Nicolas Sarkozy lance le chantier des retraites

Le Président de la République a ouvert le chapitre de la réforme des retraites, une des réformes majeures du quinquennat. Depuis qu’elle a été pensée en 1991, cette réforme – visant à pérenniser notre système – n’a accouchée de propositions concrètes qu’en 2003. Aujourd’hui, il est nécessaire d’aller plus loin.

Il faut résoudre le problème du déficit toujours grandissant des régimes de retraite : 32 milliards d’euros aujourd’hui, plus de 70 milliards d’euros en 2030 et plus de 100 milliards d’euros en 2050 si rien n’est fait d’ici là. C’est bien l’enjeu majeur de la réussite de la réforme : ne pas continuer d’alourdir notre dette afin de préserver nos générations futures, mais également montrer à Bruxelles que la France maîtrise ses déficits. N’oublions pas que les jeunes d’aujourd’hui sont les retraités de demain.

Afin d’y parvenir, il est nécessaire de mettre sur table toutes les pistes, et ce sans aucun tabou. Car si plusieurs paramètres sont à prendre en compte (montant des cotisations, pénibilité du travail, niches fiscales) l’une des pistes les plus envisagées par le gouvernement (à raison) est de la durée de cotisation. En effet, l’allongement de la durée de vie change progressivement notre démographie, si bien que la population active ne pourra plus soutenir longtemps les retraites des séniors. Il n’est donc pas anormal de considérer un allongement progressif de la durée des cotisations de 40 à 41 ans (160 à 164 trimestres), mesure qui par effet mécanique devrait favoriser l’emploi des seniors par le report de l’âge légal de départ à la retraite.

Cette réforme n’aura pas de solution unique pour concilier résorption des déficits, revalorisation des retraites et justice sociale. Mais il est indéniable que l’allongement de la durée des cotisations figure parmi les pistes les plus crédibles pour y parvenir.

Les Jeunes Populaires, en pointe sur ce sujet ont remis leurs propositions le 17 mai au Ministre du Travail, de la Solidarité et de la fonction publique, Eric Woerth.

Jonathan Pinet

La réforme des collectivités territoriales : ce qu’il faut savoir (2)

Initiée par le rapport de la Commission Balladur, la réforme des collectivités territoriales prend vie en ce début d’année sous la forme de 4 projets de lois qui seront soumis à l’examen du Sénat puis de l’Assemblée nationale.

Réforme majeure du quinquennat de Nicolas Sarkozy, cette réforme s’inscrit dans l’esprit de la décentralisation, afin de clarifier les compétences de chaque échelon et leur donner les outils nécessaires pour mener à bien les projets qu’ils portent.

L’axe région-département sera complété par l’axe commune-intercommunalités. En effet, la réforme des collectivités territoriales vise également à compléter la carte de France des intercommunalités et à regrouper de manière volontaire les communes afin de mutualiser leurs moyens. A partir de 2014, les électeurs pourront alors désigner leurs candidats aux conseils intercommunaux au suffrage universel direct. De même, le scrutin de listes s’appliquera au seuil des communes de 500 habitants (et non plus 3500), ce qui permettra alors de renforcer la parité homme-femme dans les conseils municipaux.

De cette réforme, seront créées des métropoles, nouveaux outils de gouvernance locale. Afin de rendre plus visible nos villes dans un contexte de concurrence européenne et internationale, les villes de 450.000 habitants et plus pourront opter pour faire évoluer leur cadre administratif pour obtenir la pleine gestion de la fiscalité locale et mener ainsi de véritables projets d’aménagement et de développement en matière économique, écologique ou éducatif.

Enfin, la réforme prévoit la clarification des compétences de chaque échelon, par le biais d’une loi dans un délai d’un an après l’adoption de cette réforme. L’enchevêtrement des compétences nuit ainsi à l’efficacité des acteurs locaux, à la compréhension des électeurs et augmente les dépenses publiques : ce sont 20 milliards d’euros qui sont dépensés chaque année dans des champs partagés entre le département et la région. La loi départagera alors clairement les compétences entre région et département. Seules les communes garderont la clause de compétence générale.

Rien dans cette réforme ne sert autre chose que l’équilibre et l’unité de notre pays.

