Revue de presse – Jean Sarkozy : « Le pire, c’est qu’un étudiant soit obligé de travailler pour financer ses études » selon Bernard Thibault
« L’affaire » Jean Sarkozy, les emprunts toxiques de LMCU, le Medef et la TP, Aubry et le redécoupage, le PS et le renouveau, Mélenchon, Buffet et la vente à la criée… C’est la revue de presse des Jeunes UMP du 14 octobre 2009 !
On commence par « l’affaire Jean Sarkozy » : mercredi, le Maire communiste de Nanterre, Patrick Jarry, a décidé de se porter candidat à la tête du fameux EPAD, au cœur de l’actualité, estimant « ne pas être moins légitime que Jean Sarkozy ». Sans doute pas, mais si l’élection n’avait pas été autant médiatisée, aurait-il été candidat ?
A ce sujet, comme l’expliquait RTL mercredi midi, le Président (PS) du Conseil Général du Nord, Bernard Derosier, a installé son fils Philippe au poste de directeur des affaires juridique du Conseil Général. Un poste auquel n’avait même pas droit ledit fiston, n’ayant pas les compétences requises. Conclusion : plus gênant que le cas du fils Sarkozy. Voilà qui détendra les socialistes les plus virulents.
De Marine Le Pen, mercredi soir au Talk Orange/Le Figaro : « Je suis « fille de » mais je n’ai jamais eu aucune faveur ». Promis, pas même le Front National.
Un peu d’humour pour clore cette affaire, avec la réflexion de Bernard Thibault, mardi sur Europe 1 : « Le pire de l’histoire, c’est qu’un étudiant est obligé de travailler pour financer ses études ». C’est tout de même bien trouvé.
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Vu dans Les Echos : la communauté urbaine de Lille (LMCU) est contaminée par des « emprunts toxiques ». C’est-à-dire qu’elle a acheté des produits financiers à haut risques. Martine Aubry n’est pas responsable de cela, mais voilà qui devrait freiner les ardeurs des gérants de collectivités publiques qui souhaitent financer absolument et rapidement, quel que soit le risque, leurs divers projets. Coût probable pour la CU : 64 millions d’euros.
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Entendu du patron régional du Medef pour l’Aquitaine, jeudi dernier à l’Assemblée des Communautés Urbaines de France (Acuf) : « Même nous au Medef ne voulons pas voir disparaître le lien entre entreprises et territoires », comme c’était le cas avec la TP. Attention aux réformes hâtives donc : quel sera l’intérêt pour une commune d’aider une entreprise à s’implanter si elle n’en tire aucun bénéfice ?
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A propos de la future réforme des circonscriptions électorales, Martine Aubry a accusé le Gouvernement de « tripatouillages », comme souvent lors des redécoupages. Mais pour gagner des sièges, il y a encore plus simple : la proportionnelle. Comme en 1986.
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Mardi soir avait lieu le premier « Bureau national » du Parti Socialiste, après la réintégration de Fabius et Delanoë, sur demande de M. Aubry. Si avec ça le PS ne redonne pas envie en français, c’est que la logique est respectée.
Bureau national à l’entrée duquel le Maire de Paris a demandé : « Est-ce que j’ai une tête d’éléphant » ? Facile.
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Pour finir, vu sur lemonde.fr : Jean Luc Mélenchon et Marie George Buffet ont vendu, à la criée, la nouvelle formule du quotidien communiste l’Humanité. Certains pourraient aussi crier… au populisme.
BF
Revue de presse – Cohn-Bendit : « S’il fallait attendre la gauche, les jeunes seraient mal barrés… »
La gauche et le déficit, le PS et son nombre d’adhérents transparent mais pas crédible, la suite du site de Ségolène Royal, Aubry et la « vérité », le PS et sa relation superfusionnelle avec les Verts… C’est la revue de presse des Jeunes UMP du merci 30 septembre 2009 !
On commence par le budget prévisionnel pour 2010, qui a été présenté ce mercredi en Conseil des Ministres. Michel Sapin, secrétaire national à l’Economie au Parti Socialiste, dénonce un « déficit irresponsable » que la seule crise n’expliquerait pas entièrement. Pour lui, « c’est d’abord t avant tout un déficit causé par une diminution d’impôts qui ne profitent qu’aux riches (…). Dans les 115 milliards de déficit annoncés, vous avez 10 milliards qui sont inefficaces économiquement et injustes socialement ». A supposé que cela soit vrai (mais ce n’est pas prouvé) : 10 sur 115, c’est tout de même loin de faire « avant tout un déficit qui ne profite qu’aux riches »…
D’ailleurs, au vu de l’ampleur du déficit, il est vrai élevé, on peut se féliciter de la solution de privilégier l’investissement : un plan de relance par la consommation, souhaité par le PS, aurait encore été une autre histoire.
