords de l’Elysée, les industries du cinéma et de la musique se sont ainsi engagées à mettre plus rapidement à disposition les films sur Internet et à retirer les DRM bloquants des productions musicales françaises, ce qui permettra de les lire sur tous les types d’appareils. Les consommateurs vont ainsi bénéficier d’une offre plus attractive, dont le coût ne cesse de baisser.

- En même temps, il faut lutter contre le piratage car il empêche le développement normal de l’offre légale. Les ventes dématérialisées de musique et de cinéma, qui devraient prendre le relais des ventes de CD ou de DVD, restent dans notre pays – où le piratage est très développé – beaucoup plus faibles qu’ailleurs : ainsi, les ventes dématérialisées de musique représentent à peine plus de 7% de notre marché, contre plus de 20% aux Etats-Unis. Cela prouve que le piratage dissuade l’investissement dans la distribution, en faussant les termes de la concurrence.

UN PRINCIPE DE LICENCE GLOBALE N’EST-IL PAS PLUS PRAGMATIQUE QU’UN SYSTEME
D’AVERTISSEMENT ET DE SANCTION ?

- La licence globale, qui n’a jamais été appliquée nulle part, n’est pas compatible avec les règles internationales en vigueur car elle est la négation même du droit d’auteur. Ensuite, elle pose des difficultés pratiques non résolues, car si on sait comment collecter, on ne sait pas comment répartir son produit entre les créateurs.

- C’est donc une fausse bonne solution, aujourd’hui dépassée car des offres commerciales très attractives pour les consommateurs se sont multipliées, sur la base d’accords librement passés entre les créateurs, les producteurs et les distributeurs qui respectent les droits de chacun.

Verbatim
La ministre de la Culture, Christine ALBANEL : « J’entends que la loi « Création et Internet » serait «liberticide». Mais à quelles libertés porte-t-elle atteinte ? A la liberté de se servir sur Internet comme dans les rayons d’un vaste supermarché de la culture enfin débarrassé des caisses ? »

Jeunes de l’UMP © iForce 2009

Vers l’émergence d’éco-citoyens

Vers l’émergence d’éco-citoyens

A bien des égards, l’économie de marché est le pendant économique de la démocratie comme système politique. L’acteur en économie de marché qui détient le pouvoir est le consommateur car, comme le dit l’adage, « le client est roi ». Les entreprises, dont le but final est de faire du profit, n’ont qu’un seul moyen pour y parvenir : satisfaire leurs clients, elles sont donc en permanence à l’écoute de leurs envies et de leurs besoins.

Quel formidable levier de changement me direz-vous !
Sauf qu’il y a un « mais ».

Dans le système économique tel qu’il est aujourd’hui, l’information des consommateurs sur les produits qu’ils achètent est très largement insuffisante. Où a été fabriqué ce pull que je viens de m’acheter en solde ? « designed in France », et ce yaourt ? Aucune info sur l’étiquette. Une étude a montré qu’un pot de yaourt aux fruits pouvait parcourir 9000 km au cours de sa production !

Si le citoyen disposait d’autant d’information lors du vote que le consommateur lorsqu’il fait ses courses, nous pourrions avoir quelques surprises au moment des résultats !

Pour que l’économie de marché fonctionne de manière satisfaisante et pour que la concurrence ne se fasse pas exclusivement sur les prix, une bonne information du consommateur est requise. Cette information doit-être transparente, vérifiée et surtout visible.

Pour ce faire, une refonte de nos labels est sans doute souhaitable. Nous devons avoir des labels explicites et facilement identifiables. Ainsi, nous créerons les conditions d’une prise de conscience de l’importance de l’acte d’achat.

Aujourd’hui, l’information est peu lisible et il est donc très facile de se perdre dans la forêt de labels et autres sigles abscons : AB, PEFC,FSC, NF, … Qui sait précisément ce que ces quelques lettres signifient en terme de contrainte pour l’entreprise et de qualité pour le produit ?
Viens s’ajouter une profusion de labels que certaines entreprises, peu scrupuleuses sur l’honnêteté, s’accordent elles-même pour leurs grandes vertus. Ces « labels » très bien marketés ont même tendance à éclipser les labels certifiés bien peu mis en valeur.

Il faut, à mon sens, prioritairement réduire le nombre de ces certification. Par exemple, lorsque deux labels sont en concurrence, officialiser le label le plus exigeant et supprimer l’autre. Le label européen certifiant qu’un produit est issu de l’agriculture biologique est notamment sévèrement critiqué par les associations écologistes pour son laxisme comparativement au label français AB.

Supprimons aussi les labels et dénominations suffisamment vagues pour susciter la confusion dans l’esprit des consommateurs, du type « designed in France » ou « made in EU ». Revalorisons au contraire le « made in France » en le rendant à la fois plus visible et plus contraignant quand au cycle de production.

Deuxièmement, les labels créés de toute pièce par des entreprises devraient-être interdits au profit d’une évaluation faite par des associations, elles-mêmes approuvées l’État ou par l’État lui-même.

Il faut ensuite communiquer afin de transformer un sigle discret en marque aisément reconnaissable et aux valeurs clairement affichées, suivant l’exemple de Max Havelaar dans le commerce équitable, encore inconnu il y a seulement quelques années et très bien identifié aujourd’hui.

Voilà comment nous pourrons accompagner la volonté, de plus en plus affirmée, des consommateurs de retrouver un sens à l’acte d’achat, leur permettre d’exprimer leur sensibilité à des problèmes qui les touche en tant que citoyen et favoriser la mise sur le marché de produits plus éthiques.

Permettre aux consommateurs de choisir en connaissance de cause, c’est renforcer leur pouvoir d’influer sur la marche des entreprises, sur leurs pratiques et sur les produits qui leur seront proposés à l’avenir.
Si j’ai un vœu à formuler pour la refondation à venir du capitalisme, c’est que l’on étende le droit de vote des citoyen à la sphère économique et que l’on introduise ainsi un peu de politique dans le système de production de richesses.

Cette pédagogie est absolument nécessaire afin que les consommateurs d’aujourd’hui soient les éco-citoyens de demain. L’économie de marché, comme la démocratie, repose avant tout sur le choix, faisons en sorte que ce choix soit le plus éclairé possible et que l’on admette enfin que l’acte de consommation n’est pas seulement un acte économique mais également un acte politique et certainement un levier majeur pour faire évoluer les pratiques des entreprises vers plus d’éthique.