Revue de presse : Commission européenne, le PSE vote pour… Barroso !
Le PS, le PSE et Barroso, le NPA et la construction, Aubry et Bayrou contre Sarkozy, Hollande et le MoDem, Starr et Sarkozy… C’est la revue de presse des Jeunes Populaires du mercredi 3 juin !
Européennes pour commencer, vu ces derniers jours, le PSE, parti de gauche européen auquel appartient le PS, soutien José Manuel Barroso pour un second mandat à la tête de la Commission européenne. Problème : sur ses affiches de campagne pour l’élection du 7 juin, le PS a pour slogan : « Sarkozy, Barroso, ça suffit ». Après les luttes internes, les divergences européennes ?
De Christine Poupin, tête de la liste NPA dans l’euro-circonscription Nord-Ouest, à l’occasion d’un meeting : « Il faut en finir avec ce système qui détruit tout ». C’est vrai qu’on notera l’effort de construction du NPA dans l’ensemble de ses discours, propositions et interventions.
De Christine Coulon, membre de la même liste : « On doit être anti-capitaliste si l’on est réellement écologiste« . Et le vieux système industrieux communiste, il était écolo ?
Lors des questions d’actualités au gouvernement à l’Assemblée Nationale, mercredi, d’un député PS : « Les partis libéraux ne se sont pas mis d’accord pour un programme commun de relance ». Sous-entendu : à l’inverse des socialistes des 27. Sauf qu‘entre le PSE et le PS, il y a des divergences. Et pas seulement sur Barroso (cf. différences entre traduction et version originale du Manifesto).
Dimanche, dans un entretien à Aujourd’hui en France, Martine a expliqué que « Bayrou ne parle que de lui, et contre Sarkozy ». Concernant le PS, c’est pire : il ne parle que contre Sarkozy.
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Côté politique nationale, à propos du positionnement du PS concernant François Bayrou, François Hollande a expliqué que « c’est (Bayrou) qui se met dans une position solitaire« . Les alliances ratées en politique, finalement, c’est comme la crise : toujours la faute des autres.
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Selon Le Point, Joey Starr aurait agressé 5 personnes dans la nuit de samedi à dimanche, à Paris, et aurait détruit leur véhicule à coups de hache. Si cela est confirmé, il avait alors bien raison de critiquer la politique actuelle qui monterait « les français les uns contre les autres »…
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Dans sa tribune parue dans Le Figaro il y a quelques jours et portant sur la sécurité, Manuel Valls expliquait : « À l’Assemblée nationale, mon vote ne pourra jamais avoir d’autres critères que celui de l’efficacité des mesures présentées contre la délinquance ». Si l’opposition dans son ensemble en faisait son credo, nul doute que les débats parlementaires seraient plus passionnants. Et le Parlement retrouverait la place et le rayonnement qu’il revendique et qui lui reviennent.
BF
Un vif succès pour le plan de relance
Patrick Devedjian a fait un point d’étape sur les avancées de la mise en œuvre du plan de relance, deux mois après la promulgation du premier collectif budgétaire pour 2009.
Le plan de relance se traduit aujourd’hui par des opérations concrètes sur le terrain. Les entreprises ont bénéficié fin février de 5,8 milliards d’euros de remboursements accélérés de crédits fiscaux.
6,5 milliards d’euros de crédits ont été mis à disposition des ministères et des opérateurs nationaux au titre du plan de relance, dont 1,3 milliard d’euros ont d’ores et déjà été payés.
Près d’une centaine de projets dans les infrastructures ont démarré. Une grande partie concerne des monuments historiques. Plusieurs projets universitaires, de recherche et d’infrastructure de transports ont aussi démarré. Une deuxième centaine de chantiers nouveaux d’entretien et d’infrastructures routières, d’aménagements portuaires et d’interventions sur le réseau ferroviaire vont être engagés entre avril et juillet prochain.
En ce qui concerne le soutien à l’activité, le nouveau dispositif de garantie d’OSEO, élargi aux entreprises de taille intermédiaire, est opérationnel.
En matière de solidarité, les moyens nouveaux accordés aux aides à la pierre, à l’ANRU et à l’Anah sont en place et des objectifs ont été fixés pour chaque territoire ;
La prime de solidarité active, qui anticipe le revenu de solidarité active, est en cours de versement depuis le 6 avril aux ménages les plus modestes.
Enfin, 85 000 véhicules ont d’ores et déjà bénéficié de la prime à la casse et 110 000 demandes ont été reçues au titre de l’aide à l’embauche dans les TPE.
A noter qu’il est possible de suivre la traduction concrète du plan de relance par le biais du site internet www.relance.gouv.fr.
L’Europe face aux crises
En juillet 2008, la France accédait à la présidence tournante du Conseil européen et voulait fonder son action sur deux piliers majeurs : « l’Europe protectrice » et « l’Europe des citoyens ». Depuis, l’été est passé et l’Union européenne a été confrontée à deux crises : une crise diplomatique et militaire dans le Caucase, une crise financière à l’échelle mondiale. Nicolas Sarkozy a fait preuve d’une réactivité capitale dans ces deux cas, mobilisant l’ensemble des énergies pour tenter d’apporter une réponse européenne à des événements concernant l’Union dans son ensemble. De fait, ces deux crises sont de natures différentes mais mettent en évidence des éléments communs. Elles montrent l’utilité de l’action européenne, qui consiste avant tout à agir ensemble quand l’intérêt commun est en jeu, mais aussi qu’il est impératif de renforcer les capacités d’interventions de l’Union européenne, ce qui passe notamment par un leadership fort.