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Déficit qui a inspiré ce commentaire à Benoît Hamon : « Notre pays est aujourd’hui ruiné ». Hamon, nouveau converti à la « faillite » de François Fillon ?
Pour le porte-parole du PS, « la stratégie gouvernementale consiste à souhaiter que les collectivités de gauche soient contraintes d’augmenter les impôts locaux pour faire face aux dépenses ». Jusqu’à nouvel ordre, les collectivités « de droite » sont aussi concernées par la suppression de la TP, à laquelle il est fait référence.
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Toujours à propos du budget 2010, Martine Aubry a déploré mercredi matin sur France Inter qu’il n’y ait dedans « aucune mesure de relance de la consommation ». Si c’est pour favoriser les importations tout en augmentant encore plus le déficit, à la rigueur, ce n’est pas la peine.
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Côté partis, dans quelques jours aura lieu la consultation des militants du PS promise par Martine Aubry à La Rochelle. Selon Benoît Hamon, il n’y aurait aujourd’hui que 64 000 adhérents au PS, sur un fichier de 200 000, après la radiation de 40 000 « inactifs » courant septembre. Problème : en juin, « le Parisien » évoquait un chiffre de 200 000 adhérents, dont les fameux inactifs. Les 40 000 radiés donneraient donc, en réalité, un chiffre actuel de 160 000 adhérents, et non 200 000. Benoît Hamon a beau parler du PS comme « le parti le plus transparent de France », le doute subsiste…
L’an passé, 133 000 adhérents avaient voté pour l’élection du Premier secrétaire, selon lefigaro.fr. Cette année, Libération annonce, au maximum, 90 000 votants. Pas de soucis, Martine Aubry et ses mousquetaires magiciens vont leur arranger ça.
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Bref retour sur le « nouveau » site de Ségolène Royal (rebaptisé « error500.com » par B. Hamon) : selon Jean Louis Bianco, ancien directeur de campagne de S. Royal, dans Arrêt sur Images, le site, remplacé depuis, était « à chier ». Ca a le mérite d’être clair.
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De Martine Aubry, sur France Info, à la suite de livre l’accusant de fraudes : « Tellement d’erreurs ont été dites qu’il faudra bien un jour que la vérité soit faite ». D’accord. Par voie judiciaire ?
Petit tour chez les Verts pour finir, de Martine Aubry, encore : « Les Verts ne me font pas peur du tout, ce sont nos partenaires, nous avons intérêt à ce qu’ils soient le plus haut possible ».
Quant à Daniel Cohn-Bendit, il avait affirmé, le week-end dernier, aux côtés de Jean-Louis Borloo : « S’il fallait attendre que la gauche revienne au pouvoir, les jeunes seraient mal barrés… » Et le leader d’Europe Ecologie de plaider pour « de nouvelles majorités, cassant les clivages droite-gauche ». Pauvre Martine…
BF
Quelle alliance le Parti Socialiste et les Verts cherchent-ils à créer ? Entre réalité et désillusion…
A quelques mois des élections régionales, le premier parti de l’opposition et la dernière surprise des élections européennes du mois de Juin dernier, représentée par les Verts autour de Daniel Cohn-Bendit, cherchent des points d’entente mais soulèvent en même temps de nombreux différends. La taxe carbone, projet du gouvernement, n’a pas fini de créer des frictions entre le PS et les Verts… Le point de discorde a été lancé par les Verts qui recherchent une clarification et une levée des « ambiguïtés » de la part des socialistes. Alors que la Première secrétaire du PS s’est déjà dite favorable à une « fiscalité écologique » mais différente de celle envisagée par l’UMP ; Ségolène Royal de son côté, s’est immédiatement prononcée en défaveur d’une telle mesure. Selon cette dernière, il s’agirait d’une forme d’ « impôt insupportable » qui condamnerait certaines familles déjà affaiblies par la crise. Une chose semble toutefois claire du côté du PS : aucune position commune n’a été trouvée… On aurait été étonné d’avoir mesuré pour la première fois une entente entre les principaux tenants du PS !
Mais si aucun consensus politique n’a été atteint du côté des socialistes, quelle est alors la raison d’une désunion entre ces derniers et les Verts ? Daniel Cohn-Bendit a immédiatement critiqué la mésentente et les nombreux désaccords au sein du PS. Le leader d’Europe-écologie n’a pas hésité à enfoncer le clou, qualifiant les diverses déclarations du PS d’« ambiguës ». Il a même essayé de convaincre les socialistes réticents à se rendre à l’Assemblée afin de négocier et de définir une ligne de direction commune, qui rejoindrait (bien entendu de manière sous-entendue) la position des Verts.
