Présentation de l’équipe des JPI

Présentation de l’équipe des JPI

Samuel LAUFER

Responsable des Jeunes Populaires de l’International

samuel.laufer(at)jeunesump.fr

Thibaut CHAPPELAT

en charge de l’animation et communication

Alexis Du PELOUX

en charge des Etudes

camurat Faraj Benoit CAMURAT

DN responsable des RI

 

Les chargés de mission et acteurs du changement sont nombreux.
Un grand merci notamment à Thomas Kolbé, Pierre Kajubowicz, Victoire Louapre, Pierre Marquis, Edouard De Riedmatten, Vincent Schneider, Yoann Sebag, Julien Senac, Boris Sterk, Matthieu Solivères…

« Savoie » ou bien ?

« Savoie » ou bien ?

Bienvenue en Savoie, l’un, si ce n’est le plus beau département de France.

Entre le plus grand lac naturel, les plus belles montagnes de France et le plus grand domaine skiable du monde, la Savoie est un département qui compte aujourd’hui plus de 400000 habitants qui ont la chance de vivre entre l’avant pays savoyard, le bassin Chambérien et Aixois, la Tarentaise et la Maurienne.

La Savoie a aussi la chance de posséder une faune et une flore très développées et une espèce animale très célèbre : le dahu. Cet animal possédant deux pates plus courtes que les autres afin de pourvoir se déplacer plus facilement dans nos montagnes fait la gloire de certains « chasseurs de dahu » !

Cette année va être pour nous, savoyards, une année très importante car nous allons fêter le cent cinquantième anniversaire du rattachement de la Savoie à la France !

De la tartiflette à la raclette en passant par les diots !

La culture savoyarde est très développée à tel point que personne n’échappe à la traditionnelle tartiflette, raclette sans oublier les diots lorsque les vacanciers viennent skier dans les plus grandes stations qui font la réputation de notre domaine skiable (Val d’Isère, Courchevel, les Arcs, les Saisies, la Rosière, Valmorel, Valloire, les Sybelles …).

Venir en Savoie c’est aussi parler les différents patois locaux (le franco provencal savoyard) qui sont encore usités encore aujourd’hui par certaines personnes.

La Savoie possède donc une culture locale encore et toujours très présente qui fait la fierté des Savoyards !

In Pierre DUMAS, Michel BARNIER and Hervé GAYMARD we trust !

Parler de la Savoie c’est aussi parler de nos grands hommes politiques venant de notre territoire.

A droite, la Savoie a vu monter sur Paris Pierre DUMAS, ancien Maire de Chambéry et ancien secrétaire d’état sous Georges POMPIDOU, Michel BARNIER, ancien ministre, président du conseil général et actuellement Haut Commissaire français au Marché intérieur et aux Services, un des postes clefs de l’Europe. Mais aussi Hervé GAYMARD, actuel Président du conseil général et ancien ministre.

La Savoie est un département bleu !

En effet, les 3 circonscriptions voient les couleurs de l’UMP briller nottament avec Dominique DORD, Président de notre fédération et Maire d’Aix-les-Bains, mais aussi Michel BOUVARD et Hervé GAYMARD. Jean-Pierre VIAL est un des deux sénateurs Savoyard. De plus, Michel DANTIN a la lourde tache de représenter la Savoie et l’arc alpin au Parlement européen.

En avant pour d’autres victoires !

Florian MAITRE a la lourde tache d’animer la fédération des Jeunes Populaires depuis le succès des Européennes avec une nouvelle équipe très dynamique.

En ligne de mire : les régionales de Mars 2010.

Les Jeunes Populaires de Savoie sont le moteur de ces élections au niveau de Rhône-Alpes notamment avec deux actions qui ont marqués le début de cette campagne.

La première action est le tract mensuel « Les Inédits de la Région » (http://www.jeunespop73.com/categorie-11149615.html). Ce tract a été lancé au niveau Rhônalpin le 14 Novembre dernier avec un grand tractage régional. Le but est de montrer le véritable bilan de la majorité « arc en ciel » socialo-communiste-vert de notre Région qui détruit notre industrie, nos emplois, notre économie en même pas 6 ans de pouvoir.

Succès garantie pour ce tract puisqu’il a fait grincer des dents le premier vice président du conseil régional! Preuve que nous disons la vérité et dénonçons les dérives de cette majorité qui ne tient pas la route.

Deuxième action, l’écriture d’un livre blanc « Rhône-Alpes 2010 : Réussir avec les Jeunes ». Au total 34 propositions sur des problématiques aussi diverses et variées que l’environnement, l’économie, l’aménagement du territoire, le logement, l’emploi, l’enseignement supérieur et secondaire. Un véritable travail de fond et de dialogue avec nos élus et nos militants.

Les Jeunes Populaires de Savoie sont donc tous mobilisés pour faire gagner Françoise GROSSETETE à ces élections comme nous avons fait triompher Nicolas SARKOZY en Mai 2007 en sillonnant la Savoie dans la toute première « Sarko’ Mobile » de France. Les Jeunes Populaires de Savoie sont donc toujours aux avant postes des campagnes et toujours prêt à se battre pour faire triompher nos valeurs aux cotés de nos parlementaires et de notre mouvement.

