28 fév 2010

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Jeunes UMP
Les Jeunes de l'UMP

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Ce que nous apprend la crise grecque, Edito de Benjamin Lancar

Salut à tous,

Depuis bientôt un mois, nous Français et tous les peuples européens observons avec inquiétude les déboires financiers de la Grèce, victime à la fois d’un trop grand laisser-aller mais aussi de spéculation sur ses difficultés par des hedge funds aux comportements immoraux.

Le danger est grand de voir la Grèce s’écrouler devant le poids de sa dette (22 milliards d’euros a payer d’échéances d’ici avril-mai). Le risque ne concerne pas seulement la Grèce bien sur mais aussi l’ensemble de la zone euro (l’euro pourrait revenir à la parité avec le dollar d’ici le printemps selon le consensus des analystes). George Soros estime ainsi que demain, outre la Grèce, ce sont l’Irlande, l’Espagne et le Portugal, qui devraient être menacés par de graves difficultés financières.

L’Union Européenne doit réagir bien sûr pour être un recours et ne pas laisser au seul FMI le soin de régler cette question.

Mais je voudrais souligner un aspect moins apparent. On attaque beaucoup les banques et on les accuse – souvent avec justesse – de spéculer immoralement sur les difficultés grecques. On oublie que demain les difficultés de tel ou tel Etat mettront à nouveau à mal les fondements financiers des banques. Ainsi, rien que dans le cas grec, les banques françaises ont 55 milliards d’euros en jeu et les banques allemandes 43 milliards. L’enjeu est donc de taille. Il est peu probable que les banques puissent à nouveau supporter les difficultés induites par l’effondrement d’un Etat d’autant que cette fois-ci, les Etats qui s’étaient portés garants ne pourront plus le faire, en raison de leurs propres difficultés.

Deux remèdes apparaissent inévitables à ce phénomène très inquiétant. D’une part, les Etats doivent résolument s’engager dans une politique d’assainissement de leurs finances publiques. Il n’y plus le choix, il faut agir. Un analyste d’Exane disait ainsi du cas français qu’il restait a la France 18 mois pour se réformer avec ambition avant d’être atteinte a son tour par les maux grecs. Deuxièmement, les banques doivent absolument utiliser leurs profits records de l’année 2009 pour consolider leurs fonds propres et non offrir des bonus et des dividendes. Le G20 doit être tres ferme sur ce dernier point. Autrement, la crise de septembre 2008 apparaitra un doux euphémisme devant les difficultés à venir.

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