L’histoire-géographie dans la réforme du lycée

L’histoire-géographie dans la réforme du lycée

La reconnaissance de l’histoire-géographie dans le tronc commun consacre cette discipline comme un pilier de notre système éducatif

La réforme du lycée prévoit deux innovations majeures :
(1) un accompagnement personnalisé de 2h pour tous les élèves de la seconde à la terminale et (2) une orientation plus progressive et réversible qui permet des corrections de trajectoire.
Parce qu’il était inenvisageable d’alourdir l’emploi du temps des lycéens, parmi les plus chargés en Europe, la mise en place de ces innovations impliquait d’ajuster les horaires et les programmes des différentes matières.
C’est le cas de l’histoire-géographie qui fait désormais partie des disciplines fondamentales communes à tous les élèves des premières générales. Les élèves de 1ère suivront tous le même nombre d’heures et les mêmes programmes, pour l’apprentissage d’une culture commune et partagée. La réforme ne change rien pour les élèves des séries L et ES, elle ne concerne que la série S.

Cette réforme n’a pas pour objectif de faire des économies ! Son objectif, c’est d’améliorer l’orientation des élèves en leur permettant de changer de série.

La reconnaissance de l’histoire-géographie dans le tronc commun consacre cette discipline comme un pilier de notre système éducatif.

Plus d’infos : La Clés ACTU du Porte-Parole du Gouvernement
Changement climatique? Est-ce la bonne question ?

Changement climatique? Est-ce la bonne question ?

« Home », « An Inconvenient Truth », « le Syndrome du Titanic »… Voilà quelques merveilles cinématographiques qui ont alerté, si besoin en était encore,  le grand public sur la grande question du changement climatique. Le monde politique a suivi le pas des scientifiques et des citoyens dans ces préoccupations qui, chez  certains, ont  vite pris l’allure d’une cause célèbre.

Rappelons, en quelques lignes, l’exposé du problème: 1. notre société émet une quantité importante de gaz qui exercent dans l’atmosphère le fameux effet de serre, 2. ce phénomène peut conduire à une augmentation de la température globale de la terre, 3. ce réchauffement peut avoir sur notre société des impacts indésirables. Il ne faut pas être grand scribe pour se rendre compte que sous ces questions se cachent à la fois des vérités scientifiques mais aussi de nombreuses incertitudes.

Les scientifiques se sont aujourd’hui mis d’accord pour établir que la terre ne pourrait pas supporter un réchauffement climatique de plus de 2° centigrades en 2050. Les conséquences pourraient en être catastrophiques. Ce fameux 2°C est devenu de fait un objectif politique (voir G20 et Copenhague) et un exemple rare d’officialisation d’une hypothèse scientifique. Mais ces maîtres qui nous gouvernent savent-ils à quoi ils s’engagent?

En retravaillant à  rebours la physique de ces phénomènes complexes on a établi que notre société devrait donc réduire ses émissions de gaz à effet de serre (principalement le CO2) et le ramener à son niveau des années 80. Quand on sait que l’énergie est le nerf de l’économie et de la vie en société, cette proposition en effrayera plus d’un. Devant un problème de cette taille, on aurait tendance à se caler dans son fauteuil et à soupirer comme de Gaule « Vaste programme ! ». Vaste programme – indeed- qui pourrait mettre à mal de nombreux principes de base de notre société contemporaine (par exemple la liberté de mouvements, l’accès à l’énergie, etc).

Couverture du Monde du Mercredi 21 Octobre 2009 : « Climat: le réchauffement marque-t-il un pause? ». L’augmentation de la température de la terre semble effectivement avoir subit un léger ralentissement depuis trois ans. Cette article phare -mais qui aurait été anathème il y a quelques mois seulement- serait-il un signal de la première faille dans le point b de notre introduction (le réchauffement) ? Est-ce une première pierre qui en tombant va déliter la forteresse climat? La nouvelle n’est cependant pas surprenante car il existe en effet tellement d’effets régulateurs dans ce qu’on appelle notre « système terre» (voir par exemple le rôle des océans, des cycles solaires, des aérosols, etc) qu’on ne peut établir avec certitude le degré ni la rapidité du réchauffement. Or, il est quand même essentiel pour orienter la société de demain de savoir si le degré de réchauffement prévu se déroulera sur dix ans, un siècle ou un millénaire. Première incertitude donc à régler sans délai. Le titre du Monde nous rappelle, en plus, qu’une hirondelle ne fait pas le printemps et que les changements climatiques se déroulent toujours sur de longues périodes. Le fait que la température augmente ou diminue sur des intervalles de quelques années n’a aucune signification climatique.