Jonathan Pinet

La réforme des collectivités territoriales : ce qu’il faut savoir (1)

Initiée par le rapport de la Commission Balladur, la réforme des collectivités territoriales prend vie en ce début d’année sous la forme de 4 projets de lois qui seront soumis à l’examen du Sénat puis de l’Assemblée nationale.

Réforme majeure du quinquennat de Nicolas Sarkozy, cette réforme s’inscrit dans l’esprit de la décentralisation, afin de clarifier les compétences de chaque échelon et leur donner les outils nécessaires pour mener à bien les projets qu’ils portent.

Pourquoi cette réforme ? Le statu quo n’est plus possible, il faut en finir avec le « mille-feuille administratif » français. Les pouvoirs territoriaux se découpent en effet en 36 783 communes, 100 départements, 26 régions, 15 900 syndicats intercommunaux et 371 pays ! Dans ce paysage administratif devenu illisible, il est temps de mettre fin à l’enchevêtrement des compétences qui en découle et aux coûts générés par celui-ci. Pour exemple, les effectifs de la fonction publique territoriale ne cessent de croître et les dépenses locales ont
augmenté de plus de 40 milliards d’euros, en dehors de tout transfert de compétence, entre 2003 et 2007 !

La réforme territoriale, c’est d’abord la création d’un conseiller territorial, issu du rapprochement Région-Département, remplaçant les conseillers régionaux et généraux. Actuellement au nombre de 6000, ils devraient laisser place à 3000 conseillers territoriaux qui siègeront dans les deux assemblées. Une loi mettra fin aux mandats des conseillers régionaux et généraux en 2014, date à laquelle auront lieu les premières élections des conseillers territoriaux. Près de 80% de ces conseillers seront élus au scrutin majoritaire à un tour dans les cantons redessinés. Les 20% restant seront répartis à la proportionnelle afin de renforcer le pluralisme et la parité. Ces conseillers auront un rôle clé pour renforcer les complémentarités entre territoires et régions.

A travers cette vaste réforme, le gouvernement a cherché à fonder, de manière pragmatique et concrète, une nouvelle ambition territoriale pour notre pays.

Jonathan Pinet

Guyane et Martinique : le désaveu des élus socialistes locaux

Au sortir de la crise qui a secoué les DOM au début de l’année dernière, le Président de la République a tenu des Etats Généraux de l’Outre-Mer en juin dernier afin d’être plus à l’écoute de nos concitoyens ultramarins. C’est à cette occasion qu’il avait annoncé la tenue de référendums pour décider de l’évolution institutionnelle de ces DOM.

Ces référendums se sont tenus le 10 janvier dernier en Guyane et en Martinique et la réponse, elle, est sans équivoque: les Ultramarins sont très largement attachés à la République. Appelés à se prononcer sur une autonomie plus accrue, les Guyanais et Martiniquais ont dit « non » à près de 70% et 80%, respectivement. La participation quant à elle a été plus forte que prévue avec des taux de 49% et 55% pour les deux DOM, rejet d’autant plus significatif que la population locale est traditionnellement peu portée à se déplacer aux urnes.

De ces résultats, il faut d’abord souligner le très large désaveu des élus de la gauche locale qui avaient appelé à voter « oui ». Enfin, soulignons que malgré la forte crise de l’Outre-mer de l’année dernière, agitée par le LKP et comparses, les Guyanais et les Martiniquais ont montré magistralement leur attachement à la République et aux valeurs qui y sont rattachées.

Jonathan Pinet

Les Picto-Charentais méritent mieux que cela !

Que retenir des six années de la présidence de Mme Royal en Poitou-Charentes ? Une gestion solitaire de la Région, une hausse de la pression fiscale, un manque de volontarisme économique au beau milieu de la crise… Et surtout, une instrumentalisation de la Région pour servir les aspirations présidentielles de Ségolène. Si Mme Royal considère que « sa » Région (expression maintes fois utilisée par l’intéressée, rappelant par là-même une certaine idée féodale !) est un laboratoire pour tester ses idées politiques, les Picto-Charentais doivent lui faire comprendre très clairement qu’ils ne sont pas des cobayes !