En bref, on retrouve d’une part un PS désunie, et d’autre part le parti des Verts dont la position ne rejoint pas celle des socialistes… Comment dans de telles conditions pourrions-nous envisager, voire imaginer une alliance possible ou tout simplement probable, entre ces deux partis ? Il faudrait commencer par mettre de l’ordre au cœur même du PS, avant de tenter des stratégies d’alliance politique entre celui-ci et un autre parti politique de l’opposition. Il faudrait par la même occasion que les Verts justifient une nouvelle fois leur position de nouveau parti potentiel de l’opposition, en remportant une nouvelle victoire, seuls, à une élection régionale…
Entre ambition et gain du pouvoir, chacun cherche à se frayer un chemin pour une victoire politique contre le parti de la majorité ; mais le chemin n’est pas tracé d’avance et des consensus politiques devront être trouvés préalablement au sein d’un même parti, avant de réfléchir à des alliances avec les uns ou les autres… Le PS en est encore très loin ! Les Verts l’auraient-ils enfin remarqué et relevé ?
Aude Steinmetz
Revue de presse : spéciale « error500.com »
Le « nouveau » site de Ségolène Royal, la réponse de B. Hamon, G. Frêche et la Fraternité, la CGT débordée sur sa gauche… C’est la revue de presse des Jeunes UMP du mercredi 23 septembre !
On commence par le « nouveau » site de l’association de Ségolène Royal, « Désirs d’Avenir », qui a été fortement critiqué lors de son lancement. Critiques auxquelles l’ex-candidate socialiste a répondu par un « Je reconnais avoir été sans doute un peu vite », un peu trop simple au vu de la stature qu’elle est censée avoir. Au vu du graphisme du site, on se demande en effet si elle n’a pas été un peu trop vite projetée… en 1996.
Site qui a inspiré à Benoît Hamon, le pas franchement royaliste porte-parole du Parti Socialiste, cette réaction sur Twitter : « Ai visité error500.com. Plutôt dépouillé ». Vraiment drôle, il faut le dire !
Autre réaction de la Présidente du la région Poitou-Charentes, sur le site en lui-même : « Désirs d’avenir est un site participatif dont le fond d’écran changera toutes les semaines, sur proposition des comités locaux ». Choisir un fond d’écran… Ca vaut le coup, la démocratie à la Royal. Utile à la France, c’est une certitude.
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D’ailleurs, mardi, quand on tapait l’adresse du site, on tombait directement sur une page de Joomla !, l’interface utilisée par l’équipe Royal. Selon le Nouvel Obs, la page demandait même à l’utilisateur de supprimer complètement le répertoire « installation » avant de poursuivre la configuration du site. Sérieux, pour une prétendue future Présidente de la République…
Et mercredi, une nouvelle version du site avait été mise en ligne. Fait grâce à une interface de blog traditionnelle, il semble avoir été réalisé… rapidement. Sur la bannière du haut, un bouton « Cliquez-ici ». Bouton qui, mercredi midi, ne marchait pas. On ne se refait pas.
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De Georges Frêche, controversé Président de la région Languedoc-Roussillon, samedi dernier lors de la seconde édition de la Fête de la Fraternité organisée par S. Royal à Montpellier : « Royal est la seule à faire bouger les lignes ». Les lignes du graphisme des sites internet, en tout cas, c’est une certitude.
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Lors de cette même « Fête de la Fraternité », l’ex-candidate socialiste a souhaité que Désirs d’Avenir devienne « un mouvement puissant et accueillant que le pays attend ». Mais « le pays » attend-t-il Ségolène Royal ?
Elle a également raillé « le microcosme parisien » qui ne supporte pas « sa liberté de ton ». Jouer les élites contre le peuple est une vieille ficelle démago qui fait toujours recette.
Elle a également souhaité que son mouvement « dépasse le PS ». Les camarades apprécieront.
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Du côté de la CGT, une minorité, membre du groupe « Voie prolétarienne » (qui souhaite toujours « détruire le pouvoir et la bourgeoisie, et exercer un pouvoir sur toute la société », vive la démocratie…), est en conflit avec Bernard Thibault, qu’elle accuse de se « CFDTiser ». Leur leader ? Xavier Mathieu, le syndicaliste de Continental qui avait traité B. Thibault de « racaille » il y a quelques mois. Ils regrettent notamment que la CGT soit « devenue un syndicat de propositions ». En effet, attention : ça brûle.
