Vendredi 11 décembre dernier, la section grenobloise d’UMP Grandes Ecoles organisait un café politique autour du thème « être jeune et de droite en milieu universitaire ». A cette occasion, l’invité Fabrice MARCHIOL, Maire de La Mure, Conseiller Régional, et tête de liste départementale de l’Isère pour les prochaines élections régionales en Rhône-Alpes, nous a fait part de ses réflexions et de son expérience sur la difficulté d’assumer ses convictions politiques dans un milieu hostile.
Son témoignage était d’autant plus intéressant, que Fabrice MARCHIOL a été pendant longtemps le responsable de la Droite Universitaire grenobloise (l’UNI) au cours des années 90.
Il a d’abord conseillé aux jeunes présents d’assumer pleinement leurs convictions, même si cela pouvait avoir un coût social dans un milieu où l’on considère que lorsqu’on est jeune, il est naturel de se sentir proche des idées de gauche. De plus, le maire de La Mure a précisé que le contexte actuel était favorable pour que les personnes de droite, et notamment les jeunes, se décomplexent, à l’heure où le Président de la République mène des réformes sans précédent depuis 30 ans, et assume pleinement son action.
Face à l’interrogation des étudiants présents, il a également insisté sur l’importance pour les jeunes sympathisants du parti de la majorité de se réunir régulièrement pour débattre et échanger sur l’actualité. Le conseiller régional a raconté, non sans nostalgie, les débats passionnés qui avaient lieu de façon hebdomadaire sur l’actualité, lorsqu’il était étudiant sur le campus grenoblois.
Fabrice MARCHIOL a également mis l’accent sur l’utilité de l’engagement politique lorsqu’on est étudiant. En effet, le fait de véhiculer publiquement ses convictions alors même que l’on est minoritaire et de s’impliquer dans les mouvements politiques, participent selon lui à la formation de futurs élus ou militants politiques.
L’invité a conclu la réunion en nous faisant part de quelques enjeux sur les régionales en Rhônes-Alpes. Il a expliqué que la droite ne devait pas faire la même erreur qu’en 2004, et traiter des questions nationales autant que des questions locales, en défendant le bilan de l’action du gouvernement. La tête de liste départementale a fait part, avec beaucoup de précisions, du gâchis d’argent public réalisé par la majorité de gauche au conseil régional de Rhônes-Alpes depuis 2004, ainsi que la très forte hausse de la fiscalité sur la même période.
Kevin Brookes
Responsable UMP Grandes Ecoles Pôle Grenoblois