Concrètement, si Mme Royal se prétend fédératrice des tendances de la région, sa politique reste très solitaire et cherche toujours à associer son nom aux actions régionales. Pas de projets en collaboration avec les collectivités locales, un refus systématique de travailler avec l’Etat. L’Etat qu’elle accuse d’ailleurs de ne pas assez fournir d’argent aux régions. Mais pourquoi demande-t-elle plus d’argent puisque les taux d’exécution des budgets sont en baisse constante, passant de 98% à 86% en 2008 ?! Il est facile d’annoncer des budgets virtuels, ça fait joli en termes de communication. Mais lorsque Mme Royal a prévu 400 millions d’euros d’investissement en matière d’environnement, il s’agit en fait du montant des prêts que la Banque Européenne et le Crédit Agricole peuvent garantir aux usagers pour installer des panneaux photovoltaïques. Belle opération de séduction pour la Région sans débourser un centime !

A cela s’ajoute les hausses constantes du fonctionnement de la Région : 17% en 2005, 11% en 2006, puis 25% en 2007 ! Il est vrai qu’engager du personnel (cuisiniers, majordome, 97 « animateurs culturels » dans les lycées, dont le rôle reste à déterminer), c’est stratégique pour le Poitou-Charentes. Toujours est-il que la présidente du Poitou-Charentes consacre plus de 10% des dépenses de fonctionnement à ses propres services, contre moins de 7% pour la moyenne des autres régions.

Qu’en pensent alors les ménages qui subissent une taxe foncière à un taux (3,32%) supérieur de près de 25% au taux moyen des autres régions (2,53%) ? Le Poitou-Charentes est aussi l’une des rares Régions à maintenir une taxe de 25 euros sur le permis de conduire, les jeunes apprécieront, de même qu’augmenter la taxe sur la carte grise de 17% depuis 2004.

Le grand crédo de l’action régionale est celui de l’excellence environnementale. Il est vrai que son bilan en la matière est loin d’être mauvais, notamment pour promouvoir les énergies renouvelables. Mais il ne faut toutefois pas que Mme Royal « survende » son action. Si celle-ci se proclamait récemment « ambassadrice mondiale de l’environnement » ou encore « championne d’Europe du photovoltaïque », elle semble oublier que les performances environnementales sont loin d’être les meilleures de France, et à fortiori d’Europe. En effet, d’après l’observatoire des énergies renouvelables, en matière de solaire thermique, le Poitou-Charentes ne possède que 42000 m², contre 1 350 000 m² au niveau national, classant la région en 9e position en France !

L’écologie est d’ailleurs un argument convenant pour elle : on vante son excellence environnementale, mais elle renie la taxe carbone proposée par le gouvernement, allant même jusqu’à renier ses engagements de campagne présidentielle. Quant à la voiture électrique à 5000 euros promise en grande pompe au début de l’année 2008, outre que cela connote d’une démagogie sans borne (les experts estiment que seule la batterie coûte au minimum 8000 euros !), cela illustre surtout l’action solitaire de Mme Royal en Poitou-Charentes, qui met en place « sa » voiture, au détriment du financement au pôle de compétitivité « Mobilité et Transports Avancés », justement spécialisé dans la recherche des transports propres. La culpabilité du pôle MTA, il est vrai, est d’avoir été créée par l’ancienne majorité !

En matière économique, le bilan n’est guère plus reluisant. Il est à dénoncer le manque grave de volontarisme économique de la Région en temps de crise. En effet, si le plan de relance du gouvernement a prévu 55 millions d’euros pour le Poitou-Charentes, Mme Royal s’est absolument refusé à accompagner ce plan, ne souhaitant pas travailler avec l’Etat. Pire encore, elle baisse les emplois tremplins en temps de chômage, réduit les aides à l’exportation en temps de crise et le nombre de personnes en entreprises bénéficiant d’une formation a été divisé par 3 depuis l’élection de Mme Royal.

Ce bilan serait donc facile à critiquer auprès des Picto-Charentais s’ils n’étaient pas leurrés par le clientélisme de Mme Royal et la surmédiatisation de l’action régionale. Finalement, la stratégie de la présidente est assez simple : on distribue des chèques à tout le monde (chèques-livre, chèques-contraception…) et on dépose « Royal copyrights » à côté. Le dossier récent des chèques-contraception que Ségolène Royal a voulu mettre en place récemment illustre bien cette stratégie : elle fonce, elle médiatise, même si le rectorat interdit la mesure et refuse de réduire le problème de la contraception à une distribution froide de chèque. Peu importe, Royal y aura au moins associé son nom… Beaucoup de saupoudrage donc, mais pas de véritables projets régionaux. Où est passé l’esprit si innovateur de René Monory, le fondateur du Futuroscope ? Que fait Mme Royal pour valoriser le territoire Picto-Charentais, si ce n’est de l’utiliser comme tremplin vers d’autres cieux ?