La question des impacts taraude aussi notre monde politique car c’est en effet là que le bât blesse. Il n’est pas du tout établit aujourd’hui que les catastrophes qu’on nous présente comme des signaux directs du changement climatique le soient effectivement. Trop facile de blâmer le changement climatique alors que bien souvent il s’agit un aléa normal du climat d’aujourd’hui ou d’un effet de l’exposition irréfléchie de notre société à l’impact de ces extrêmes climatiques. Si l’on construit dans les plaines, on ne s’étonnera pas qu’une inondation ravage les propriétés, si l’on dénude les pentes on ne doit pas s’étonner de pics de crue à l’ampleur imprévue … changement climatique ou pas. Depuis quelques années, le climat a bon dos  et il est plus facile de blâmer des pépins climatiques que l’impéritie humaine.

Alors comment se positionner dans ce débat complexe? En suivant bien sûr l’évolution de la recherche, en ne suivant pas des gourous bien intentionnés mais partiaux, en pesant le pour et le contre des options de réponse aux changements climatiques potentiels, en repositionnant peut-être le climat dans un contexte plus utile de gestion raisonnée des ressources naturelles de la terre. Celles-ci vont en effet être mises à mal par une population qui atteindra probablement les 9 milliards en 2050 avec 60% dans les villes.

Les grands défis du futur sont précisément ceux qui sont associés à notre mode d’exploitation des ressources de notre planète, au développement d’une intelligence technologique et politique qui contribuera à  satisfaire les besoins de chacun. Dans cette équation complexe le climat n’est probablement qu’un élément secondaire qui pourrait exacerber mais peut-être aussi faciliter certaines solutions. En d’autres termes, il faut construire le monde que nous voulons et pas celui qu’on nous prédit.

Astrid Malingreau

L’UMP Grandes Ecoles à EM Grenoble – GEM En Débat reçoit Robert Ménard

L’UMP Grandes Ecoles à EM Grenoble – GEM En Débat reçoit Robert Ménard

Le 21 octobre dernier, GEM En Débat a eu le plaisir de recevoir M. Robert Ménard, co-fondateur de l’association Reporters Sans Frontières et poil à gratter de la liberté d’expression.

Pendant environ deux heures, cet homme de combat, toujours dans la provoc’ et jamais dans la demi-mesure, seul moyen selon lui de faire entendre son discours, a répondu à nos questions et à celles du public.

Robert Ménard se définit d’abord comme un réactionnaire qui, à un moment, a eu besoin de donner du sens à sa vie. Au hasard d’une émission qu’il animait à Radio France, Robert Ménard se lance en 1985 dans l’aventure Reporters Sans Frontières. Une aventure qui animera plus qu’elle ne bercera sa vie pendant 23 ans.

23 ans de combat en faveur de la liberté d’expression qui l’auront mené dans les pays, mais aussi sur les plateaux télé, les plus hostiles. Robert Ménard en profite pour nous confier quelques anecdotes et, au passage, brocarder certains de ses contradicteurs tels Eric Zemmour & Arno Klarsfeld. Le ton est donné, l’homme est fin prêt à parler de son action la plus médiatique.

Et comment ne pas parler de la Chine quand l’on reçoit Robert Ménard ? Et pourtant la surmédiatisation du sujet l’agace. Il déplore que l’on ne le sollicite que sur cet épisode préolympique alors qu’il y a des endroits bien plus dangereux lorsque l’on est journaliste. L’Erythrée, par exemple, bonnet d’âne du classement RSF concernant la liberté de la presse.

Sa réponse cingle : l’Erythrée, tout le monde s’en fout, il n’y a rien à faire là-bas, alors que la Chine représente tant d’opportunités que tous les projecteurs de l’occident sont braqués sur elle.

Un peu plus d’un an après le battage médiatique provoqué par ses interventions à Olympie puis à Paris lors du passage de la flamme olympique, Robert Ménard revient sur cet épisode controversé. Et il n’en décolère pas; Sarkozy l’a lâché après lui avoir fait de (trop) belles promesses afin de préserver les relations commerciales de la France avec la Chine.

Constat qui, d’ailleurs, le peine beaucoup. Désormais, la puissance du marché chinois a grandement accru la capacité de pression de ce nouveau géant économique sur nos diplomaties occidentales bien timorées.