Comme nos champions de ski tels Jean Baptiste Grange, Julien Lizeroux, les Jeunes Populaires sont toujours largement en avance loin devant nos concurrents lorsque nous décidons de faire une course.

Pas encore convaincu ?

Venez vite sur vos skis dévaler les plus belles pentes du plus grand domaine skiable du monde !

BIENVENUE EN SAVOIE.

A’RVI PA (Au revoir en patois savoyard).                                            

Blog des Jeunes Populaires de SAVOIE : http://www.jeunespop73.com/Florian Florain MAITRE, RDJ

Changeons de modèle !

Changeons de modèle !

Les inquiétudes sur le réchauffement climatique ont, en quelques années, pris une place centrale dans les politiques publiques. Qui aurait pensé, il y a ne serait-ce que 5 ans que l’on créerait un grand ministère d’Etat regroupant toutes les compétences liées au développement durable ?
Certains y voient un excès de zèle et pensent qu’il y a débat, si ce n’est sur le réchauffement, au moins sur ses causes. Mais on ne peut pas non plus faire comme si le consensus sur la question était absolu.
Là où certains idéologues de l’écologie veulent faire baisser notre niveau de vie, à coup de politiques « anti » : anti-nucléaire, anti-LGV, anti-recherche dans tel ou tel domaine, anti-voitures, en s’appliquant à rendre impossible la vie de ceux qui en ont besoin pour travailler ou simplement pour se déplacer, nous proposons une écologie positive ; les voies ouvertes par la recherche sont à explorer, il y a là de formidables opportunités d’évoluer vers une économie plus sobre, tout en créant de la valeur, des entreprises et des emplois.
Pour de bonnes ou de mauvaises raison, parce que nous sommes tous attachés au confort que nous ont apporté des décennies de croissance économique, fondées sur l’exploitation de matières premières non renouvelables comme le gaz ou le pétrole, parce que nous ne supportons pas non plus l’idée que le prix de cette croissance soit de souiller la nature, comme on l’a fait sans s’en émouvoir durant le siècle dernier et comme les pays en développement le font aujourd’hui pour accéder au même niveau de vie que le nôtre, nous devons agir.
C’est tout le sens de la démarche du gouvernement à travers le Grenelle de l’Environnement et ses applications concrètes comme la taxe carbone.
Sachant que l’énergie que nous exploitons n’est pas inépuisable, qu’avant de se tarir, elle aura atteint un niveau de prix insupportable, nous avons dès lors tout intérêt à réduire au maximum notre dépendance énergétique le plus vite possible.
La Chine ne s’y trompe pas. Elle a bien compris que le prix des matières est la pire menace qui pèse sur sa croissance présente et future, c’est pour cela qu’elle est devenue, en quelques années, numéro un mondial des technologies vertes.
Changer de modèle c’est aussi permettre à tout le monde de privilégier l’achat de produits plus vertueux, souvent issus de l’économie locale, c’est bien l’intérêt du bonus-malus ou de la taxe-carbone, que nous voudrions tous voir élargie au niveau européen avec une taxation aux frontières des produits ne respectant pas nos normes. C’est encourager l’utilisation de transports en commun dans les villes pour réduire les problèmes de circulation, de stationnement et de pollution et ainsi améliorer la qualité de vie dans nos grandes agglomérations.
Le Président, qui avait déjà fait part de son souhait de mettre en place une taxe carbone au niveau européen, a annoncé lors son intervention télévisée du 25 janvier, que le dossier était relancé.
L’écologie peut et doit être un vecteur de croissance pour notre pays. Les ayatollahs de l’écologie ne doivent pas triompher au prix d’un discours alarmiste et dénué de tout fondement rationnel.
De nouvelles mesures de sécurité dans les aéroports

De nouvelles mesures de sécurité dans les aéroports

En réaction à l’attentat manqué du 27 décembre dernier, Brice Hortefeux a décidé que des sanctions très dissuasives pourront désormais être prises contre les compagnies aériennes qui négligent ou refusent de transmettre à l’avance les listes de leurs passagers aux autorités.

Le ministre souhaite aussi la mise en place, au plan européen, d’un système PNR (Passenger Name Record) ambitieux qui permettrait de disposer et d’exploiter les données relatives aux passagers dès la réservation, pour identifier très en amont, avant même leur arrivée à l’aéroport, les individus suspects.
Brice Hortefeux a également annoncé qu’un groupe de travail sur les scanners corporels dans les aéroports français avait été mis en place à la demande du Président de la République et devrait « faire des propositions » dans un délai d’un mois.

L’ensemble de ces mesures soulignent l’importance que le gouvernement accorde à la sécurité des passagers des transports aériens en rappelant que le risque de menace terroriste sur la France est latent mais bien réel.

Lancement des Ateliers de l’apprentissage et de l’alternance

Lancement des Ateliers de l’apprentissage et de l’alternance

Le secrétaire d’état Laurent Wauquiez chargé de l’emploi auprès du Ministère de l’économie de l’industrie et de l’emploi vient d’ouvrir une plateforme sur l’alternance et l’apprentissage.
Objectif : promouvoir et développer l’alternance, soit 1 jeune sur 5 en alternance à l’horizon 2015.

