14 fév 2010

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Jeunes UMP
Les Jeunes de l'UMP

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Entre méritocratie et « Positive Action », le dilemme des quotas dans les Grandes Ecoles

Avant toute critique, examinons les faits. La récente proposition du gouvernement prévoyant de faire passer à 30% le nombre de boursiers dans les Grandes Ecoles françaises, a un objectif tout à fait louable : la promotion sociale et l’égalité des chances. Mais quelle est la situation actuelle ?

Aujourd’hui, les boursiers représentent 23% des effectifs de la rentrée 2009 dans les Grandes Ecoles. On peut ainsi noter que ce pourcentage n’est pas exagérément loin des objectifs affichés par le gouvernement, et qu’en l’absence de politique de quotas, les boursiers parviennent quand même à intégrer en nombre non-négligeable les plus prestigieuses filières de l’enseignement supérieur français.

En outre, si l’on remonte deux ans en arrière, plus précisément à la rentrée 2007, on peut remarquer que le pourcentage de boursiers présents en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) avoisine celui de ceux qui ont intégré une Grande Ecole en 2009 (soit après deux ans de prépa). Ainsi, on peut légitimement espérer qu’après l’augmentation du nombre de boursiers en 2009 en première année de CPGE (grâce à un relèvement du plafond d’attribution des bourses d’études en 2008), à hauteur de 30% des effectifs, l’objectif affiché par le gouvernement sera atteint sans qu’aucune mesure supplémentaire n’ait besoin d’être prise.

Enfin, l’introduction de quotas dans les Grandes Ecoles françaises entraînerait inévitablement une sélection des candidats boursiers suivant des modalités particulières, différentes de celles auxquelles se soumettent les candidats lambda. De facto, cette voie d’accès particulière priverait certains candidats d’une place qu’ils auraient méritée. Il convient donc de ne pas se voiler la face, car en plus de menacer notre traditionnelle méritocratie républicaine, la mise en œuvre d’une telle mesure entrainerait une baisse de niveau des Grandes Ecoles françaises. Or, à l’heure où nos universités s’enfoncent dans les bas-fonds des classements internationaux et où le marché du travail est particulièrement tendu, il semble risqué d’ainsi mettre en danger les fleurons de notre enseignement supérieur.

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