Le combat se poursuit également sur d’autres terrains et, bien qu’aujourd’hui éloigné de RSF, Robert Ménard n’a en aucun cas perdu sa verve légendaire. Il n’hésite pas à nous dépeindre la situation actuelle telle qu’il la ressent, considérant que les pays du Golfe ne sont pas les plus favorables à la liberté de la presse, ce qui explique en partie l’échec de son défi au Qatar (Il devait prendre en main un centre dédié aux médias).

Cependant, l’ennemi de la liberté d’expression n’est pas toujours une dictature. Et Robert Ménard de nous faire part de son inquiétude concernant le travail des journalistes en Amérique Latine, où récemment le journaliste franco-espagnol Christian Poveda a perdu la vie, tué par un gang salvadorien.

Enfin, Robert Ménard revient une dernière fois sur cette aventure Reporters Sans Frontières, aventure dont il retient des rencontres avec des gens fabuleux, des centaines de libérations de journalistes et la satisfaction d’avoir fait quelque chose de grand.

La dernière partie de cet entretien nous permet de recueillir l’opinion de M. Robert Ménard sur l’avenir des médias. Et aux inquiétudes relatives à la survie de la presse écrite, il nous répond calmement que la presse de qualité, offrant une information vérace et détaillée, saura poursuivre sa route. Toute bonne information est coûteuse, et cette presse de qualité saura s’accommoder de son nouveau statut de produit de luxe.

L’avenir des médias est également suspendu aux chaines qu’on lui attache. Ce que Robert Ménard n’accepte pas, c’est que l’on bâillonne ceux dont le discours dérange, les négationnistes, les révisionnistes… Cela revient à donner du poids à leurs idées, qu’on laisse parler ceux qui ne pensent pas comme nous.

Après avoir répondu aux questions des étudiants venus à sa rencontre, Robert Ménard nous distille un dernier conseil : Faites-vous plaisir !

RAISSI Soraya

Référent UMP Grandes Ecoles EM Grenoble

Plan Campus et LRU pour Grenoble – Réunion UMP-Grandes Ecoles, Pôle grenoblois

Plan Campus et LRU pour Grenoble – Réunion UMP-Grandes Ecoles, Pôle grenoblois

Objet de la réunion :

Bilan des 2 ans d’action de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie PECRESSE, à travers la présentation de son plan campus pour Grenoble, et de la loi LRU votée il y a deux ans.

Intervenants :

  • Sur la LRU : Kevin BROOKES, étudiant à l’IEP de Grenoble.
  • Sur le plan Campus à Grenoble : Danil HANNANI, doctorant et attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche à l’Université Joseph Fourier.

Personnes présentes :

Une douzaine de jeunes UMP et d’étudiants de l’IEP

Compte rendu des présentations :

Votée le 10 août 2007, la loi LRU, visant à accroître l’autonomie des Universités, est une des réformes phares de la première moitié du quinquennat de Nicolas Sarkozy. En effet, celle-ci améliore la gouvernance de l’Université, renforce la professionnalisation des cursus universitaire et donne une plus grande opportunité aux établissements universitaires de mener des politiques ambitieuses en renforçant leur autonomie décisionnelle et financière.

Sa gouvernance est notamment améliorée par le renforcement des prérogatives du Président d’Université -qui a un droit de regard renforcé sur le recrutement des enseignants chercheurs-, et par l’ouverture du Conseil d’Administration à des personnalités externes au milieu universitaire.

De plus, cette réforme fait figurer l’insertion professionnelle des étudiants comme mission de l’Université. Pour cela, elle met en place un bureau de l’insertion professionnelle dans chaque université, et permet aux lycées qui s’inscrivent à l’université, de le faire avec une meilleure visibilité, puisque les statistiques de réussite au diplôme et d’insertion professionnelle seront dorénavant publiées.

Enfin, cette loi élargit le financement de l’université en permettant, notamment à des particuliers ou à des acteurs privés via des fondations universitaires, de pouvoir effectuer des donations aux établissements universitaires.

Au 1er janvier 2010, près de 60 % des universités seront autonomes (dont Grenoble 1). La loi prévoit, en outre, que l’ensemble des universités françaises soient autonomes en 2012.