Dernier leurre enfin de la politique à la sauce Royal : la démocratie participative. Ca fait bien joli sur le papier, mais au final -question à 1000 euros- qui a vraiment utilisé la démocratie participative ? Réponse : moins de 1% des habitants de la région. Belle légitimité pour les actions décidées par 1% de l’électorat ! Par ailleurs, dès son arrivée, Ségolène Royal a dissolu le Conseil Régional Jeunes, mis en place par M. Raffarin, et ce en catimini. Sans jamais concerter les 110 membres, elle ne leur a pas laissé terminer leur mandat, ni n’a respecté les votes de la précédente majorité sur le CRJ. Ce Conseil était un organisme de démocratie participative, en plus de son rôle de conseil auprès des élus, et menait des projets autonomes à destination des jeunes. Résultats : des projets non réalisés, temps perdu des jeunes et décrédibilisation de leur rôle. Bref, la démocratie participative à la Royal, c’est un peu ce qui conduit à inverser les priorités (mettre en place un garage à vélo, contre la réfection d’un toit de lycée, par exemple) et cela donne bonne conscience à la politique solitaire de Mme Royal, qui décidément agit bien seule. Jean-François Fountaine, ça vous dit quelque chose ? Vice-président régional socialiste, il s’est vu privé de parole en pleine séance ! Allez, on se la remate pour le plaisir .

Mme Royal, enfin, est de plus en plus isolée parmi les siens. Elle n’hésite toutefois pas à semer la pagaille à Dijon, avec son ancien bras droit M. Peillon, à Arras, lors du congrès du Modem, réussissant à monopoliser le débat et faire parler d’elle. Les débats, elle les perturbe, mais ne les fait pas avancer. Cependant, les opérations médiatiques ne pourront pas éternellement masquer le bilan négatif de son mandat. C’est pourquoi M. Raffarin a énoncé les 3 raisons pour lesquelles la Région est gagnable :

-L’échec de sa politique économique,

-L’éclatement des listes électorales : Mme Royal -qui se prétend fédératrice- lâchée par les Verts, les communistes jusqu’aux centristes du Modem !

-L’entrée en lice de Dominique Bussereau et sa notoriété en Poitou-Charentes.

Soutenez la liste portée par Dominique Bussereau !

Le Poitou-Charentes avec Dominique Bussereau – Régionales 2010

Page facebook de Dominique Bussereau

Jonathan Pinet

Recycler des rêves

Construire avec des bouteilles ?! Les gens peinent à le croire quand je leur en parle. C’est pourtant le rêve fou qu’a eu un jour Andreas Froese, un écologiste allemand, qui est parti vivre plus de 10 ans en Amérique centrale. Sa technique est simple mais révolutionnaire : il réutilise les bouteilles plastiques et les remplit de sable, de sorte qu’elles deviennent dures et remplacent les briques. Les bouteilles ainsi collées les unes aux autres sont liées par un simple mélange de mortier. Les résultats sont surprenants : en une décennie, il a expérimenté sa technique en bâtissant des puits, des ponts, des maisons. Et cela tient toujours.

Etudiant à Sciences Po Paris, je réalise ma 3e année universitaire à Bogota, en Colombie, par un stage auprès d’une ONG, Arcangeles, qui œuvre pour la réinsertion des populations défavorisées. La Colombie est un pays qui ne correspond pas du tout aux clichés que nous avons trop souvent, malheureusement, en Europe. Non, la Colombie ce n’est pas Ingrid Betancourt, ce n’est pas la guerre civile, ce n’est pas les FARC, qui ne sont soutenus que par M. Chavez. Bogota est une ville dynamique mais très disparate entre le nord et le sud, ce sont véritablement deux villes au sein d’une seule où les inégalités -comme partout en Amérique latine- sont criantes. Là où les gens du nord peuvent vivre selon des standards nord-américains, les gens du sud n’ont souvent pas assez d’argent pour acheter une simple machine à laver, si bien qu’ils doivent les louer pour une nuit. Autrement, les Colombiens sont des gens très ouverts et très chaleureux. Enfin, il faut savoir que la Colombie est le seul pays d’Amérique latine à être resté à droite avec Alvaro Uribe, un Président souvent qualifié d’autoritaire. Mais une chose sur laquelle s’accordent tous les Colombiens, qu’ils apprécient ou détestent M. Uribe, c’est que ce dernier a tenu ses engagements de campagne et la violence civile s’est considérablement résorbée en une décennie, de sorte que la plupart des routes du pays sont à présent sécuritaires. Dire qu’il n’a rien fait en la matière serait de pure mauvaise foi.