Ces ateliers seront pilotés par des acteurs de terrain, praticiens issus de grandes entreprises et ils devront apportés des réponses concrètes aux questions suivantes :

-  Comment aider le jeune en alternance dans sa vie quotidienne?

-  Comment développer l’alternance partout et pour tous? (Tout type de métier pas seulement manuel mais aussi à tout niveaux de diplôme et donc y compris les grandes écoles)

-  Comment aider enfin les entreprises à s’engager encore davantage dans les formations en alternance en simplifiant les démarches et les financements ?

La formation en alternance, sous la responsabilité du maître d’apprentissage ou du tuteur, est la première pierre de la construction de la compétence professionnelle. Les jeunes apprennent en étant placés dans une structure réelle de travail en entreprise, le rapport d’Henri Proglio rendu au Président de la République va dans ce sens.

Il repose sur 3 principes :

-  Donner aux jeunes la possibilité de faire remonter leurs expériences du terrain et contribuer aux réflexions des groupes d’experts

-  Faciliter le débat entre enseignants, entreprises et jeunes en formation

-  Faire émerger les meilleures idées au travers d’un système de votes.

Ce dispositif sera également connecté avec les réseaux sociaux via Facebook et le fil Twitter du Ministère. Une chaîne Youtube dédiée permettra également de mieux comprendre la réalité de l’alternance et de l’apprentissage au travers d’interviews d’experts, d’apprentis, ou de professionnels.

Le travail des sans-papiers

Le travail des sans-papiers

Plusieurs centaines de travailleurs sans-papiers ont manifesté, le 30 décembre 2009, à Paris, devant le ministère du Travail, à l’appel de onze syndicats et associations. Une circulaire sur le travail des sans-papiers, émanant du ministère de l’Immigration, est à l’origine de cette manifestation. De même, un projet de loi contre les employeurs de sans-papiers va bientôt être déposé par Eric Besson. Ces deux textes marquent-ils la fin de l’omerta qui règne autour du travail illégal en France ?
La circulaire du 24 novembre 2009
Dans une circulaire commune du 24 novembre 2009, Xavier Darcos, ministre du Travail, et Eric Besson, ministre de l’Immigration, ont fait connaître la décision du Gouvernement de durcir les sanctions contre les entreprises employant des travailleurs sans-papiers. En effet, la circulaire précise que les préfets pourront décider la « fermeture administrative » des entreprises s’il est avéré que l’activité de l’entreprise est construite autour du travail illégal ou de l’emploi de travailleurs étrangers sans titre de travail. D’autant que Xavier Darcos promet aussi de sévir contre les entreprises passant des contrats avec des sous-traitants ayant eux-mêmes recours au travail illégal.
Mais qui dit fermeture d’entreprises, dit chômage. Le ministre du Travail a déclaré à ce sujet que « suite à une fermeture administrative, les salariés qui perdraient leur emploi, y compris les sans-papiers, toucheraient les indemnités prévues par le droit du travail. »
Le projet de loi d’Eric Besson
Eric Besson a également fait savoir qu’il déposerait bientôt un projet de loi contre les employeurs de sans-papiers. Le projet de loi prévoit une majoration des amendes à l’égard des entreprises fautives et le «remboursement des aides publiques» et ce dans le but de lutte contre les abus. En effet, le ministre de l’Immigration a déclaré que «si des étrangers en situation irrégulière sont exploités sur notre sol par des réseaux mafieux, c’est aussi parce qu’ils trouvent sur notre sol des employeurs et des exploiteurs qui abusent de leur situation».
La réaction des travailleurs sans-papiers
Les sans-papiers, avec le soutien de nombreux syndicats et associations, ont manifesté contre la circulaire du 24 novembre 2009 qu’ils jugent « remarquablement vide et floue ». Leur crainte est qu’elle conduise les préfectures à de mauvaises interprétations et à un comportement « arbitraire ».
Lors de la manifestation du 30 décembre 2009, les sans-papiers ont également réclamé leur régularisation et demandé l’obtention d’une nouvelle circulaire sur les titres de séjour.
Par ailleurs, plus de 5.000 travailleurs sans-papiers à travers toute la France et principalement en région parisienne, se sont mis en grève pour réclamer la régularisation de leur situation.
La réaction du patronat
Dans les colonnes du journal « Les Echos », Sophie de Menthon, la présidente du club patronal Ethic, a confié qu’il n’existait pas qu’un seul problème de sans-papiers mais une multiplicité de cas et de mobiles. Elle a proposé de donner une chance aux employeurs de bonne foi qui souhaitent régulariser la situation des sans-papiers qu’ils emploient. Le meilleur moyen serait de leur accorder un délai de trois mois afin qu’ils régularisent la situation de leurs employés cachés mais sous condition qu’ils s’engagent sur des CDI. Et cette opportunité de régulariser serait bénéfique pour la France car le coût du travail illégal en France est estimé à 4% du PIB, soit 60 milliards d’euros, l’équivalent du budget de l’Education nationale.
Elle confie également que « En accordant des permis de travail à ces contributeurs anonymes à l’économie du pays, on pourra ensuite en toute bonne conscience punir très sévèrement les contrevenants. Le permis de travail et le permis de séjour doivent être redessinés, précisés et utilisés avec bon sens mais sans complaisance. Le retour de la croissance, la cohésion nationale et la baisse du chômage passent aussi par là. »
Le gouvernement conscient de la situation a donc annoncé un vaste plan visant à lutter contre le travail illégal. D’une part avec, le projet de loi porté par Eric Besson mais aussi d’autre part, avec les mesures annoncées par le Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, à savoir un renforcement des contrôles et le recours systématique à des sanctions financières pour l’entreprise ainsi que des mesures touchant directement à son image.
Le gouvernement tend ainsi à démontrer sa totale implication sur ce dossier qui devrait être traité dans les semaines à venir.