Le 21 juillet 2009, Valérie PECRESSE a annoncé que le projet de l’Université de Grenoble avait été retenu pour bénéficier du Plan Campus. Le budget de l’opération s’élève à 400 millions d’euros et servira tant à faire de Grenoble une Université de rang mondial (en regroupant Grenoble 1, 2 et 3), qu’à développer l’ensemble de l’agglomération Grenobloise.

Du fait de la spécificité  géographique de Grenoble (divisé en deux pôles), il était nécessaire de créer l’Université de Grenoble en regroupant administrativement 5 établissements : l’UJF, l’UPMF, Stendhal, l’INPG, et l’IEP (qui bénéficiera de 10 millions d’euros du Plan Campus). Ce rapprochement permettra à l’Université de Grenoble d’avoir une plus grande visibilité au plan international, notamment par la mise en place d’une signature unique pour les publications scientifiques et les diplômes.

D’autre part, le plan Campus est un projet structurant qui permet le développement d’infrastructures sur le campus grenoblois. Ce projet comprend, entre autre, la construction et la rénovation de logements étudiants, la création de pôles de commerces et de services, le développement d’équipements sportifs et la création d’un centre des congrès sur le campus.

Enfin, ce projet s’inscrit pleinement dans une dynamique d’intégration urbaine et économique du campus au sein de l’agglomération Grenobloise. En effet, le développement de liaisons entre le campus et le pôle scientifique (rocade Nord, extension du tram B) et la construction d’un nouveau quartier à l’Ouest, sont de nature à encourager l’intégration du monde universitaire à la ville.

Compte rendu des débats :

Les jeunes présents étaient quasiment tous d’accord pour dire que le plan Campus et la loi LRU étaient excellents.

Cependant, quelques points ont été soulignés. Tout d’abord le report de la réforme du décret d’application relatif au statut des enseignants-chercheurs, qui avait fait grande polémique l’année dernière. Celui-ci a été expliqué par Danil HANNANI, qui aspire à devenir chercheur, et qui a montré que cette réforme, si elle voyait le jour, permettrait aux enseignants-chercheurs de choisir plus librement leurs activités préférées (enseignement ou recherche). Certains étudiants ont livré leur expérience personnelle, en montrant que le système actuel faisait que certains enseignants étaient davantage préoccupés par leurs recherches, que par la transmission de savoir.

Un deuxième point a été soulevé par plusieurs étudiants présents : l’orientation. Même si la LRU paraît aller dans le bon sens, il n’est pas sûr qu’elle se suffise à elle-même pour faire en sorte d’éviter les désastres qui peuvent exister dans certaines filières de sciences humaines. Certains ont parlé de la nécessité d’établir une sélection à l’entrée de l’université, d’autres ont même parlé d’augmenter les frais d’inscription afin de responsabiliser les étudiants.

La réunion s’est terminée sur la conclusion suivante : les réformes menées par Valérie PECRESSE vont toutes dans le bon sens, mais ne vont peut être pas assez loin, c’est pour cela qu’il faut penser à certaines pistes pour la suite.

Kevin Brookes

Responsable UMP Grandes Ecoles, Pôle Grenoblois

Débat sur l’immigration et l’identité nationale à l’UMP Grandes Ecoles Lille

Débat sur l’immigration et l’identité nationale à l’UMP Grandes Ecoles Lille

A l’initiative de l’équipe UMP GE de Sciences Po Lille, l’association De toutes les couleurs a organisé -pour la première fois- une confrontation directe entre notre groupe et le GSU. Pour cette première rencontre qui s’est tenu le 12 novembre, le thème retenu était particulièrement clivant, puisqu’il concernait l’immigration et l’identité nationale. Pendant plus d’une heure et demie, nous avons défendu la position du gouvernement, en essayant de déjouer les polémiques stériles et la démagogie de nos adversaires, qui s’amusaient à déjouer le débat. En effet, le Parti Socialiste paraît gêné aux encornures lorsque l’on évoque la question de l’identité de notre Nation.

Ils affirment que le but du débat lancé par Eric Besson est purement électoraliste, alors que les régionales, comme leur nom l’indique se jouent sur des enjeux locaux ; qu’il s’agit d’introduire une part de conflictualité entre habitants de la France, alors que la Nation désigne le socle commun de valeurs qui nous rassemblent, sur lesquelles nous nous retrouvons ; ils nous accusent de distinguer des « bons Français » et des « mauvais Français », alors que l’objectif est de ressouder notre Nation autour de ses fondamentaux, et dire aux autres pays : « voilà qui nous sommes, voilà comment nous nous définissons ». De fait, le PS est peut-être incapable de dégager une position commune audible, tant ses divisions sont abyssales. Ainsi, on l’aura compris, la tâche était rude, et les débats ont largement tourné autour de malentendus, que la gauche refuse d’admettre.

