Alors que Barack Obama a annoncé sa venue à Copenhague mercredi, ce grand rendez-vous de Copenhague annoncé depuis maintenant quatre mois sera l’occasion pour les 192 pays ayant signé la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique de surmonter leurs divergences d’intérêts afin d’élaborer un projet mondial, contenant, on l’espère, de vraies mesures pour tenter d’enrayer le réchauffement climatique.
Sur le papier ce sommet promet une avancée considérable en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Mais que peut on réellement espérer de Copenhague ? Certains annoncent déjà « un fiasco » ou crient au leurre. D’autres avancent que Copenhague « sera un échec sans que personne n’ait défini ce qu’aurait été un succès ». Les plus optimistes parlent d’un « formidable élan de mobilisation pour la Terre ». En bref, chacun l’aura compris, l’issue de ce sommet demeure plus qu’incertaine.
A défaut d’alimenter des discussions stériles sur l’effectivité du résultat, faisant appel à des qualités de voyance dont sont pourvus, semble-t-il, nombre de nos éditorialistes et commentateurs politiques, tentons de comprendre de quoi il s’agit réellement et ce que l’on peut attendre de Copenhague.
Les principaux objectifs ?
Copenhague c’est d’abord l’intensification des efforts internationaux pour combattre le changement climatique, la création d’un nouvel accord multilatéral ambitieux qui s’appliquera à partir de 2013 et définira notamment les suites à donner au Protocole de Kyoto mais aussi, la définition d’une vision partagée de la lutte contre le changement climatique et définir un objectif global à long terme pour les réductions d’émissions de gaz à effets de serre.
Qui participent à la conférence ?
Ca n’est pas moins de 192 représentants des gouvernements des pays ayant ratifié la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui sont invités à participer. A cela s’ajoute les représentants des Etats observateurs, plus les organisations et observateurs accrédités, soit plus de 14 000 personnes annoncées. Des chiffres plus récent ne parlent que de seulement 65 Chefs d’Etats.
Quels seront les thèmes évoqués ?
Il s’agira principalement des objectifs à atteindre en terme de réduction des émissions à l’horizon 2020 par les pays développés et à l’horizon 2050 par toute la communauté internationale afin de contenir le réchauffement climatique à 2°C.
Pour atteindre ces objectifs, les participants tenteront de tomber d’accord sur les actions et les moyens à mettre en place.
Aussi ambitieuse soit elle et malgré le volontarisme français clairement affiché par le Président de la République Nicolas Sarkozy et la délégation française, cette conférence internationale risque de se heurter aux super-puissances économiques de ce monde qui décideront à elles seules de l’avenir de notre planète.
Si l’idée est louable et la cause juste, tous les yeux seront à nouveau tournés vers les Etats-Unis et la Chine, qui doivent suivre l’exemple européen et même aller encore plus loin, si l’on veut éviter que le futur traité ne soit pas « qu’un chiffon de papier recyclé » . Rendez vous donc du 7 au 18 décembre !
Olivier Thomas – Jeunes populaires des Hauts-de-Seine