Lors du congrès de Nantes en décembre prochain, ceux-là ne voteront donc certainement pas B. Thibault. En bref, la CGT craint des « gauchistes ». Et c’est quand même assez ironique.
BF
Reims, la ballade des Dupés
En 1981, Faizant publiait une caricature dans le Point ou Marchais s’écriait : « Au PCF nous ne trichons JAMAIS ! Nous organisons simplement la victoire ! » La tradition ne s’est visiblement pas perdue… Décidément, les efforts désespérés des plus grandes huiles du PS pour planquer la désastreuse affaire de Reims n’y feront rien. Cette « institution la plus démocratique de France », selon Hollande, s’est montrée sous son jour le plus pitoyable. Mais pensez-vous ! Il n’y a rien, rien vous dis-je, de si terrible : les urnes ont juste été bourrées, les consciences achetées, les yeux bandés, dans des fédés clés : Lille, la Martinique, etc… Le livre dernièrement sorti, « HolduPS, arnaques et trahison », d’Antonin ANDRE et de Karim RISSOULI, dit tout haut ce que tout le monde savait tout bas.
Mais j’entends d’ici les socialistes qui crient comme des orfraies, accusés qu’ils sont de triche ; Certes, on peut les comprendre, le PS ne sort pas de ses divisions depuis 1990, et même depuis bien plus tôt encore puisqu’en 1971 à Epinay, Mitterrand s’en était emparé sans coup férir, juste en lui promettant l’union. Alors l’on pourrait tout à fait concevoir que, las de leurs divisions, ils aient voulu se donner un Roi des Grenouilles au pouvoir fort pour mater les récalcitrants et les petits chefs locaux. Pensons tous que c’est pour le bien de l’opposition, après tout il en faut bien une (reste à savoir laquelle !), sortons nos mouchoirs et allons prier pour le salut du PS…
Le problème réside dans le fait qu’encore, sans changer ses habitudes, le PS a joué la solution du court terme, sans regard pour les résultats à venir (comme les 35 heures, le gonflement des fonctions publiques territoriales et la politique du tout-événementiel). Déjà, au sein du parti même, il n’y a pas une, mais deux directions : l’une « aidée » par les urnes, l’autre déclarée légitime ; deux directions qui doublonnent et se contredisent, de Paris aux fédés, alors pour la stabilité, chapeau ! Ensuite par rapport aux alliés de la gauche : est-ce que un PS sclérosé, divisé et de plus tricheur peut prétendre donner des leçons aux autres partis de la gauche et de plus les mener à la victoire ? Enfin par rapport aux français : consentiront-ils encore à maintenir un parti dévoré par les égos et dont les petits chefs locaux se livrent à une surenchère d’effets d’annonce et de constructions coûteuses, le tout sans aucun profit pour les français ? Est-ce que les français vont consentir à limiter la casse d’un ensemble hypocrite qui donne des leçons sans joindre les actes aux paroles ? Est-ce que ils vont se faire duper encore par ces profiteurs incapables de jouer le jeu démocratique jusque dans leurs rangs ?
NON. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise. Les français ne peuvent être floués sans fin. Oui nous avons besoin d’une opposition, mais tout au moins doit-elle respecter les règles de la République pour être légitime. Ce sont ces petits arrangements entre « gouvernants » qui, depuis 30 ans, font du PS un bateau ivre, qui sont en train de creuser le gouffre entre le Parti Socialiste et le peuple, trou qui finira par les engloutir.
Louis-Benoît Greffe
Alliance PS/Modem : vers une défaite aux régionales
On ne s’en est pas vraiment rendu compte, mais depuis un mois le MODEM est sauvé. En seulement quatre semaines, Marielle de SARNEZ a miraculeusement réussi à faire revenir Français BAYROU dans la course en tendant la main à la gauche. Force est de constater que si apprendre de ses erreurs est une vertu à laquelle s’adonne les grands hommes, celle-ci n’est apparemment pas concluante pour les têtes « pensantes » du MODEM. En effet, son projet de rapprochement avec le Parti Socialiste et Europe écologie ne manque pas de nous rappeler les récents déboires du MODEM lors des dernières élections européennes.
En faisant de l’antisarkosysme un programme commun pour les régionales de 2010, BAYROU désoriente à nouveau ses partisans qui ne savent plus vraiment quelle est leur identité politique : centre droit, centre gauche.
