La réforme des collectivités territoriales : ce qu’il faut savoir (2)
Initiée par le rapport de la Commission Balladur, la réforme des collectivités territoriales prend vie en ce début d’année sous la forme de 4 projets de lois qui seront soumis à l’examen du Sénat puis de l’Assemblée nationale.
Réforme majeure du quinquennat de Nicolas Sarkozy, cette réforme s’inscrit dans l’esprit de la décentralisation, afin de clarifier les compétences de chaque échelon et leur donner les outils nécessaires pour mener à bien les projets qu’ils portent.
L’axe région-département sera complété par l’axe commune-intercommunalités. En effet, la réforme des collectivités territoriales vise également à compléter la carte de France des intercommunalités et à regrouper de manière volontaire les communes afin de mutualiser leurs moyens. A partir de 2014, les électeurs pourront alors désigner leurs candidats aux conseils intercommunaux au suffrage universel direct. De même, le scrutin de listes s’appliquera au seuil des communes de 500 habitants (et non plus 3500), ce qui permettra alors de renforcer la parité homme-femme dans les conseils municipaux.
De cette réforme, seront créées des métropoles, nouveaux outils de gouvernance locale. Afin de rendre plus visible nos villes dans un contexte de concurrence européenne et internationale, les villes de 450.000 habitants et plus pourront opter pour faire évoluer leur cadre administratif pour obtenir la pleine gestion de la fiscalité locale et mener ainsi de véritables projets d’aménagement et de développement en matière économique, écologique ou éducatif.
Enfin, la réforme prévoit la clarification des compétences de chaque échelon, par le biais d’une loi dans un délai d’un an après l’adoption de cette réforme. L’enchevêtrement des compétences nuit ainsi à l’efficacité des acteurs locaux, à la compréhension des électeurs et augmente les dépenses publiques : ce sont 20 milliards d’euros qui sont dépensés chaque année dans des champs partagés entre le département et la région. La loi départagera alors clairement les compétences entre région et département. Seules les communes garderont la clause de compétence générale.
Rien dans cette réforme ne sert autre chose que l’équilibre et l’unité de notre pays.
Jonathan Pinet
Retour sur le Congrès de Versailles
On a beaucoup parlé dans les médias du Congrès de Versailles qui a vu le Président de la République réunir pour la première fois l’ensemble des Parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Il s’agissait de la dix-septième réunion du Congrès sous la Vème République mais c’était la première fois que le Président s’adressait pour une déclaration aux élus de la Nation, comme la réforme constitutionnelle de l’été 2008 le lui autorise. Cet événement est une conséquence naturelle de l’évolution vers un régime présidentiel assumé. Depuis le Général de Gaulle et l’élection du Président au suffrage universel direct, le chef de l’Etat est l’inspirateur de la politique de la Nation et le gouvernement la détermine et la met en oeuvre, comme le stipule la Constitution depuis 1958.
Ce Congrès fut l’occasion de réaffirmer les valeurs de la République, de tirer les conclusions de la crise mondiale et de tracer la feuille de route des prochaines grandes réformes tout en confiant au Premier Ministre et au gouvernement le soin d’en fixer les modalités. Le Président réaffirme donc le programme sur lequel il a été élu par l’ensemble des Français tout en l’adaptant au nouveau contexte national et international.
Que le chef de l’exécutif élu par les Français pour conduire la politique de la Nation vienne fixer les grandes orientations du pays devant le gouvernement et devant ceux qui ont été élus, dans l’élan de sa campagne, pour voter les lois est un gage de bonne entente entre les pouvoirs exécutif et législatif, donc de plus grande efficacité dans la mise en oeuvre du programme pour lequel les électeurs se sont prononcés.
Dans un monde qui change de plus en plus vite, qui s’en plaindra ?
Julien Damelet
Présentation des chefs de file aux régionales
Vous trouverez ci-après une présentation des chefs de file désignés par les votes des militants lors du scrutin qui s’est déroulé du 16 au 22 mars dernier.