Je m’occupe donc d’un projet intitulé « Reciclando Sueños » (Recycler des rêves) : il s’agit de construire un stade de football avec des bouteilles recyclées pour des enfants dans un quartier défavorisé de Bogota. En coopération avec le Président du quartier, José Miguel, et la police locale, nous souhaitons construire un endroit d’échange culturel et sportif pour la communauté, afin d’inciter les jeunes à ne pas tomber dans la délinquance urbaine et à se consacrer au sport. L’action de José Miguel en la matière est éloquente. En un an de mandat, la violence a considérablement diminué dans son quartier et par ce projet, il souhaite montrer que les jeunes et les policiers ne sont pas ennemis.

Lorsque j’ai rencontré Andreas, la première chose qu’il m’a dite, c’est qu’il était heureux que sa méthode soit « volée », mais qu’il souhaitait plus que tout qu’elle soit bien recopiée. Il m’expliquait ainsi que si le résultat n’était pas esthétiquement beau, les gens se diraient que cela ne vaut pas la peine de construire avec des déchets. Or, c’est justement toute la révolution de cette technique : on peut construire quelque chose de beau et à moindre coût. Facilement recopiable, cette technique peut réduire les coûts de moitié et permettre à des populations défavorisées de bâtir leurs propres demeures.

Social et économique, ce projet est enfin environnemental par le recyclage des bouteilles que nous réalisons. Alors que la Colombie produit plus de 20 000 tonnes de bouteilles en plastique par an, cette technique des solutions de long terme au problème des déchets causés. Là où il y a un problème, nous le transformons en atout. Et on peut en faire quelque chose de beau et bien… en plus !

Loin des clichés de l’étudiant de droite de Sciences Po partant réaliser son stage à Wall Street chez les requins de la finance, j’ai souhaité réaliser ce projet, réellement novateur, qui s’inscrit dans une logique de développement durable. Oui, jeunes de droite ont aussi une conscience sociale et environnementale, n’en déplaise à certains. Pourtant, ce projet n’est ni de droite, ni de gauche. Nous ne bâtissons pas seulement un stade de foot pour « assister » des populations défavorisées, nous leur donnons des outils et des techniques pour qu’ils s’en sortent eux-mêmes.

Jonathan Pinet

Avec les 32h, le MJS a tout compris !

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Pourquoi n’y avons-nous pas pensé plus tôt ? La voilà, la solution à la crise et au chômage, la voilà la solution aux ravages de l’ultra-méga-méchant-libéralisme : lançons les 32h et tout le monde aura du travail !

Bon, plus sérieusement, revenons deux secondes sur terre. Lors du dernier congrès socialiste qui s’est tenu à Grenoble, le mouvement « Utopia » du MJS a proposé une motion pour un « développement humain », reniant la croissance économique et la consommation des biens matériels. C’est bien d’avoir des idéaux, des utopies, mais encore faut-il que cela tire la France vers le haut. Proposer les 32h, après l’échec lamentable des 35h, relève ou de la provocation, ou d’un manque de réalisme criant. Il faut en finir avec cette vision malthusienne du travail, comme quoi l’économie serait un ensemble de richesses finies !