Il convient en effet de rappeler que le Parti Socialiste et le MODEM n’ont rien en commun si ce n’est l’antisarkosysme qui n’a jamais été un projet politique sérieux aux yeux des Français. Or, il est clair qu’en décidant de se rapprocher, le président du MODEM et le Parti Socialiste souhaite s’unir, non pas dans l’intérêt général des Français, mais en vu de faire uniquement obstacle à la politique de Nicolas Sarkozy qui est la seule crédible.
En effet, qui peut nous faire croire qu’en proposant le rassemblement à la gauche, la vice présidente du MODEM a pour intention de construire une « alternance crédible » ! Au travers de cette prétendue alliance, cette ex-giscardienne démontre clairement au Français que le MODEM n’a toujours pas de projet politique cohérent à proposer pour les prochaines élections régionales. Par ailleurs, en proposant un rassemblement au Parti communiste lors de la fête de l’Humanité, Martine AUBRY démontre également que l’alliance projetée avec le MODEM n’est qu’un projet opportuniste sans contenu. En effet, le Parti communiste a explicitement exclu toute alliance avec le MODEM qu’il estime de droite.
Ainsi, bien qu’à l’heure actuelle une alliance entre les deux partis est purement hypothétique, les conséquences n’en seraient toutefois pas moins glorieuses. Dans l’hypothèse où le PS et le MODEM formeraient une alliance en vue notamment des régionales, les militants et sympathisants des deux partis risqueraient de se retourner vers le PCF ou de l’UMP.
Emmanuelle Zouari
Revue de presse – DCB : « Ca fait 30 ans qu’on triche au PS »…
Suite de la nouvelle crise au PS, la réponse de Royal, le commentaire de Cohn-Bendit, Bartolone et le « low-cost », Obama et le marxisme… C’est la revue de presse des Jeunes UMP du mercredi 16 septembre !
On commence par la (nouvelle ?) crise au PS, déclenchée par le livre « Hold-ups, arnaques et trahisons », accusant le camp de Martine Aubry d’avoir fabriqué la victoire de l’actuelle première secrétaire. M. Aubry qui a réagit en déclarant qu’elle ne « laisserait jamais le PS se faire insulter. (…). On parle beaucoup de livre. Et si nous parlions du livre que nous allons écrire ensemble ? » C’est surtout histoire de parler d’autre chose, non ?
Autre commentaire de la Maire de Lille : « Le parti est notre bien commun. (…). J’en ai beaucoup sur le cœur, mais j’ai surtout a responsabilité de faire la rénovation du Parti Socialiste ». Noble intention mais si elle est basée sur une fraude, il serait peut-être judicieux d’en limiter la valeur et d’en modifier la priorité.
Et enfin : « Un grand parti ne peut pas fonctionner si chacun estime n’avoir aucune obligation à l’égard de son parti. Quand j’entends certains de mes camarades, j’ai l’impression qu’ils ont tous les droits et aucune obligation ». Ils ont en tous cas le droit d’être sûrs que l’élection de leur première secrétaire ne repose sur aucune fraude.
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Réaction de Ségolène Royal, mardi soir sur TF1 : « Soit les faits relatés sont vrais, et c’est d’une extrême gravité et rien ne justifie la loi du silence, (…) soit les faits sont faux et j’attends de la direction du PS qu’elle engage une action contre les auteurs (…). La passivité est un aveu de culpabilité ». Pour le moment, il semble que « l’aveu de culpabilité » soit la solution retenue par l’équipe dirigeante du PS…
D’ailleurs, les « mousquetaires » proches de Martine Aubry, dont Claude Bartolone, JC Cambadélis, Pascal Lamy, écrivent dans un communiqué qu’ils pourraient « s’engager dans des procédures juridiques, tant la diffamation et la diffusion de fausses nouvelles sont évidentes. Mais chacun sait qu’elles prennent beaucoup de temps ». Voilà qui confortera fortement ceux qui estiment, comme Royal, que « la passivité est un aveu de culpabilité »…
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Autre commentaire, celui de Daniel Cohn-Bendit sur France Info, expliquant que Ségolène « n’a pas à faire la jeune outrée. Elle sait comme Martine Aubry que ça fait 30 ans que ça triche au Parti Socialiste. Bourrer les urnes, c’est une tradition d’une certaine gauche française ». Et le leader d’Europe Ecologie de donner des exemples : « Cela a été le cas pour Martine Aubry dans le Nord, de Ségolène Royal dans l’Hérault, en PACA ». Un peu gênant pour un parti se définissant comme la référence démocratique.