Sources : Le Figaro et Les Echos

Le plan cancer II : une mesure globale et ambitieuse ?

Le plan cancer II : une mesure globale et ambitieuse ?

Lundi 2 Novembre 2009, Nicolas Sarkozy a présenté le projet du « plan cancer II » pour 2009-2013. Cette nouvelle mesure a été lancée suite à un diagnostic inquiétant : 350 000 nouveaux cas de cancer sont comptés chaque année, en France. Ainsi, en 2004, le cancer est devenu la première cause de mortalité. C’est dans ce sens que la lutte contre cette maladie est apparue comme une nécessité indéniable.
En bref, le « plan cancer II » vise tout d’abord à renforcer les acquis du premier plan qui avait été adopté par Jacques Chirac.

Doté  de 732 millions d’euros de dépenses utilisables entre 2009 et 2013, ce plan poursuit trois objectifs principaux :

Construire les meilleurs soins pour demain ;
Réduire les inégalités devant les questions de santé ;
Préparer la vie du patient après la maladie.
 

La part du budget prévu par le plan pour la recherche est de 15%. Elle sera utilisée en partie pour analyser les risques environnementaux et comportementaux en lien direct avec la maladie.

Son enjeu est aussi de taille puisqu’en 2013 il est prévu que 80% des patients touchés par cette maladie bénéficient de soins personnalisés.

Revenons un instant, sur un des objectifs énumérés dans ledit plan : préparer la vie après le cancer serait devenu la nouvelle tâche ambitieuse du gouvernement. 50 % des cancers sont maintenant suivis d’une guérison. Ce pourcentage va croître au cours des prochaines années. C’est pourquoi un programme personnalisé de l’après-cancer sera proposé aux patients. Conçu dans la continuité du programme personnalisé de soins et avec un volet social, il devra impliquer l’infirmière coordinatrice des soins et le médecin traitant. Il offrira un suivi et une évaluation du risque de rechutes et de séquelles.
Ainsi, ce plan ne porte pas seulement sur les soins apportés aux malades mais s’inscrit dans une démarche ambitieuse et globale qui concerne aussi bien la recherche, l’observation, la prévention et le dépistage que la vie pendant et après le cancer.

Pour une plus grande efficacité et une meilleure transparence, ce plan, contrôlé par l’Institut national du cancer, sera à deux reprises évalué: une à mi-parcours fin 2011et une autre à la fin du plan en 2013.

Elections régionales- Basse Normandie : Des raisons de la déraison d’un vote bas-normand à gauche en 2010

Elections régionales- Basse Normandie : Des raisons de la déraison d’un vote bas-normand à gauche en 2010

Les lendemains qui déchantent

Trop. A peine s’offusque-t-on de l’augmentation de la fiscalité en Basse-Normandie que la gauche brandit l’accusation de démagogie. A peine s’insurge-t-on contre la mauvaise gestion des deniers publics bas-normands ainsi récoltés en masse que les élus socialistes crient à la mauvaise foi. Mauvaise foi ? La droite gouvernementale ignorerait le désengagement de l’Etat  quand la gauche s’engagerait à sa place au sein des régions. Mauvaise foi. Après six ans de gouvernance locale socialiste, l’heure est au bilan. Or ce dernier s’avère accablant à bien des égards dans le domaine financier, fiscalité et dette ayant été chaudement activées. La taxe professionnelle a sensiblement augmenté. Les automobilistes bas-normands se sont vus prélever 15,6 milliards d’euros supplémentaires à partir de 2007 avec l’instauration d’un nouvel impôt.  Quant à la dette régionale, elle a progressé  de 26% en 2006 par rapport à 2005 !

Pas assez. La gauche a beau jeu de s’affirmer comme force modernisatrice et de reléguer la droite dans le conservatisme. Comme bien souvent, le verbe socialiste est plus prolixe que l’action n’est vivace. La main se perd en moulinets quand la vue de loin souffre de lésions profondes. Il est de fait à retenir l’absence de projet d’avenir constructif et construit pour la Basse-Normandie. Car si la main est généreuse, elle ne l’est pas tant en vue de l’investissement qu’en direction de la bouche. Entre les deux, il n’y a qu’un mouvement et, avec une multiplication par deux des frais de bouche , autant dire que les socialistes ont effectivement prouvé leur rapidité de conduite. Pour autant les Bas-Normands restent sur leur faim.