Leur autisme était impressionnant, comme à son habitude, et c’est pourquoi nous avons été contraints de faire preuve de beaucoup de pédagogie. Par exemple, il nous a fallu réexpliquer de nouveau que nous ne pouvions pas accueillir tous les migrants frappant à notre porte, et qu’il fallait examiner l’apport potentiel à la France qui peut-être le leur, que nous n’avions pas renoncé à l’asile, mais au contraire, que nous l’avions européanisé, que l’émigration elle-même n’était pas toujours profitable aux pays qui en sont victimes, qu’au final, nous n’étions pas sans cœur et sans pitié, et que nous ne menions pas une politique d’extrême-droite, puisque nous sommes favorables à une immigration maîtrisée, celle-ci « ayant toujours enrichi la France » selon le président Sarkozy, et opposés à l’impossible immigration zéro, et qu’enfin, cette politique était pratiquée dans la plupart des pays européens, comme la Grande-Bretagne et l’Espagne, deux pays pourtant dirigés par des gouvernements socialistes…

On pourra retenir de ce premier débat la nécessité de porter toujours plus haut la politique du gouvernement, de l’expliquer méthodiquement, pour mettre un terme au règne de la désinformation encouragée par l’opposition.

Gautier Jorion

En charge du pôle Politique au sein de l’association UMP Grandes Ecoles Lille

Arthur Bart

Responsable UMP Grandes Ecoles Sciences Po Lille

Les nouvelles mesures contre les expulsions

Les nouvelles mesures contre les expulsions

Le 1er novembre a marqué le début de la trêve hivernale des expulsions locatives. Jusqu’au 15 mars, les locataires ne pourront pas se faire expulser de leur logement conformément à la loi du code de la construction et de l’habitation. On estime chaque année à environ 11 000 le nombre de personnes expulsées par recours à la force publique. Ce chiffre est en augmentation de 160% en 10 ans selon la fondation Abbé Pierre. Faut-il cependant rappeler que la Déclaration des droits de l’homme de 1948, signée par la France et 57 autres Etats considère que le droit au logement est un droit inaliénable (article 25) ? Faut-il rappeler que le droit au logement est inscrit dans la Constitution française et que la loi QUILLOT de 1982 le reconnait comme un droit fondamental ?

Un recours à l’expulsion est avant tout le reflet d’un échec aussi bien pour le propriétaire que pour le locataire. Le gouvernement Fillion a multiplié les mesures contre les expulsions, avec notamment la loi DALO (Droit au Logement Opposable), votée le 5 mars 2007 et entrée en vigueur le 1er janvier 2008. Pour la première fois, un gouvernement se voit imposer des obligations de résultats. C’est une avancée certaine dans la mesure où il est fait mention d’un droit opposable, opposable qui signifie « que l’on peut faire valoir contre autrui ». Cependant, la réalité est bien loin des ambitions affichées. En cette période de récession économique où la crainte de voir le nombre de personnes expulsées s’accroît fortement, il est urgent d’agir.

Ce bref article n’abordera que le thème des expulsions locatives. Il faut souligner qu’il existe d’autres problèmes de logement en France comme la difficulté pour les jeunes de se loger, ou encore le manque de structures d’accueils ou de solutions pour les sans-abris.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy avait déclaré : « Je veux que le droit au logement soit opposable devant les tribunaux, afin que les pouvoirs publics soient obligés d’agir, d’assurer la construction d’assez de logements dans toute la gamme des besoins ». Deux années plus tard, de nombreux efforts ont été faits, et sans aucun doute le gouvernement actuel est celui qui a le plus agit dans l’histoire de la Vème République en faveur du logement.

Le plus grand pas en avant pour prévenir les expulsions est la loi DALO. La Ministre du Logement de l’époque, Christine BOUTIN, expliquait : « Le droit au logement est garanti par l’Etat, dans les conditions prévues par la loi, à ceux qui ne peuvent accéder à un logement décent et indépendant par leurs propres moyens ».