Et selon DCB, « soit le PS est capable de moraliser, d’avoir enfin des élections et des votes internes qui sont clean, ou il n’est pas capable, mais c’est pas nouveau ça (…), c’est un problème général de culture politique qui existe au PS ». Elle vont avoir de la gueule, les alliances PS/Verts aux régionales…
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Dans Le Monde, lundi dernier, Claude Bartolone a écrit une tribune ayant pour titre « La République low-cost de Nicolas Sarkozy ». Avec C. Bartolone, proche de Mme Aubry, c’est en revanche la démocratie qui pourrait, elle, être « low cost ».
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Samedi, des milliers de personnes ont défilé à Washington contre la réforme de la santé voulue par Barack Obama. Les manifestants ont dénoncé « une intrusion de l’Etat dans leur vie privée », y voyant des dérives « socialistes et marxistes ». De là, une question : comment serait perçu le PS français par de tels manifestants (par ailleurs extrémistes dans leurs jugements) ? De notre avis, au minimum comme la pire idéologie autogestionnaire considérant Marx comme un dangereux libéral.
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Pour finir, vu ce commentaire d’un abonné du monde.fr, sur un article consacré à la visite de Frédéric Mitterrand à la Fête de l’Humanité : « Ce gouvernement est détesté par une majorité de Français. Il faudra bien un jour que les « nervis de l’UMP » comprennent qu’ils ne sont pas aimés. La France aime sa liberté qu’elle a chèrement acquise au cours de son Histoire et la France est généreuse… Tout le contraire des valeurs de l’UMP. Encore 2 ans et 6 mois à souffrir… ». Outre la faible hauteur du commentaire, on pose une question : et les communistes, ils sont aimés ? En phase avec les attentes des français ? Les derniers scores électoraux ne semblent pas l’indiquer.
BF
Hausse du forfait hospitalier : nous sommes tous concernés
Hausse du forfait hospitalier : nous sommes tous concernés.
Le gouvernement français envisage, dans le cadre du budget 2010 de la Sécurité Sociale, une augmentation d’environ 25% du forfait hospitalier.
Comme pour la Taxe Carbone, la communication du gouvernement sur ce sujet sensible qui touche aux dépenses quotidiennes des Français, a été maladroite. Faisant l’objet de plusieurs déclarations contradictoires de la part de plusieurs membres du gouvernement, cette initiative n’en est pas moins louable et nécessaire pour réduire le déficit croissant de la Sécurité sociale.
Après avoir rappelé la définition du forfait hospitalier, nous étudierons en détail les causes et les mécanismes de cette augmentation pour pouvoir distinguer,enfin, les autres pistes du gouvernement qui permettront de réduire ce déficit.
Car sur un sujet aussi sensible que l’assurance maladie des Français, dispositif envié par de nombreux pays du reste du monde, nous sommes tous concernés. D’autant plus concernés que nous vivons à une époque ou les virus et les épidémies se multiplient, notre espérance de vie s’allonge et notre système de santé occupe une place importante dans notre vie et dans le budget de notre pays.
Qu’est ce que le forfait hospitalier ?
Il s’agit d’une somme forfaitaire versée par le patient lors d’une hospitalisation d’au moins 24 heures. Cette somme permet de couvrir une partie des dépenses liées à son hospitalisation. Le patient s’acquitte de cette somme à sa sortie de l’hôpital. Ce forfait est pris en charge par la majorité des mutuelles complémentaires. Aujourd’hui, le forfait hospitalier est établi à 16 € par jour et par personne.
Ce montant est fixé par arrêté ministériel. Dans certains cas, il peut être inférieur, en psychiatrie par exemple et parfois le patient peut en être exonéré notamment si ce dernier bénéficie de la C.M.U ou en cas d’accouchement. Néanmoins, son montant est le même si le patient est hospitalisé dans un hôpital public ou dans une clinique privée.
Le forfait hospitalier représente donc une contribution logique aux frais de fonctionnent qu’un patient génère lors de son hospitalisation.
Il semble aussi logique d’indexer ce forfait sur l’inflation et l’actuel coût de la vie. N’oublions pas que l’Euro est passé par là et que l’inflation a été brutale dans notre pays.
Une hausse : pourquoi et comment ?
L’argument principal du gouvernement pour expliquer cette hausse à venir se porte sur la nécessité d’avoir un personnel de santé toujours plus efficace et nombreux.
Mais il faut savoir aussi que les dépenses de santé sont en train d’exploser dans notre pays depuis environ une dizaine d’années. Cela est dû à plusieurs facteurs qui ne sont pas nouveaux.
Notre espérance de vie s’allonge, nous consommons de plus en plus de médicaments, les traitements médicaux sont de plus en plus coûteux.