L’espoir à droite

Un projet ambitieux et responsable- Il est donc grand temps de revenir à une politique régionale guidée par l’intérêt des Bas-Normands. C’est ce à quoi les candidats UMP aspirent, c’est ce à quoi ils travaillent. Si la liste régionale UMP bas-normande ne sera rendue publique que le 5 février 2010 à Tinchebray, l’avant-projet régional a, quant à lui, déjà été remis par Alain Lambert, l’actuel chef de file la majorité présidentielle pour la Basse-Normandie, à Jean-François Le Grand, tête de liste de l’UMP dans la région. Ce dernier, en déplacement à Alençon il y a peu, a déjà annoncé quelques grands objectifs à savoir la hausse du débit des câbles en fibre optique pour les villes moyennes, l’instauration d’un pôle de compétitivité sur le nucléaire civil, le renforcement de la façade maritime, un projet de « diagonale régionale » pour les transports et…50 millions d’économies de frais de fonctionnement.

Un leadership entreprenant et expérimenté- Aisément reconduit dans ses mandats et fonctions, fort de ses bilans en tant que président du conseil général et sénateur de la Manche, jamais à court d’idées et toujours en action, c’est donc Jean-François Le Grand, qui au côté notamment de Philippe Augier, maire de Deauville et chef de file du Nouveau centre en Basse-Normandie, mène la liste UMP aux prochaines élections régionales avec pour unique dessein le redressement de la région.

Les électeurs bas-normands ne s’y tromperont pas.

Benjamin Lancar, intervenant à la table ronde sur la jeunesse, organisée par l’Humanité

Benjamin Lancar, intervenant à la table ronde sur la jeunesse, organisée par l’Humanité

Comment caractériseriez-vous la « condition juvénile » ? Celle-ci transcende-t-elle les clivages sociaux ?
BENJAMIN LANCAR. Pour notre part, nous refusons de voir les jeunes comme un monolithe. Il n’existe pas une, mais des jeunesses. Il y a des lycéens, des étudiants, des jeunes travailleurs, et d’autres malheureusement au chômage. Aux Jeunes populaires nous avons toujours cherché à proposer des solutions ciblées. Ainsi, lorsque l’on propose l’alternance et l’apprentissage, il s’agit effectivement d’une proposition qui concerne un grand nombre de jeunes mais ce n’est pas la même chose que lorsque l’on propose la discrimination positive pour atteindre 30 % de boursiers dans les grandes écoles. En revanche, il existe des fondements communs, et le premier d’entre eux est le sentiment de déclassement. Nous sommes la première génération qui a le sentiment que son quotidien sera plus dur que celui de ses parents. C’est un phénomène nouveau contre lequel il est nécessaire de lutter, et l’engagement fort du gouvernement en ce sens est également une première historique. En attestent la nomination de Martin Hirsch et les actes politiques importants qui s’en sont suivis.

LAURIANNE DENIAUD. C’est vrai que nous sommes une génération spécifique car, beaucoup plus que nos aînés, nous évoluons dans un monde qui change rapidement, et nous avons grandi avec la révolution numérique, qui bouleverse profondément les rapports entre les individus. Nous considérons que la jeunesse est une période de la vie à part entière entre l’enfance et l’âge adulte, même s’il existe des différences en fonction de la classe sociale, des univers économiques, sociaux, culturels et territoriaux. On note tout de même une aspiration commune à choisir sa vie et à réussir avec sa propre définition de la réussite. C’est dans l’ensemble une aspiration à l’autonomie de la jeunesse.

PIERRIC ANNOOT. Il existe effectivement des aspirations communes, des problématiques transversales. Ce qui nous réunit malheureusement depuis le règne de la droite, c’est la précarité qui touche de plus en plus de jeunes. En ce sens, les clivages sociaux sont transcendés. En revanche, en fonction de la classe sociale dont ils sont issus, les jeunes ne disposent pas des mêmes possibilités de sortir de cette précarité. Nous sommes aujourd’hui utilisés par la droite pour mettre en concurrence les générations de salariés et tirer leurs droits vers le bas. Être jeune aujourd’hui, c’est une précarité d’accès à l’emploi, au logement, mais aussi des inégalités face à la poursuite de la scolarité, puisque 150 000 jeunes sortent chaque année du système secondaire sans aucune qualification. Ce qui caractérise le passage à l’âge adulte, c’est bien le passage à un emploi stable, la constitution d’une cellule familiale et l’accès à l’autonomie financière. Or, avec l’allongement de la durée de la formation initiale et les difficultés d’accès à un emploi stable, la période de la jeunesse tend à s’allonger. Cette période de la vie, extrêmement fragile, ce « sas de précarité », doit être éradiquée.
Il y a quasiment un an, jour pour jour, Nicolas Sarkozy créait un haut-commissariat à la jeunesse, confi é à Martin Hirsch, l’inventeur du revenu de solidarité active (RSA). Cela a-t-il servi à quelque chose ?