Aquitaine : Xavier Darcos
Maire de Périgueux de 1997 à 2002 et de 2005 à 2008, premier adjoint de 2002 à 2005. Sénateur de la Dordogne de 1998 à 2002. Ministre délégué à l’enseignement scolaire de 2002 à 2004 puis ministre délégué à la Coopération, au développement et à la Francophonie de 2004 à 2005. Il est ministre de l’éducation nationale depuis mai 2007 et conseiller régional d’Aquitaine depuis 2004.
Bourgogne : Alain Suguenot
Député de la Côte d’Or. Maire de Beaune depuis 1995. Conseiller régional de Bourgogne de 1986 à 1995 et de 1998 à 2002.
Bretagne : Jacques Le Guen
Conseiller régional du Finistère depuis 1998. Adjoint au maire de Pluvenez-Lochrist et président de la communauté de communes de la Baie de Kernic depuis 2001. Député du Finistère depuis 2002.
Centre : Hervé Novelli
Secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, des PME, du tourisme et des services. Ancien collaborateur d’Alain Madelin. Député d’Indre-et-Loire de 1993 à 1997. Puis de 2002 à 2007. Réélu en 2007. Conseiller régional du Centre de 1997 à 2001 et de 2004 à 2008. Maire de Richelieu depuis mars 2008.
Champagne-Ardennes : Jean-Luc Warsmann
Maire de Douzy depuis 1995. Député des Ardennes depuis 1995. Conseiller général depuis 1996. Président de la Commission des lois à l’Assemblée Nationale depuis 2007.
Franche-Comté : Alain Joyandet
Conseiller général de Haute-Saône de 1992 à 2002. Elu député de ce département en 2002 et 2007. Secrétaire d’Etat chargé de la coopération et de la francophonie depuis mars 2008.
Ile-de-France : Valérie Pécresse
Ancienne collaboratrice de Jacques Chirac. Elue Députée des Yvelines en 2002 et 2007. Conseillère régionale d’Ile-de-France depuis 2004. Ministre de l’enseignement et de la recherche depuis mai 2007.
Languedoc-Roussillon : Raymond Couderc
Conseiller général de l’Hérault de 1983 à 1996. Conseiller régional du Languedoc-Roussillon de 1986 à 1993 et de 1998 à 2007. Maire de Béziers depuis 1995. Député de l’Hérault de 1993 à 1997. Sénateur de l’Hérault depuis 2007.
Limousin : Raymond Archer
Conseiller régional du Limousin depuis 1986. Conseiller régional de la Haute-Vienne depuis 1998.
Lorraine : Laurent Hénart
Adjoint au maire de Nancy. Député de Meurthe-et-Moselle depuis 2002. Secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle des jeunes entre 2004 et 2005. Secrétaire général du Parti Radical depuis 2007.
Midi-Pyrénnées : Brigitte Barèges
Maire de Montauban depuis 2001. Députée du Tarn-et-Garonne depuis 2002.
Nord-Pas-De-Calais : Thierry Lazaro
Conseiller général du Nord de 1992 à 1998. Député de ce département depuis 1993. Maire de Phalempin depuis 2000.
Basse-Normandie : Alain Lambert
Conseiller régional de Basse-Normandie de 1986 à 1989. Maire d’Alençon de 1989 à 2002. Conseiller général depuis 1985. Président du Conseil Général depuis 2007. Sénateur de l’Orne depuis 1992. Président de la Commission des Finances du Sénat de 1998 à 2002. Ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire de 2002 à 2004.
Haute-Normandie : Bruno Le Maire
Ancien conseiller au cabinet de Dominique de Villepin. Elu député de l’Eure en 2007. Nommé Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes en 2008.