De ce fait, le déficit de la Sécurité sociale plonge lui aussi dans le rouge. Estimé à plus de 20 milliards d’Euros à la fin 2009, il aurait été multiplié par 2 depuis la fin 2008.
La crise aussi a laissé des traces dans les comptes de l’assurance maladie avec un manque à gagner estimé à environ 8 milliard d’Euros pour 2009 qui s’explique en raison de la baisse des cotisations prélevées sur les salaires.
La pandémie de grippe A a déja coûté environ 1.5 milliard et ce n’est qu’un début en considérant le coût des frais annexes (consultations médicales, traitements, arrêts maladies, masques et vaccins).
Pour éviter que le déficit ne se creuse d’avantage, une réforme est donc prévue sur le budget 2010. Mais ce ne sera peut être qu’une réforme de plus, les précédentes réformes, celles qui se sont succédées depuis des décennies, n’ont pas vraiment réussi à inverser la tendance.
La réduction des effectifs et la mise en place des franchises médicales ces dernières années sont des mesures qui n’ont pas permis de retrouver l’équilibre des budgets.
La progression des dépenses, d’environ 4% cette année, ne devrait pas connaître de répit. Les prévisions font déja état d’un déficit d’environ 30 milliard d’Euros pour 2010.
Devant l’urgence de la situation, le gouvernement réagit courageusement. Le montant du forfait hospitalier n’a pas été modifié depuis 2007. L’objectif est d’économiser près de 2 milliard d’Euros l’année prochaine.
Pour ajuster le montant du forfait sur le coût réel d’un patient hospitalisé, le gouvernement doit donc tomber d’accord sur l’ampleur de la hausse. Le chef de l’Etat, sur un sujet qui concerne tous les Français, ne manquera pas d’arbitrer.
Un arrété ministériel sera produit dès qu’un consensus sera trouvé et après une négociation, éventuelle, avec les partenaires sociaux et les professionnels de santé.
Mais cette hausse risque de ne pas être sans conséquence. Une partie de la population, estimée à 5 millions de personnes, connaît des difficultés à s’acquitter de ce forfait.
Les personnes âgées, dont les séjours peuvent durer plusieurs semaines, ou les jeunes dont les budgets ne sont pas extensibles, seront les principales victimes d’une hausse qui interviendrait en pleine période de crise.
Enfin, selon les dernières déclarations gouvernementales, cette hausse de 25 % ferait passer le forfait hospitalier de 16 à 20 € par jour.
Les autres pistes du gouvernement pour limiter un déficit qui n’en finit pas de se creuser.
Pour accompagner la réduction des coûts liés au fonctionnement de notre système de santé, le gouvernement étudie la possibilité de réduire le taux de remboursement de certains médicaments.
Ces médicaments, dont la prescription médicale est facultative, verront leur taux de remboursement passer de 35 à 15 %. Il s’agira des médicaments antalgiques, des sirops contre la toux et des médicaments homéopathiques.
Autre piste envisagée, la réduction des arrêts maladies. Ces derniers coûtent très cher à notre pays, et abusifs ou pas, ils méritent d’être mieux surveillés.
Ces mesures, qui demeurent à l’étude, sont parmi les solutions que notre gouvernement doit trouver et dont nous devons être solidaires afin de sauver notre système de santé.
Des voix divergentes se font entendre. Les syndicats et les associations familiales montent déja au créneau pour défendre un forfait hospitalier abordable pour le plus grand nombre.
Même au sein du gouvernement, une voix est discordante, celle du Nouveau Centre qui n’y est pas favorable.
Quand au parti Socialiste, fidèle dans son rôle de grande défenseur des victimes du Sarkozysme, il rejette avec vigueur mais sans arguments convaincants, la perspective de telles mesures.
Lui qui, des années durant, n’a pas considéré l’équilibre des dépenses de l’assurance maladie comme un sujet prioritaire.
Enfin, Eric Woerth a précisé que le coût d’une journée d’hospitalisation était actuellement de 35 € environ. Une indexation à 20 € semble donc raisonnable même si cela risque d’affecter les français les plus fragiles.
Et les associations familiales comme l’UNAF proposent de lancer une réflexion d’ensemble et un « Grenelle de la Santé », concentré de mesures constructives pour durablement éviter un dérapage devenu habituel. Celui de la non maîtrise de nos dépenses de santé.