Depuis que Nicolas Sarkozy s’est rendu en Russie et en Géorgie pour négocier au nom de l’Union européenne le règlement des événements d’Ossétie du Sud, la situation sur le terrain a évolué positivement. Comme prévu, les observateurs de l’Union européennes sont arrivés dans le Caucase et les troupes russes se sont retirées des zones tampons de Géorgie. La position commune des Vingt-Sept sur ce sujet n’était pas assurée : avoir obtenu un mandat clair de l’Union européenne a permis à Nicolas Sarkozy de négocier à partir d’une base solide avec l’hôte du Kremlin. Aujourd’hui la Russie est consciente qu’elle est voisine d’une puissance comptant 450 millions d’habitants, et non pas uniquement de 27 Etats dont certains furent ses satellites ou des parties intégrantes de son territoire. Ainsi c’est la Russie qui a proposé de travailler à l’établissement d’un traité pour la sécurité collective en Europe. Les destins de ces deux ensembles sont liés ; géographiquement, économiquement, les enjeux sont communs.
La crise financière montre aussi la force de l’Union européenne. L’indice le plus clair, mais aussi le moins évident, car tant décrié, c’est la monnaie unique, l’euro. La Banque centrale européenne fonde son action sur une doctrine visant avant tout à lutter contre l’inflation, ce qui conduit à une politique de stabilité des taux d’intérêts. Cette démarche est à l’opposée de celle des banquiers centraux américains, qui régulièrement n’hésitent pas à baisser fortement les taux directeurs pour tenter de soutenir la croissance. Elle a été quelque peu écornée par la forte baisse des taux décidée en concertation avec les principales banques centrales pour réagir face à la crise qui frappe les marchés financiers. Si cette baisse exceptionnelle des taux d’intérêts montre que la BCE sait faire preuve de pragmatisme en cas de nécessité, l’Europe est relativement protégée des turbulences financières depuis le début de la crise. Ainsi l’Islande est confrontée à une quasi faillite de l’ensemble de son système bancaire, et l’État islandais lui-même est proche de la banqueroute. Or quelle est la réaction de la banque centrale islandaise ? Elle se tourne vers l’euro en fixant une parité fixe entre la monnaie européenne et la couronne islandaise. L’adhésion de ce petit pays à l’Union, pour profiter du bouclier de l’euro, n’est désormais plus un sujet tabou parmi l’opinion publique, et ne semble plus exclue par la Commission européenne. Si la finance européenne, comme partout ailleurs, est mise à mal par des comportements aberrants, l’union économique et monétaire a là aussi fait la force. La France, tout comme les autres Etats membres de l’Eurozone, serait confrontée à des fluctuations bien plus fortes et à des tentations nationalistes et protectionnistes bien peu profitables pour sa crédibilité.
Les crises actuelles ont démontré l’impérieuse nécessité de renforcer les capacités d’interventions propres de l’Union européenne. Faire avancer l’Europe, c’est avant tout un projet politique porté par une volonté. C’est le cas de Nicolas Sarkozy qui fait aujourd’hui preuve d’un leadership fort en Europe. Par ailleurs, il est président de la République française, qui est un grand État et un pays fondateur : autant d’atouts en main pour conduire efficacement la machine européenne. Mais force est de reconnaître que l’Europe a souffert et souffre encore d’un déficit de politique. Le comportement du commissaire européen au Marché intérieur, l’Irlandais Charlie McCreevy, est à cet égard particulièrement intéressant, lui qui considère que la crise financière actuelle ne méritait pas que l’on s’intéresse davantage aux régulations des marchés financiers. De ce fait, c’est sous l’impulsion politique du Conseil, mais aussi du Parlement européen, que la Commission s’est saisie de cette question et a enclenché son action.
La crise financière montre bien qu’il est plus facile de se retirer dans son pré carré bancaire plutôt que d’accepter d’intervenir pour sauver les établissements basés dans d’autres État européens. Pourtant, chacun sait qu’aujourd’hui les économies européennes sont interconnectées, et qu’aucune grande banque n’intervient dans un seul pays. La rencontre des pays européens du G8 a montré que le « chacun pour soi » était plus facile que la solidarité financière proposée par la France. Pourtant, l’Allemagne, confrontée à une importante faillite bancaire, a eu tôt fait de mettre la main à la poche, puis d’en appeler à une discussion au niveau européen. Le projet politique pour l’Europe, c’est donc avant tout reconnaître l’intérêt d’agir le cas échéant au niveau européen : certains appellent cela le principe de subsidiarité.
L’Europe a démontré sa pertinence mais aussi ses évidentes carences. Elle doit donc se doter des mécanismes pour répondre de manière adéquate aux enjeux auxquels elle est déjà confrontée : instruments financiers, diplomatiques et militaires, institutionnels, etc. Les crises actuelles sont une opportunité qui permet de prendre conscience de l’intérêt de la mise en œuvre d’un réel gouvernement économique européen, d’une réelle diplomatie européenne. Dans ces domaines, c’est aux politiques de prendre leurs responsabilités face aux défis posés par le monde actuel. C’est à eux de trouver les solutions pour continuer à faire de l’Europe un espace de paix et de prospérité, influent dans le monde. Nicolas Sarkozy fait preuve, à l’occasion de la présidence française de l’Union, d’une réelle volonté politique au service de l’Europe et de ses citoyens. Il faut que cet élan continue après le 31 décembre 2008 : la politique doit être de retour en Europe. Ce sera notamment l’enjeu des prochaines élections européennes.