Pays-de-la-Loire : Roselyne Bachelot
Conseillère régionale de 1986 à 2007. Député du Maine-et-Loire depuis 1988. Députée au Parlement Européen de 2004 à 2007. Ministre de l’écologie de 2002 à 2004. Ministre de la santé et des sports depuis 2007.
Picardie : Caroline Cayeux
Maire de Beauvais depuis 2001. Conseillère régionale depuis 2002.
Poitou-Charentes : Henri de Richemont
Conseiller régional depuis 1986. Maire d’Etagnac depuis 1993. Député de la Charente de 1993 à 1997. Sénateur de ce département 1998 à 2008.
Rhône-Alpes : Françoise Grossetête
Conseillère régionale de 1986 à 1998. Députée au Parlement européen depuis 2004.
A noter qu’en Alsace, région présidée par Adrien Zeller et en Corse, région présidée par Jean-Paul de Rocca-Serra, les présidents sortants, tous deux UMP, sont dispensés de primaire.
En Auvergne et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les votes ont été reportés, les candidats n’ayant pas obtenu le nombre de parrainages nécessaires. Dans les régions d’Outre-Mer, le vote interviendra également plus tard.
L’Assemblée Nationale rejette la motion de censure du PS
Mercredi 8 juillet 2009, le Parti Socialiste a déposé une nouvelle motion de censure, la 10e depuis 2002, la 3e depuis 2007. Largement rejetée par les députés, cette motion de censure a été néanmoins votée par le PS, le PC et le Modem de François Bayrou, qui, s’il le fallait encore, a confirmé son glissement politique à gauche.
C’est Laurent Fabius, qui avait la charge de défendre cette motion contre l’action du gouvernement. Faisant suite à l’ancien premier ministre socialiste à la tribune, le premier ministre François Fillon a tenu à défendre l’action présidentielle. Il a aussi pointé du doigt l’opposition qui n’a « ni projet, ni appui des Français ». « Cette motion arrive un mois après votre défaite aux élections européennes. Plutôt que de vous livrer à l’autocritique, vous choisissez le confort de la critique du gouvernement » a surenchéri le premier ministre. Il a insisté sur la complémentarité du duo qu’il forme avec le Président de la République. Avec Nicolas Sarkozy, explique t’il, « nous sommes complémentaires et soudés dans l’action, et aucun de nous deux n’a besoin de souligner que ‘lui c’est lui, moi c’est moi’ ».
Critiquée au sein même du PS, notamment par Julien Dray, cette motion de censure montre à quel point le Parti Socialiste est toujours en crise, loin des préoccupations des Français et stérile quant il s’agit d’avancer des idées. Encore une fois, le parti à la rose s’illustre par son absence de propositions concrètes et essaye de faire parler de lui comme il le peut.
Réforme du crédit à la consommation : moins d’excès et plus d’accès
L’ambition de ce texte, présenté par Christine Largarde, Ministre de l’économie, est de rénover en profondeur le droit du crédit à la consommation et d’améliorer de manière substantielle les procédures de surendettement afin de mettre un terme à ce qu’on appelle le « malendettement ».
Ce texte constitue selon le rapporteur du projet de loi au Sénat, Philippe DOMINATI, « une étape majeure qui va bien au-delà d’une simple transposition de directive » : il s’agit de donner du corps au concept de « crédit responsable » défendu par le Gouvernement.
A titre d’exemples des mesures contenues dans le projet de loi, il est possible de citer l’avertissement légal qui devra figurer sur les publicités, la consultation obligatoire du FICP, la fiche de dialogue remplie entre le prêteur et l’emprunteur, l’obligation d’un amortissement minimum dans les échéances du crédit renouvelable, l’interdiction de subordonner les avantages d’une carte de fidélité à l’utilisation d’un crédit, ou encore le principe du « paiement comptant » pour les cartes mixtes, afin que le consommateur dise expressément s’il souhaite ou non payer à crédit quand il utilise sa carte.
Toutes ces mesures apportent de très sérieuses garanties pour un encadrement maîtrisé du crédit renouvelable.