PIERRIC ANNOOT. Au-delà de l’effet d’annonce, non. À côté des annonces de Martin Hirsch à la télévision, Nicolas Sarkozy envoie les CRS lorsque la jeunesse se mobilise contre les politiques de la droite dont elle pense qu’elles détériorent leur vie quotidienne. On sait aujourd’hui que la mesure phare qu’est le RSA est une fumisterie puisqu’elle s’adresse à 160 000 jeunes qui doivent avoir justifié de deux années de salariat. En réalité, la plupart des jeunes alternent les contrats précaires, l’intérim et le chômage. Et surtout, pourquoi se contenterait-on des miettes ? Au nom de quoi devrions-nous être des sous-salariés condamnés à la précarité avec des salaires de misère ? À l’inverse, les Jeunes communistes proposent, par exemple, l’accès à un véritable travail stable et bien rémunéré par un plan de conversion de tous les emplois précaires en emplois stables, la revalorisation de l’ensemble des salaires et un Smic net à 1 500 euros, ainsi qu’un système d’allocations d’études, d’accès au premier emploi et de retour à la formation.

LAURIANNE DENIAUD. Il faut également poser la question de l’accès à la santé, qui est de plus en plus préoccupant chez les jeunes. Il y a ainsi de plus en plus d’étudiants et de jeunes actifs qui n’ont pas accès à une mutuelle. À cela s’ajoutent les écarts entre les femmes et les hommes. Si l’âge de l’entrée sur le marché du travail recule pour les hommes, ils finiront par y entrer. Face à ces difficultés, les femmes ont tendance à se replier sur la sphère familiale et, pour décohabiter de leurs parents, à se mettre en couple de plus en plus rapidement. C’est d’autant plus vrai dans les milieux défavorisés. Par conséquent, cette question de l’accès à l’emploi, et notamment pour les jeunes filles, est ce qui détermine leur capacité à s’émanciper ou pas. J’ai participé à la commission Hirsch en tant que présidente de Léo-Lagrange (une fédération d’éducation populaire). Si la démarche de concertation semblait intéressante, les propositions qui en ressortent, notamment en détournant l’allocation d’autonomie de son principe, relèvent effectivement de la supercherie. Quant au fonds d’expérimentation territoriale, les enveloppes se sont révélées insuffisantes pour réellement expérimenter. Enfin, concernant le service civique qui a été voté au Sénat, il faut qu’il soit universel, de surcroît, nous ne pensons pas que la question de la citoyenneté se réglera ainsi. Nous proposons un service civique universel qui ne s’adressera pas seulement aux classes sociales les plus précarisées qui y verront un intérêt afin d’avoir une première expérience dans le monde professionnel ou les classes sociales supérieures qui peuvent se permettre, pendant un an, d’interrompre leurs études ou la recherche d’un emploi. Les classes moyennes doivent avoir accès à ce service civique et profiter de ce temps de vie pour se poser les bonnes questions, aller à la rencontre du monde associatif et public. Plus globalement, on peut faire un parallèle entre le plan espoir banlieues et la commission Hirsch : des intentions qui pouvaient paraître louables au début n’ont produit aucun résultat pour améliorer la vie des populations concernées.

BENJAMIN LANCAR. Malgré l’importance des difficultés, nous sommes la génération qui peut le mieux les affronter. C’est bien beau de dessiner un constat accablant mais il faut également dire qu’il existe une volonté claire de s’en sortir. J’illustrerai mon propos avec le statut de l’auto-entreprenariat qui a doublé ses objectifs, avec 300 000 entrepreneurs en France. Pour la première fois, on a permis à la jeunesse de se prendre en charge, de créer son entreprise et de la développer. Les jeunes en ont assez de cette vision d’assistanat qui leur fait croire que leur salut ne viendra forcément que de l’État. En écoutant votre discours, on retombe dans le misérabilisme.
Concernant ce point soulevé par Benjamin Lancar, les organisations de gauche tiennentelles un discours misérabiliste sur la jeunesse ?
PIERRIC ANNOOT. C’est l’éternel discours de la droite. La gauche ne se borne pas par plaisir à parler de précarité. Elle décrit simplement une réalité. Et elle le fait avec des revendications positives : le droit à l’autonomie, l’accès à l’emploi, le droit à la culture… La droite tente de renvoyer les inégalités sociales et culturelles à des inégalités qui seraient naturelles. En clair, si je suis en échec, c’est de ma faute ; et si je veux m’en sortir, c’est uniquement par moi-même. Le MJCF n’est pas pour l’assistanat mais pour la protection sociale et la solidarité. Cela veut dire, par exemple, donner aux jeunes une allocation d’études quand les inégalités sociales les frappent de plein fouet, afin qu’ils puissent se consacrer pleinement à leurs études. Quand un jeune est forcé de se salarier, il remet parfois en question ses études. Lui permettre de se concentrer sur ses études, c’est aussi un gain pour toute la société car une jeunesse mieux formée prépare aussi une population qui apporte beaucoup plus au reste de la société, au vivre ensemble, etc.