Pour répondre aux besoins de logements sociaux, l’Etat tente de favoriser leur construction. Ainsi 110 000 logements HLM ont été construits en 2008 contre 40 000 en 2000. Selon le Secrétaire d’Etat au logement Benoist APPARU, 125 000 logements seront construits en 2009. L’Etat a également créé un Fonds de Solidarité pour le Logement pour répondre aux attentes de la loi DALO et aider les personnes menacées d’expulsion à trouver une solution décente. Celui-ci accorde des aides financières aux personnes et aux familles en difficulté pour leur permettre d’accéder à un logement ou de s’y maintenir.

La bonne volonté du gouvernement actuel est indéniable et des efforts vont dans ce sens. Un autre signe en témoigne : la multiplication des conventions logements, par exemple actuellement dans le cadre des régionales avec Valérie PECRESSE. Néanmoins dans la réalité, un an après l’adoption de la loi DALO, beaucoup d’efforts restent à faire.

Selon une enquête de l’INSEE en 2001, on compte en France trois millions de personnes mal logées. Ce chiffre se décompose ainsi : 86 000 sans-abris en France métropolitaine, 550 000 ne bénéficient pas d’un logement personnel (hôtels, hébergement chez un tiers, camping…) et plus de 2 200 000 personnes vivent dans des logements jugés indécents. On peut très facilement imaginer que ces chiffres ont fortement augmenté en 8 ans.

Sur le terrain, les élus de tout bord et les assistants sociaux constatent que le nombre de personnes en difficulté (incapacité à payer les loyers ou mal logées) est en constante augmentation. Ceci s’explique par l’insuffisance de constructions de logements et par l’envolée des prix des loyers depuis quelques années. Il est par exemple honteux qu’aujourd’hui de nombreuses communes ne respectent pas la loi des 20% de logements sociaux (loi SRU). Honteux, car ceux sont parfois les mêmes élus qui à l’Assemblé Nationale ou devant les médias se disent prêts à agir pour combattre le mal logement et qui dans les faits ne respectent pas la loi.

Les premiers chiffres sont pour l’instant peu encourageants. En effet, sur 600 000 personnes éligibles au DALO, 56 000 ont fait une demande dans ce sens et seulement 13 000 se sont vues proposer un relogement. On estime que moins de la moitié de ces derniers a pour l’instant été effectivement relogée.

En juin dernier, le Haut comité pour le logement des personnes défavorisées (HCLPD) soulignait « des lacunes constatées en matières d’informations et d’assistance des personnes concernées ». La loi DALO ne souffre pas seulement de la pénurie de logements sociaux, la procédure est très longue et nécessite au moins 6 mois. Elle souffre également d’un manque de communication. Ainsi, peu de gens connaissent cette loi et la façon de présenter un dossier. Pour remédier à cela, Benoist APPARU compte lancer une large campagne d’information dans les prochains mois.

Il est important de souligner l’hypocrisie et les profondes contradictions dans le domaine du logement. En effet, la France, pays des Droits de l’homme et de tradition sociale colbertiste se doit de montrer l’exemple. Ainsi comment peut-on accepter que des familles ou des personnes handicapées soient « jetées à la rue » ? Ce n’est un problème uniquement politique mais il s’agit d’un problème qui nous concerne tous.

A la suite d’une expulsion, il n’existe aucune structure d’accueil à part un hébergement provisoire dans des hôtels ou des centres sociaux. Une famille ou même des personnes handicapées peuvent passer plusieurs mois dans des hébergements précaires. La situation peut se révéler pire pour certains qui se retrouvent à la rue ou dans des campings. Il ne faut pas s’aveugler : la France continue à expulser les locataires, même ceux de bonne foi. Un exemple très parlant témoigne à quel point rien n’est fait pour aider les personnes en difficulté. Récemment la Préfecture des Hauts-de-Seine a ordonné l’expulsion d’une famille nombreuse alors que celle-ci demandait un délai de quelques jours pour pouvoir emménager dans un nouvel appartement qui ne pouvait se libérer avant une semaine. Aucun délai, ni solution alternative ne leur furent offert. Toujours dans les Hauts-de-Seine, une mère célibataire avec deux enfants à charge, dont un handicapé est menacé d’expulsion. Malgré ses nombreux courriers aux élus, rien n’a pour l’instant été fait.

Faire passer des lois interdisant les expulsions sans que celles-ci ne soient réellement appliquées est dangereux. En effet, les discours des politiques, les lois telles que DALO ou encore les promesses des élus de tout bord donnent de l’espoir aux gens dans le besoin. Or si cet espoir est trahi, ceci ne peut qu’encourager la division entre les politiques et la population la plus vulnérable. Les promesses n’ont aucune valeur, seuls les actes comptent.