Le principe qui sous-tend la réforme du surendettement et du FICP est l’accélération des procédures. Le projet de loi vise ainsi à réduire les délais légaux d’examen par les commissions de surendettement et de conférer directement aux commissions des pouvoirs qui relevaient jusqu’à présent du juge.
Outre ces améliorations, il faut relever la suspension des procédures d’exécution à compter de la décision de recevabilité.
Mais la commission spéciale a souhaité apporter sa touche personnelle au projet de loi en abordant deux sujets ignorés par le texte initial. Le premier est le taux d’usure. Il va s’agir de réformer son mode de calcul afin de soulager le pouvoir d’achat des Français en fixant des taux en raison non pas de la catégorie du produit mais du montant du crédit. Le rapporteur de la Commission Spéciale a regretté que l’opinion ne soit pas mûre pour la suppression de ce mécanisme, estimant que dans une économie moderne, la régulation doit venir du marché, sous le contrôle d’organes chargés de veiller au respect des règles de la concurrence et, s’agissant des intérêts individuels, sous le contrôle du juge.
Le deuxième point que la commission spéciale a abordé est le fichier positif.
Malgré la réticence de certains membres sur la pertinence et l’adéquation d’un tel fichier, la perspective de voir développer une plus grande concurrence entre les établissements bancaires et financiers a fini d’emporter l’adhésion du Sénat. Les Sénateurs ont donc convenu de poser le principe de la création d’un fichier positif à terme, mais donnent du temps à l’évaluation et à la concertation de même qu’ils ménagent le temps de la réflexion sur la vraie finalité et les modalités d’utilisation de cet outil. Le rapporteur général du Budget, également Président de cette Commission Spéciale, Philippe Marini a certifié « qu’on fera ce fichier un jour ».
Enfin, la commission spéciale a introduit dans le projet de loi une définition du microcrédit social, beaucoup trop modeste aujourd’hui, afin d’en favoriser l’essor, et à permettre au Fonds de cohésion sociale de financer non seulement les garanties, mais également directement les dépenses d’accompagnement des bénéficiaires.
Le texte qui n’a fait l’objet que de très peu d’amendements a été adopté au Sénat a une belle majorité et devrait être examiné dès le mois de septembre par l’Assemblée Nationale.
Revue de presse : Le PS ira (finalement…) à Versailles
Statut de la Poste, discours de Sarkozy à Versailles, Royal et les européennes socialistes, la région PACA et son nom « indicible », Martine Aubry et le MoDem… C’est la revue de presse des Jeunes UMP du 17 juin 2007 !
Vu dans une dépêche AFP : à propos de la réforme du statut de la Poste, la section CGT de la même entreprise s’est déclarée favorable à « un référendum d’initiative populaire », possible depuis la révision constitutionnelle de juillet dernier (les textes d’application n’ont toujours pas été votés). La gauche au sens large demeure donc sensible aux avancées d’une réforme qu’elle avait pourtant durement combattu.
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Pour les élections régionales de l’an prochain, Le Figaro explique que, pour le PS, concernant les alliances avec le MoDem, c’est la stratégie du « si besoin » qui devrait s’appliquer, quand Martine Aubry aurait souhaité un accord national. « Si besoin »… De là à parler de clientélisme…
Lors d’un repas à l’Assemblée Nationale avec les autres Présidents de régions socialistes, Ségolène Royal a expliqué que pendant la future campagne, il faudrait « aussi parler de mesures nationales » en plus des programmes régionaux. Comme pour les européennes.
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Il y a quelques jours, le Président PS de la région PACA Michel Vauzelle a lancé un site pour que les habitants de sa collectivités donnent leurs idées pour un nouveau nom régional, celui-ci étant « indicible ». C’est Brice Hortefeux qui avait le premier expliqué en octobre que le nom actuel manquait de clarté. M. Vauzelle avait dénoncé des propos « indignes d’un ministre de la République »…
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Lundi prochain, Nicolas Sarkozy devrait prendre pour la première fois la parole devant le Parlement réuni en Congrès, à Versailles. Un temps, le PS s’est demandé s’il ne devait pas boycotter la réunion. Au final il viendra, mais ne participera pas au débat qui aura lieu après le discours présidentiel. Le syndrome MoDem ?