LAURIANNE DENIAUD. Je récuse également ce discours sur l’assistanat. Notre projet n’est pas celui de la charité. En apportant des revenus propres aux jeunes, nous voulons les mettre en capacité de construire leur projet de vie. Oui, les jeunes galèrent et le tableau n’est pas rose. Prenons l’exemple des étudiants qui occupent un hôtel particulier de la place des Vosges, inoccupé pendant plus de quarante ans, alors que les préfets refusent d’ordonner la réquisition, quand la crise du logement touche en premier lieu les jeunes. Cela ne leur fait pas plaisir d’occuper un bâtiment sans chauffage.

BENJAMIN LANCAR. Au fond, vous donnez l’image d’une jeunesse conservatrice qui ne veut pas le changement. Nous n’avons pas beaucoup entendu la gauche sur l’idée d’arriver à 30 % de boursiers dans les grandes écoles. Notre ambition est de relancer l’ascenseur social et de recréer de l’égalité des chances dans les quartiers, je ne crois pas à l’égalitarisme. On ne peut pas toucher une allocation seulement sous prétexte d’être jeune !

LAURIANNE DENIAUD. Nous n’avons jamais parlé de donner la même somme à tout le monde, mais bien d’aider chacun en fonction de sa situation propre et de ses besoins.

BENJAMIN LANCAR. Il faudra alors préciser. Aux Jeunes populaires, nous sommes favorables à l’autonomie afin que les jeunes s’engagent sur un contrat de réussite et nous souhaitons que les bourses évoluent avec l’assiduité et la réussite scolaire. Nous refusons cette vision d’un statut permanent. À l’inverse de cette vision, nous proposons celle de la responsabilité, c’est-à-dire des droits, des devoirs et du mérite. Je veux donner un autre exemple de votre conservatisme : votre refus total du travail étudiant. En France, on travaille moitié moins que lorsque l’on étudie en Suède, cela signifie tout de même qu’il existe un problème. On sait très bien que le travail fait gagner en maturité, en expérience et en pouvoir d’achat. Nous proposons un contrat de travail à la luxembourgeoise qui reviendrait à ce que l’État paie à l’employeur les charges sociales et patronales pour les jeunes sur un équivalent de deux mois de travail à temps plein. J’ajoute aussi le travail le dimanche, qui permet à chaque étudiant de gagner deux fois plus qu’en semaine et offre deux fois plus de temps de révisions. Vous ne pouvez pas dire non au travail étudiant !

PIERRIC ANNOOT. La thématique du travail est dévoyée par la droite. Nous savons bien ce qu’il y a derrière : il s’agit de mettre en concurrence les générations, de faire des jeunes de la chair à patron employable à moindre coût, de surcroît sur des emplois précaires. La question du type d’emploi, du contenu, est reléguée comme secondaire. Il est là, l’archaïsme. Le travail étudiant, aujourd’hui, c’est un facteur énorme d’échec scolaire. Tu parles de travailler le dimanche, mais là aussi, c’est une régression de civilisation. Nous, on ne dit absolument pas qu’il faille donner une allocation sans conditions. Ce doit être évidemment rattaché à l’activité, soit étude, soit recherche du premier emploi. Voilà une mesure qui correspondrait à un progrès de civilisation, qui ferait avancer toute la société. C’est une question d’émancipation individuelle et collective que de laisser à un étudiant la possibilité de se consacrer pleinement à ses études. Parce que travailler, ce n’est pas seulement produire du capital pour les poches d u patronat, c’est aussi, et ce devrait être d’abord, produire de l’utilité sociale, des connaissances, du savoir.

Quelle est la représentativité de vos organisations ? Quel lien avez-vous avec la jeunesse ?
BENJAMIN LANCAR. Au mois d’octobre, nous avons lancé les ateliers de la jeunesse. L’idée, c’était de poursuivre nos rencontres aussi bien avec des jeunes de quartiers, par exemple à Creil et Marseille, que des jeunes entrepreneurs ou des jeunes agriculteurs. Il s’agissait de voir comment les propositions et les actions du président de la République étaient accueillies, et comment nos propositions à nous, Jeunes populaires, étaient ressenties. Évidemment que dans certains quartiers, comme celui que j’ai visité à Creil, la situation est très dure. Mais ce que j’ai retenu, c’est ce que m’a dit un jeune : « Moi, je me fous que tu sois de droite ou de gauche, ce qui m’importe c’est que tu me parles de mon avenir. » Les jeunes d’aujourd’hui demandent qu’on cesse d’aider les murs, les quartiers, les structures, pour enfin aider les personnes. Le gouvernement aide les jeunes, avec l’école de la deuxième chance (15 000 jeunes aidés), ou encore avec l’apprentissage, en versant 3 000 euros à chaque entreprise qui fait d’un apprenti ou d’un étudiant en alternance un salarié à part entière.