Avec 32h la semaine, c’est ruiner le pouvoir d’achat, déjà entamé par la crise. C’est imposer des carcans aux entreprises et limiter leur flexibilité. Si on réduit le pouvoir d’achat, on réduit de fait la demande et donc la production et l’équation avec l’emploi n’est pas résolue. Instaurer les 32h, c’est tuer la croissance et la compétitivité des PME. Il est bien évident qu’une PME préférera rémunérer des heures supplémentaires que d’embaucher un salarié supplémentaire et payer des charges patronales en plus ! Si l’on ne donne pas de mesures d’ajustement pour les PME, on les condamne sur la compétitivité et l’on rebute les investisseurs étrangers à venir s’installer en France dans un carcan législatif et le chômage n’est toujours pas résorbé !

Non, la solution au chômage ne passe pas par le temps de travail, sinon cela ferait longtemps que cela se saurait. Mais bizarrement, les autres pays n’ont pas voulu des 35h ! Donc proposer les 32h en période de fin de crise relève pour le moins de la plus grande irresponsabilité…

Ah j’oubliais, la motion propose également des « revenus d’existence » ou « revenus de citoyenneté », c’est la fête ! Allons-nous un jour nous payer pour ne pas travailler ? Pourquoi ne pas proposer aussi d’abolir la faim dans le monde, de décréter la fin de la pollution et d’interdire la guerre ?

Vive la société des bisounours !

Jonathan Pinet

Le Grenelle de la mer pour un avenir bleu

Ce n’est pas par hasard que l’on nomme la Terre la planète bleue. Avec plus de 70% de la surface du globe, les océans couvrent notre terre et sont la source et la ressource de la vie sur Terre. Leur protection, à l’heure de la fonte des glaciers et du changement climatique, s’avère plus qu’impérieuse.

Grâce à ses territoires ultramarins, la France est le seul pays au monde à être riverain des 4 océans (Atlantique, Pacifique, Austral, Indien), ce qui lui donne des frontières maritimes avec 30 pays ! C’est aussi le 2e espace maritime sur terre, derrière les Etats-Unis, ce qui lui confère une grande responsabilité en matière de protection des océans. Face à l’urgence climatique, les Etats se doivent de protéger les ressources marines afin de préserver qualités essentielles (régulation climatique, production d’oxygène, production alimentaire). Les effets se font d’ores et déjà ressentir : ressources marines plus rares, eaux plus acides, disparition de la biodiversité, montée du niveau des mers, fonte des glaces…

C’est pourquoi, ce Grenelle de la mer, dans la continuité de celui de l’environnement, a été initié en avril dernier par Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno, afin de définir une stratégie nationale pour la mer et le littoral. Reprenant le modèle du Grenelle de l’environnement, la méthode utilisée a reposé sur la consultation des Français et la constitution de groupes de travail – en concertation avec les syndicats, les acteurs économiques, les ONG environnementales, les élus et les associations – pour formuler des propositions concrètes. Des tables rondes ont ensuite eu lieu pour délibérer des décisions et engagements à prendre. Ces travaux ont abouti à la création d’un livre bleu regroupant plus de 138 engagements en faveur de la mer et du littoral.

Ces engagements concernent notamment l’utilisation de bioénergies marines (hydroliennes, énergie thermique des mers et éoliennes flottantes), la biodiversité, la pêche durable, la réduction des émissions de GES des transports maritimes et la lutte les dégazages. Il s’agit bien de savoir exploiter les ressources maritimes de manière durable et responsable, afin de permettre leur reconstitution à terme. La question n’est pas de choisir entre pêcher ou protéger, mais bien de protéger pour mieux pêcher.

A l’heure actuelle, la France ne protège que 1% de son espace maritime, ce qui est loin d’être satisfaisant. C’est pourquoi le Président de la République, dans son discours du Havre, a annoncé l’objectif ambitieux de protéger 10% de l’espace maritime d’ici 2012, et 20% pour 2020.

Jonathan Pinet

Brésil : avantage France

Le Rafale volera-il au Brésil ? Oui, à en croire son plus haut dirigeant, le président Lula, qui a pris l’engagement au terme de la visite de Nicolas Sarkozy d’acquérir 36 Rafale français, face à ses concurrents, le F-18 Super Hornet de Boeing et le Gripen du suédois Saab. Ce choix est dû en grande partie aux importants transferts technologiques, ce qui était l’un des principaux critères d’achat pour le Brésil.