A l’inverse, Verts et communistes ne viendront pas. Ce sont des républicains, après tout.
Notamment, Dominique Voynet a annoncé sa non-participation il y a quelques jours. La sénatrice-maire de Montreuil est sans doute trop occupée par ses deux mandats. C’est sans doute pour cela qu’elle a longtemps été contre ledit cumul des mandats, avant de se raviser.
Toujours à propos du discours de Versailles de lundi prochain, Martine Billard, des Verts, y voit une « conférence de presse » du Président qui « vient, parle et repart sans écouter les représentants du peuple ». Après tout, Sarkozy n’a été élu qu’à l’occasion d’un vote avec près de 85 % de participation.
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Pour finir, ce commentaire de Ségolène Royal sur les élections européennes : lors du scrutin du 7 juin dernier, le PS a perdu « 6,7 millions de voix ». « C’est un chiffre non contestable ». Certes. Mais, outre le faible taux de participation qui rend toute comparaison ridicule, ce n’est pas non plus comme si Ségolène n’avait pas du tout soutenu les listes socialistes européennes.
BF
De nouvelles règles au Palais-Bourbon
Les députés ont adopté la proposition de loi du Président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, sur les nouvelles règles de fonctionnement de l’Assemblée, par 312 voix contre 218. Afin de lutter contre l’obstruction parlementaire et les prises de paroles manifestement improductives, la loi permet de rendre plus efficace l’action du Parlement, en renforçant son rôle et en valorisant son image. « Cette réforme a pour objectif de légiférer mieux, d’évaluer et de contrôler plus efficacement et de garantir la qualité du débat et l’expression des groupes. » affirme ainsi M. Accoyer.
La mesure phare de ce nouveau dispositif est l’attribution d’un temps global de parole pour chaque groupe parlementaire, afin de limiter la durée des débats. Contrairement à ceux qui voudraient prétendre que cette mesure muselle l’opposition, il faut rappeler que dans le cadre du temps global, l’opposition dispose de 60% du temps de parole, contre 40% pour la majorité. De même, il a finalement été retenu que les présidents de groupe pourraient s’exprimer d’une heure à deux heures, sans que cela soit décompté du temps imparti à chaque groupe.
Enfin, la réforme prévoit des sanctions financières pour lutter contre l’absentéisme parlementaire, de même que la réduction de 20 à 15 députés pour la formation d’un groupe parlementaire.
Jonathan Pinet
Revue de presse : Commission européenne, le PSE vote pour… Barroso !
Le PS, le PSE et Barroso, le NPA et la construction, Aubry et Bayrou contre Sarkozy, Hollande et le MoDem, Starr et Sarkozy… C’est la revue de presse des Jeunes Populaires du mercredi 3 juin !
Européennes pour commencer, vu ces derniers jours, le PSE, parti de gauche européen auquel appartient le PS, soutien José Manuel Barroso pour un second mandat à la tête de la Commission européenne. Problème : sur ses affiches de campagne pour l’élection du 7 juin, le PS a pour slogan : « Sarkozy, Barroso, ça suffit ». Après les luttes internes, les divergences européennes ?
De Christine Poupin, tête de la liste NPA dans l’euro-circonscription Nord-Ouest, à l’occasion d’un meeting : « Il faut en finir avec ce système qui détruit tout ». C’est vrai qu’on notera l’effort de construction du NPA dans l’ensemble de ses discours, propositions et interventions.
De Christine Coulon, membre de la même liste : « On doit être anti-capitaliste si l’on est réellement écologiste« . Et le vieux système industrieux communiste, il était écolo ?