Etre militant UMP aujourd’hui c’est avant tout combattre pour faire évoluer les choses en mettant en lumière les faiblesses de notre société.

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, des avancées ont été faites et les choses commencent doucement à changer. Sous l’impulsion de Madame BOUTIN et aujourd’hui de Monsieur APPARU, de véritables reformes sont menées. Il faudra beaucoup de temps encore pour que l’ambition du gouvernement aille de paire avec la réalité sur le terrain. Le gouvernement doit donner plus de moyen au Ministère du logement pour soutenir les différentes mesures.

Julien NASRAWIN

Référent UMP Grandes Ecoles à Audencia

Les Jeunes Pop dans les prépas !

Les Jeunes Pop dans les prépas !

UMP Grandes Ecoles s’étend aux classes préparatoires.

L’objectif : créer un réseau dans les prépas, animer des débats et rencontrer des personnalités politiques.

Un projet fait sur mesure : compte tenu de la disponibilité extrêmement limitée des prépas, nous proposons une participation peu contraignante en terme de temps et s’inscrivant dans la logique directe des concours.

Un intérêt aussi bien intellectuel que rhétorique : nous proposons aux prépas de participer aux nombreuses rencontres organisées par UMP Grandes Écoles. Au programme : l’actualité analysée et commentée par des responsables politiques et économiques puis la possibilité de prendre la parole en public dans un débat interactif avec l’invité. Nous proposons ainsi une manière rapide et efficace de suivre l’actualité, chose souvent délaissée par l’enseignement supérieur et pourtant si décisive pour les concours (en particulier pour les oraux). De plus, la possibilité de débattre avec un ministre ou un chef d’entreprise constitue une expérience oratoire inédite et peut donner une idée de ce qui attend un futur diplômé des grandes écoles.

Chaque prépa peut également organiser d’elle même un débat sur le sujet qu’elle souhaite.

Janson-de-Sailly, Henri IV, Sainte-Croix-de-Neuilly, Stanislas, Carnot, l’ISEP et beaucoup d’autres à Paris et en province ont déjà répondu présent.

Pour plus d’informations :

http://www.facebook.com/group.php?gid=53280641504

Thomas MERLIN

Référent UMP Grandes Ecoles

Responsable UMP Prépa

Edito UMP Grandes Ecoles – Newsletter du 3 décembre 2009

Edito UMP Grandes Ecoles – Newsletter du 3 décembre 2009

Bonjour à tous,

Je suis heureux de vous retrouver pour une nouvelle année avec les jeunes de l’UMP Grandes Ecoles. Une année qui sera placée encore une fois sous le signe du débat d’idées avec les Jeunes de l’UMP Campus (Grandes Ecoles, Facs et Filières Pro’).

S’impliquer au sein de l’UMP Grandes Ecoles, c’est montrer que vous voulez vous engager, que vous vous intéressez aux grands et aux plus petits enjeux qui rythment la vie politique, économique et sociale, à la fois en France et dans le monde.

Vous avez compris que le meilleur moyen de faire entendre votre voix, ce n’est pas en regardant de loin de ce que font les autres mais au contraire en vous impliquant personnellement.

La période économique et politique est particulièrement propice au débat et à la défense de nos idées et de nos valeurs. La crise économique est passée par là, les récentes polémiques également. Certains sujets méritent d’être traités en profondeur d’autres, en revanche, ne méritent pas que l’on s’attarde dessus.

Nicolas Sarkozy entre dans la deuxième phase de son mandat, les élections régionales approchent, des réformes d’envergure sont encore attendues. Nous soutenons l’action gouvernementale, car nous savons que la France a besoin de ce souffle nouveau. Le Président de la République et le gouvernement de François Fillon ont jusqu’à maintenant fait la preuve de leur dynamisme et de leur volonté de réformer : Grenelle de l’environnement, lutte contre l’insécurité, réforme des universités, présidence française de l’Union Européenne (adoption du paquet climat-énergie, pacte immigration, union méditerranéenne), défiscalisation des heures supplémentaires, revenu de solidarité active (RSA), réforme des régimes spéciaux de retraite…

Nous n’avons pas à être d’accord sur tout. Nous n’avons pas à glorifier sans arguments les actions et les réformes du gouvernement. Il peut arriver que nous soyons en désaccord, et nous devons absolument conserver cette liberté de parole. Cependant, notre premier rôle est de présenter nos idées, d’en débattre, et de les défendre avec conviction et raison.