Damien PERIN
La chasse à la rose…
Mais, finalement, si nous nous étions trompés ? Pendant maintenant des années, nous pensions que nos collègues socialistes étaient à la recherche d’idées novatrices, d’un programme concret, le tout dans une atmosphère de fraternité… Erreur ! Le parti politique de la rose est bien loin de toute cette banalité. A quoi sert de chercher des idées si l’on peut chercher des leaders ??(ne pensez surtout pas que la tâche est plus simple) Croyez moi, la guerre des chefs est aussi un très bon moyen de créer des débats dans un parti, cependant, sont-ils bien constructifs ?
Après toutes les citations que nous avons pu entendre ou lire ces trois derniers mois comme « nous sommes à minuit moins le quart de la mort clinique du PS », « le mot socialiste ne signifie plus rien du tout » (M.V.) ou « le PS, tu l’aime ou tu le quitte » (M.A.), ceci alimenté par des sondages exprimant que plus de la majorité des adhérents PS sont mécontents de Martine Aubry, un projet plutôt inédit et pourtant « socialiste » est ressorti d’un rapport d’Arnaud Montebourg et d’Olivier Ferrand : « une primaire ouverte pour les présidentielles».
En effet, cet article devait être axé sur le site de Terra Nova, fondation proche du PS, qui lançait une pétition pour une primaire populaire, en vue des présidentielles (http://www.primaire2012.fr ). Une élection où il n’y aurait pas seulement les adhérents qui voteraient mais tous les sympathisants de gauche… Cette pétition étant déjà signée par plus de 100 personnalités politiques, sportives et intellectuelles… Nous pouvions penser que cette action serait une fois de plus source d’agitation au PS, mais cela devient officiel et le discours de Martine Aubry lors des Universités d’été de la Rochelle devient l’attente politique du week-end…
Lors de son discours d’ouverture, vendredi 28 août, elle a annoncé que les militants seront consultés dès le mois d’octobre grâce à un référendum interne… Sans mettre de côté une primaire « ouverte », la secrétaire générale n’a pas souhaité évoquer les modalités de cette primaire (le vote sera-t-il gratuit ?) pour ne pas « polluer » la campagne des régionales mais l’on sait qu’elle aura lieu que pendant le premier semestre 2011… Martien Aubry s’est engagée à rencontrer tous les partenaires de gauche du parti socialiste dont les Verts.
C’est donc un message d’ouverture qui a été lancé mais une ouverture de quelle proportion ? Il y aurait t-il un seul candidat aux présidentielles pour tous les partis de gauche ? Aujourd’hui, personne n’écarte cette possibilité qui ne pourra se confirmer qu’après les élections régionales et qui serait accélérée si les Verts perdent ces élections… Martine Aubry n’a pas non plus écarté le Modem qui doit en contre partie soutenir les listes de gauche aux régionales…
Alors, ce changement de cap sera-t-il la modernisation du PS ou une fois de plus l’occasion de créer une divergence à gauche ? Martine Aubry reprend « la main » ou repousse l’heure des décisions ? Réponses suite aux régionales ! Mais en attendant, les éléphants se retiendront-ils de critiquer durant le reste du week-end leur parti et son dirigeant ? Et puis, de toute façon, Martine, tu l’aime ou tu la trahis…
Quentin Bataillon
L’Assemblée Nationale rejette la motion de censure du PS
Mercredi 8 juillet 2009, le Parti Socialiste a déposé une nouvelle motion de censure, la 10e depuis 2002, la 3e depuis 2007. Largement rejetée par les députés, cette motion de censure a été néanmoins votée par le PS, le PC et le Modem de François Bayrou, qui, s’il le fallait encore, a confirmé son glissement politique à gauche.
C’est Laurent Fabius, qui avait la charge de défendre cette motion contre l’action du gouvernement. Faisant suite à l’ancien premier ministre socialiste à la tribune, le premier ministre François Fillon a tenu à défendre l’action présidentielle. Il a aussi pointé du doigt l’opposition qui n’a « ni projet, ni appui des Français ». « Cette motion arrive un mois après votre défaite aux élections européennes. Plutôt que de vous livrer à l’autocritique, vous choisissez le confort de la critique du gouvernement » a surenchéri le premier ministre. Il a insisté sur la complémentarité du duo qu’il forme avec le Président de la République. Avec Nicolas Sarkozy, explique t’il, « nous sommes complémentaires et soudés dans l’action, et aucun de nous deux n’a besoin de souligner que ‘lui c’est lui, moi c’est moi’ ».
Critiquée au sein même du PS, notamment par Julien Dray, cette motion de censure montre à quel point le Parti Socialiste est toujours en crise, loin des préoccupations des Français et stérile quant il s’agit d’avancer des idées. Encore une fois, le parti à la rose s’illustre par son absence de propositions concrètes et essaye de faire parler de lui comme il le peut.