Lors des questions d’actualités au gouvernement à l’Assemblée Nationale, mercredi, d’un député PS : « Les partis libéraux ne se sont pas mis d’accord pour un programme commun de relance ». Sous-entendu : à l’inverse des socialistes des 27. Sauf qu‘entre le PSE et le PS, il y a des divergences. Et pas seulement sur Barroso (cf. différences entre traduction et version originale du Manifesto).
Dimanche, dans un entretien à Aujourd’hui en France, Martine a expliqué que « Bayrou ne parle que de lui, et contre Sarkozy ». Concernant le PS, c’est pire : il ne parle que contre Sarkozy.
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Côté politique nationale, à propos du positionnement du PS concernant François Bayrou, François Hollande a expliqué que « c’est (Bayrou) qui se met dans une position solitaire« . Les alliances ratées en politique, finalement, c’est comme la crise : toujours la faute des autres.
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Selon Le Point, Joey Starr aurait agressé 5 personnes dans la nuit de samedi à dimanche, à Paris, et aurait détruit leur véhicule à coups de hache. Si cela est confirmé, il avait alors bien raison de critiquer la politique actuelle qui monterait « les français les uns contre les autres »…
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Dans sa tribune parue dans Le Figaro il y a quelques jours et portant sur la sécurité, Manuel Valls expliquait : « À l’Assemblée nationale, mon vote ne pourra jamais avoir d’autres critères que celui de l’efficacité des mesures présentées contre la délinquance ». Si l’opposition dans son ensemble en faisait son credo, nul doute que les débats parlementaires seraient plus passionnants. Et le Parlement retrouverait la place et le rayonnement qu’il revendique et qui lui reviennent.
BF
le 30 août 1954 : la France rejette la CED
Projet porté par la France, la communauté européenne de défense (CED) a finalement échoué. Retour sur cet épisode manqué de la construction européenne.
le contexte
Devant la consolidation du glacis soviétique en Europe Centrale, la question du réarmement allemand se pose vite. Dès janvier 1948, le général américain Ridgway déclare qu’il est impossible de s’opposer à une agression russe sans la contribution de l’Allemagne. Le début de la guerre de Corée en juin 1950 fait craindre une prochaine offensive soviétique en Europe. Les Américains, massivement présents tant en moyens humains que financiers pour assurer la défense du continent européen, portent le projet de réarmement de l’Allemagne. En septembre 1050, le secrétaire américain à la défense, Dean Acheson, déclare vouloir « des Allemands en uniforme pour l’automne 1951 ». La France, dont l’opinion demeure traumatisée par le deuxième conflit mondial, est très réticente : la politique menée depuis 1945 a pour objectif d’empêcher la résurgence de la puissance allemande.
le plan Pleven
Dans ce contexte, consciente de son isolement, la France élabore un projet visant à établir une Communauté Européenne de Défense. La proposition est présentée le 24 octobre 1950 à l’Assemblée Nationale par le premier ministre René Pleven. Comme pour la CECA, le projet avait été préparé par une petite équipe dirigée par Jean Monnet. Le plan Pleven prévoit la création d’une armée européenne, avec la désignation d’un ministre européen de la défense qui serait responsable devant une Assemblée européenne. Le but du plan Pleven est d’éviter l’adhésion de l’Allemagne à l’OTAN créée en avril 1949 et d’assurer à la France le maximum de prééminence et d’autonomie. De son côté, Adenauer lie l’engagement de son pays à la fin des discriminations existantes envers l’Allemagne. Les 6 pays de la CECA (France, Allemagne, Italie et Benelux) entament alors un long cycle de négociations qui aboutissent à la signature à Paris le 27 mai 1952 du traité instituant la CED.