Certes, le contrat n’est pas encore conclu, du moins, c’est ce qu’a laissé entendre le ministre brésilien de la défense Nelson Jobim, indiquant que la décision finale n’était pas encore prise. En fait, cette mise au point est une mesure de précaution pour assurer la validité de l’appel d’offre. Selon lemonde.fr, le ministre aurait discrètement rassuré la France sur la signification de son communiqué.
Le fait est que la vente de matériel militaire est davantage politique que commerciale. Selon Charles Edelstenne, PDG de Dassault Avion, « Nicolas Sarkozy qui a vendu le Rafale, ce n’est pas nous. Le succès lui revient grâce aux décisions politiques qu’il a prises (un partenariat stratégique entre la France et le Brésil) et aux relations de proximité et de confiance qu’il a su nouer avec son homologue brésilien, le président Lula. ». Une promesse d’achat, du moins, qui conclut en beauté l’année du Brésil en France.
Quant à la France, outre les quelques milliards que rapportera la vente, cela se traduit par près de 6000 emplois sur quatre ans, puis 1500 à 2000 pendant vingt-cinq à trente ans. Quant à Dassault, ce contrat ouvre de nouveaux horizons avec des pays tels que la Suisse, l’Inde, la Grèce ou les Emirats, puisque l’on ne pourra plus lui opposer l’argument que le Rafale n’a jamais été exporté.
Jonathan Pinet

Bonus : la France pose les règles du jeu

A peine commencée la rentrée politique, Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont repris le dossier très chaud des rémunérations des banquiers. Après le scandale créé cet été par les révélations des bonus toujours appliqués par certaines banques, notamment BNP Paribas qui avait rémunéré ses traders à hauteur de un milliards d’euros, le gouvernement a tenu à renouveler son engagement ferme envers les rémunérations variables exorbitantes, l’une des causes de la crise. Après ce que la France et le monde viennent de vivre économiquement, l’opinion publique ne peut souffrir de voir continuer les pratiques d’antan.

Ainsi, après être passés à Matignon mi-août, puis à Bercy lundi, c’est à l’Elysée que les banquiers ont été convoqués mardi pour s’expliquer sur leurs pratiques des bonus. Afin d’éviter le retour aux mauvaises habitudes, le Président de la République a déclaré : « Je veux plus de transparence, plus de contrôle, plus de responsabilité. Je veux que les comportements irresponsables puissent être sanctionnés ». Réagissant aux nouvelles consignes de l’Elysée, Baudouin Prot, président de la BNP, a déclaré devant la presse que les banques françaises ont décidé d’appliquer rigoureusement la nouvelle réglementation. Concrètement, les rémunérations variables doivent être « différées » et « non-garanties », de même que « des éléments de malus doivent être introduits ».

A l’approche du G20 à Pittsburg, Nicolas Sarkozy ne souhaite pas attendre et prend les devants afin de rendre la place de Paris exemplaire avec les règles énoncées par l’Elysée. Depuis le G20 en avril dernier, tout le monde n’a pas bougé, notamment les banquiers aux Etats-Unis. Afin de réellement rendre éthique les rémunérations de traders, il faut que tous les pays du G20 s’alignent sur un niveau de réglementation commun afin d’éviter des délocalisations vers d’autres places financières. C’est là tout l’enjeu du G20, mais Paris, en concertation avec Berlin et Londres, compte faire des règles françaises les normes internationales.

Les nouvelles règles du jeu sont donc les suivantes :

-L’État ne travaillera qu’avec les banques qui respectent les règles internationales en matière de bonus. Les banques françaises ont déjà annoncé leur volonté de coopérer car aucun banquier sérieux ne peut se mettre en porte-à-faux avec l’Etat.

-Une limitation globale des bonus distribués en pourcentage des revenus des banques, ainsi qu’une taxe assise sur les bonus distribués dont le produit alimenterait les systèmes de garantie des dépôts.

-Pour le versement des bonus, le trader devra attendre trois ans pour toucher l’intégralité de son bonus, afin de tenir compte des résultats de la banque.

-La création du malus, car si la performance n’est pas au rendez-vous, le trader doit être pénalisé. « Pas de bonus sans malus, ce n’est pas à tous les coups on gagne», a déclaré Nicolas Sarkozy.

Ces mesures devraient être encadrées par un superviseur des rémunérations, en l’occurrence Michel Camdessus, ancien directeur général du FMI. Celui-ci aura pour mission de vérifier les engagements pris en matière de bonus.

Jonathan Pinet

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