La vidéo se veut alléchante. Les jeunes UMP pensent avoir trouvé un « espion du PS » en la personne d’Emmanuel Georges-Picot, attaché de presse de Jean-Paul Huchon, président de la Région Île-de-France. Ils l’ont identifié lors d’un déplacement de Valérie Pécresse, tête de liste UMP pour les Régionales, dans un lycée en chantier de Lognes lundi.
Joint par LEXPRESS.fr, le Conseil Régional nous répond que l’attaché de presse n’était là que pour suivre Elizabeth Gourévitch, vice-présidente chargée des lycées, présente elle aussi. Selon nos informations, la vice-présidente n’aurait pas été conviée au départ par Valérie Pécresse. Emmanuel Georges-Picot n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire.
« On n’est pas en URSS »
Une version qui ne convainc pas les jeunes UMP. Benjamin Lancar, président des Jeunes populaires, affirme à LEXPRESS.fr que Emmanuel Georges-Picot était là « avant, pendant et après » le déplacement de Valérie Pécresse. « Son but était de tout noter, tout entendre » précise-t-il. Et il accuse ses concurrents socialistes: « on n’est pas en URSS ». Ironique, il se dit prêt à supprimer la vidéo « si Emmanuel Georges-Picot prouve qu’il n’était pas là ».
Ce n’est pas la première polémique créée autour de ce déplacement à Lognes. Valérie Pécresse avait dénoncé lundi l’inaction de la Région dans le chantier du lycée interrompu depuis 2001. Marie-Pierre de la Gontrie, porte-parole de Jean-Paul Huchon, lui a rappelé dans un communiqué que le projet d’un lycée dans le secteur a été initié en 1995 et que le marché a été attribué en 1997… quand la région était dirigée par la droite.