les institutions
Reprenant le modèle de la CECA, les institutions prévues par le traité sont un conseil des ministres, une assemblée commune, un commissariat de la communauté et une cour de justice. Le commissariat de 9 membres est chargé de l’application des mesures prises par le conseil des ministres qui détient le vrai pouvoir. En outre, la CED a exclusivement une finalité défensive : « toute agression armée dirigée contre l’un des Etats membres ou contre des forces de la communauté de défense sera considérée comme une attaque dirigée contre tous les Etats membres » (art.2). En cas d’attaque d’un pays tiers envers un des pays membres, les Etats se doivent une assistance mutuelle. Vis-à-vis de l’Allemagne, quelques discriminations demeurent comme des forces armées limitées aux divisions CED ou l’interdiction de fabriquer des armes ABC (atomiques, biologiques, chimiques).
Un projet finalement abandonné
Dès l’annonce du plan, les avis sur la CED sont mitigés. Soucieux de conserver leurs fragiles équilibres, les différents gouvernements français tardent à ratifier le texte. La France est clairement divisée (les politiques comme l’opinion publique) et le débat est virulent entre « cédistes » et « anti-cédistes » (gaullistes, communistes et certains socialistes). En outre, entre 1950 et 1954, la donne géopolitique change. La mort de Staline en 1953 éloigne la menace d’une nouvelle guerre. Poussé par les partenaires de la France qui l’ont tous ratifié (sauf l’Italie qui ne semble pas devoir le repousser), le gouvernement de Pierre Mendès-France finit par soumettre le texte à un vote de l’Assemblée Nationale, qui rejette le traité le 30 août 1954 par 319 voix contre 264.
L’échec de la CED qui fait échouer un projet que la France avait elle-même initié en 1950, ralentit le processus de construction européenne. Beaucoup d’observateurs prédisent alors l’abandon du projet européen qui est relancé par la conférence de Messine en 1955. Vieux serpent de mer de la construction européenne, la politique de défense demeure encore aujourd’hui pour l’Europe une question aussi importante qu’épineuse.
Les Jeunes Pops lancent la campagne européenne !
Les Jeunes de l’UMP sont passés à la vitesse supérieure cette semaine en se lançant dans la campagne des Européennes ! Un seul mot d’ordre : mobiliser l’électorat à voter pour une Europe qui protège, à l’image de ce que nous avons vu sous l’excellente Présidence Française de l’UE.
Lundi, en présence de Xavier Bertrand, Franck Riester et Frédéric Lefebvre, Benjamin Lancar et les Jeunes Populaires ont lancé la caravane européenne des Jeunes Populaires au siège de l’UMP à Paris. La « caravane de la majorité présidentielle », animée par Sarah, Xavier et Bertrand (tiens, tiens !), sillonnera la France en 69 étapes, 45 jours durant, afin d’animer les fédérations, aller à la rencontre des électeurs et tout simplement, au fond, parler de cette Europe que nous voulons ! Comme le rappelle Xavier Bertrand, cette caravane est un élément indispensable pour engager le dialogue. Cela illustre clairement ce que nous voulons : une Europe politique, non une Europe technocratique.
Retrouvez l’actualité de la caravane sur : http://www.ump2009.eu/
Mardi, premier arrêt de la caravane à Nice, ville du Député-Maire Christian Estrosi, où s’est tenu un meeting UMP en présence de Nicolas Sarkozy, qui s’est d’ailleurs « excusé » pour son retard, afin de lancer la campagne européenne en présence de quelques centaines de militants UMP.
Et enfin mercredi, s’est tenue la Convention Europe des Jeunes Populaires à l’Assemblée Nationale, en présence de Xavier Bertrand, Michel Barnier, Rachida Dati et de l’ensemble des têtes de liste des élections européennes. Les jeunes militants ont ainsi pu rencontrer, débattre et discuter de l’Europe avec les ténors du parti. Ce fut l’occasion de formuler 10 propositions, ambitieuses mais concrètes, pour l’Europe !
De l’éducation à la culture en passant par l’emploi, retrouvez nos propositions ici !
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Jonathan Pinet