La gestion de la crise financière et de l’après-crise, le grand emprunt national, le débat sur l’identité nationale, la réforme des retraites en 2010, l’état des prisons en France, la dette publique, la réforme de la taxe professionnelle, la réforme des collectivités territoriales… les sujets sont nombreux et passionnants. A nous de nous en saisir ! Nous vous attendons nombreux lors de nos événements Campus et Grandes Ecoles !

Amitiés,

Maxime Largeteau

Président UMP Grandes Ecoles

Existe-t-il une structure UMP Grandes Ecoles dans votre école ? Comment puis-je m’impliquer avec les Grandes Ecoles ? Posez toutes vos questions à umpgrandesecoles@jeunesump.fr

Adhérez également à notre groupe facebook UMP Grandes Ecoles Officiel !

Réforme du lycée : blocage à gauche, concertation à droite !

Réforme du lycée : blocage à gauche, concertation à droite !

Ce n’est pas un hasard si le Président de la République a chargé Richard Descoings, directeur de l’IEP de Paris, de mener la concertation autour de la réforme du lycée. Connu pour avoir réalisé des réformes sans précédent à Sciences Po, en révolutionnant le monde des grandes écoles par les procédures ZEP, M. Descoings aura pour mission de consulter les représentants du lycée afin de conduire la réflexion autour du lycée. Il s’agira, selon sa lettre de mission, «d’explorer librement et sans préalable toutes les pistes qui pourraient permettre à notre lycée général et technologique de devenir plus juste, plus attractif et plus performant». M. Descoings abordera ainsi « sans tabou » toutes les questions du lycée afin de mener à bien la concertation sur la réforme du lycée.

 

En se rendant sur le terrain pour écouter directement les élèves, « Richie » veut répondre aux inquiétudes des lycéens quant à leur avenir, ce qui devrait se conclure par un rapport final rendu en octobre. De ces consultations ressortiront des recommandations, jugées utiles, afin de :


- renforcer les élèves en difficulté,

- rééquilibrer la voie technologique par rapport à la voie générale, ainsi que les voies générales entre elles (L, ES et S),

- mieux préparer les élèves à l’enseignement supérieur en renforçant l’orientation.


Cette réforme du lycée menée par le ministre Darcos, personne ne saura dire qu’il la passera au forcing, puisqu’il démontre magistralement son ouverture et son professionnalisme. En la personne de M. Descoings, la réflexion devra trouver un accord durable dans l’intérêt des étudiants, et ce en dialoguant avec leurs représentants. Ainsi, le contraste est saisissant entre une gauche lycéenne qui bloque et une droite qui dialogue.

L’UMP Lycées, plus qu’une innovation, UNE RÉVOLUTION !

L’UMP Lycées, plus qu’une innovation, UNE RÉVOLUTION !

Président de l'UMP Lycées Thomas Callies

Président de l’UMP Lycées

Antoine de Jerphanion Antoine de Jerphanion

Vice-Président de l’UMP Lycées

L’UMP Lycées, lancée officiellement lors du Campus de Royan des Jeunes de l’UMP, a fait une entrée triomphante en brisant tous les tabous. Jouant la carte de la transparence, nous avons démontré qu’il est possible d’être lycéen, d’avoir des convictions et de les assumer !

Preuve d’une réelle attente des lycéens, un mois après sa création, l’UMP Lycées était déjà présente dans 25 départements et dans plusieurs dizaines de lycées. Dans ces départements, nous sommes mobilisés et notre action restera diversifiée : tractages, collages, création de vidéos militantes, débats avec nos opposants, communiqués de presses, évènements avec des personnalités politiques … Nous voulons devenir une référence en terme d’engagement dans les lycées !

Nous sommes là pour soutenir l’évolution, mais nous souhaitons être acteurs du changement, et nous pouvons déjà annoncer que participerons à toutes les réformes qui nous concernent. Face aux critiques de la gauche lycéenne, nous avons su montrer notre détermination, et nous garderons la même force pour faire entendre notre voix, majoritaire dans les lycées.

Pour continuer nos actions, nous avons besoin de votre aide, celle des militants. L’UMP Lycées est avant tout votre mouvement, car pour l’UMP Lycées, nous visons haut, nous visons la popularité !

www.ump-lycées.fr

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