LAURIANNE DENIAUD. Sur la représentativité, il faut avoir un langage de vérité. Ce n’est pas facile, quand on est jeune aujourd’hui, de s’engager dans les partis politiques, de façon générale. Parce que ce sont quand même de gros appareils qui peuvent faire assez peur, quels qu’ils soient. Dans les organisations politiques, y compris de jeunesse, il y a énormément de normes sociales, de codes culturels, qui ne sont pas forcément ceux que partagent tous les jeunes dans notre pays. Ce ne sont pas forcément les mêmes modes d’expression. Nous avons lancé un grand chantier au MJS, depuis novembre, sur cette question de savoir comment travailler sur nous-mêmes pour être en capacité d’accueillir tous les jeunes, quels que soient leurs codes culturels, comment ouvrir les portes de nos organisations à ces jeunes pour qu’ils nous aident à construire la gauche dont ils rêvent et dans laquelle ils ont envie de grandir demain. Mais il ne faut pas dissocier cet aspect du contenu politique. Les deux sont toujours liés : si l’on tient un discours de contrainte, comme le fait la droite, en invoquant toujours les lois du marché, cela n’encourage pas les jeunes à s’engager. C’est le fatalisme qui l’emporte.

PIERRIC ANNOOT. Benjamin, qui parle des quartiers populaires, c’est sûrement pour faire oublier que la seule chose que leur a promise Sarkozy, c’est de les passer au Karcher ! Pour ce qui est de la représentativité, j’ai moi aussi envie de tenir un langage de vérité, loin de l’autosatisfaction de Benjamin. L’ensemble des organisations politiques de jeunesse aujourd’hui sont en difficulté pour réunir un maximum de jeunes. Il faudrait que nous soyons beaucoup plus nombreux à nous engager. Le MJCF est un outil au service des jeunes qui veulent se sortir de cette précarité, changer cette société. Et ceux qui rejoignent notre organisation le font car ils n’en peuvent plus de ce système injuste et inefficace. La précarité, ils la connaissent bien car ils la vivent au quotidien. Chez les Jeunes communistes, on trouve des jeunes qui ont des aspirations, plein d’aspirations, mais qui, d’un point de vue économique, sont dans la galère. Or, comment se projeter dans l’avenir quand le souci permanent, c’est de savoir comment je vais m’en sortir demain, comment je vais payer mon loyer, financer mes études, me soigner… Cette donne ne facilite pas l’engagement. La jeunesse, pour nous, ce n’est pas une catégorie en devenir, c’est une catégorie à part entière, des citoyens à part entière. Il y a aussi cette question de savoir comment on leur laisse plus de place. Depuis sept ou huit ans maintenant, il y a un nombre significatif de jeunes qui descendent dans la rue. C’est bien la preuve qu’il y a une aspiration à se faire entendre. Mais il faut aussi remettre la question de la jeunesse dans le contexte d’une crise de la politique : tout est fait pour écarter les jeunes de la politique, comme l’ensemble de la population.

BENJAMIN LANCAR. 1 % des jeunes seulement s’engagent en politique. Et il y a eu 20 % d’abstention des jeunes aux européennes. Nous, nous avons fait une convention citoyenneté juste après, parce que nous ne trouvions pas cela acceptable. Et nous avons proposé le non-cumul des mandats, alors que nous sommes minoritaires sur ce sujet dans notre famille politique. Pour nous, Jeunes populaires, c’est fondamental parce qu’un jeune n’a pas envie de s’engager en politique quand son élu a cinquante ans de plus que lui. Et ça, je pense que c’est valable à gauche comme à droite. D’après un sondage du Cevipof récent, la jeunesse s’intéresse à la politique. Mais il faut lui proposer une autre manière de faire de la politique et c’est ce qu’on essaie de faire aux Jeunes populaires.

TABLE RONDE RÉALISÉE PAR LAURENT ETRE ET LINA SANKARI

Guyane et Martinique : le désaveu des élus socialistes locaux

Guyane et Martinique : le désaveu des élus socialistes locaux

Au sortir de la crise qui a secoué les DOM au début de l’année dernière, le Président de la République a tenu des Etats Généraux de l’Outre-Mer en juin dernier afin d’être plus à l’écoute de nos concitoyens ultramarins. C’est à cette occasion qu’il avait annoncé la tenue de référendums pour décider de l’évolution institutionnelle de ces DOM.

Ces référendums se sont tenus le 10 janvier dernier en Guyane et en Martinique et la réponse, elle, est sans équivoque: les Ultramarins sont très largement attachés à la République. Appelés à se prononcer sur une autonomie plus accrue, les Guyanais et Martiniquais ont dit « non » à près de 70% et 80%, respectivement. La participation quant à elle a été plus forte que prévue avec des taux de 49% et 55% pour les deux DOM, rejet d’autant plus significatif que la population locale est traditionnellement peu portée à se déplacer aux urnes.

De ces résultats, il faut d’abord souligner le très large désaveu des élus de la gauche locale qui avaient appelé à voter « oui ». Enfin, soulignons que malgré la forte crise de l’Outre-mer de l’année dernière, agitée par le LKP et comparses, les Guyanais et les Martiniquais ont montré magistralement leur attachement à la République et aux valeurs qui y sont rattachées.

Jonathan Pinet

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