28 jan 2010

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Jeunes UMP
Les Jeunes de l'UMP

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Changeons de modèle !
Les inquiétudes sur le réchauffement climatique ont, en quelques années, pris une place centrale dans les politiques publiques. Qui aurait pensé, il y a ne serait-ce que 5 ans que l’on créerait un grand ministère d’Etat regroupant toutes les compétences liées au développement durable ?
Certains y voient un excès de zèle et pensent qu’il y a débat, si ce n’est sur le réchauffement, au moins sur ses causes. Mais on ne peut pas non plus faire comme si le consensus sur la question était absolu.
Là où certains idéologues de l’écologie veulent faire baisser notre niveau de vie, à coup de politiques « anti » : anti-nucléaire, anti-LGV, anti-recherche dans tel ou tel domaine, anti-voitures, en s’appliquant à rendre impossible la vie de ceux qui en ont besoin pour travailler ou simplement pour se déplacer, nous proposons une écologie positive ; les voies ouvertes par la recherche sont à explorer, il y a là de formidables opportunités d’évoluer vers une économie plus sobre, tout en créant de la valeur, des entreprises et des emplois.
Pour de bonnes ou de mauvaises raison, parce que nous sommes tous attachés au confort que nous ont apporté des décennies de croissance économique, fondées sur l’exploitation de matières premières non renouvelables comme le gaz ou le pétrole, parce que nous ne supportons pas non plus l’idée que le prix de cette croissance soit de souiller la nature, comme on l’a fait sans s’en émouvoir durant le siècle dernier et comme les pays en développement le font aujourd’hui pour accéder au même niveau de vie que le nôtre, nous devons agir.
C’est tout le sens de la démarche du gouvernement à travers le Grenelle de l’Environnement et ses applications concrètes comme la taxe carbone.
Sachant que l’énergie que nous exploitons n’est pas inépuisable, qu’avant de se tarir, elle aura atteint un niveau de prix insupportable, nous avons dès lors tout intérêt à réduire au maximum notre dépendance énergétique le plus vite possible.
La Chine ne s’y trompe pas. Elle a bien compris que le prix des matières est la pire menace qui pèse sur sa croissance présente et future, c’est pour cela qu’elle est devenue, en quelques années, numéro un mondial des technologies vertes.
Changer de modèle c’est aussi permettre à tout le monde de privilégier l’achat de produits plus vertueux, souvent issus de l’économie locale, c’est bien l’intérêt du bonus-malus ou de la taxe-carbone, que nous voudrions tous voir élargie au niveau européen avec une taxation aux frontières des produits ne respectant pas nos normes. C’est encourager l’utilisation de transports en commun dans les villes pour réduire les problèmes de circulation, de stationnement et de pollution et ainsi améliorer la qualité de vie dans nos grandes agglomérations.
Le Président, qui avait déjà fait part de son souhait de mettre en place une taxe carbone au niveau européen, a annoncé lors son intervention télévisée du 25 janvier, que le dossier était relancé.
L’écologie peut et doit être un vecteur de croissance pour notre pays. Les ayatollahs de l’écologie ne doivent pas triompher au prix d’un discours alarmiste et dénué de tout fondement rationnel.
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