Le 12 novembre 2009, les Jeunes Populaires ont remis à Laurent Wauquiez, le secrétaire d’Etat à l’Emploi, et en présence de Sophie de Menthon, une « Clé USB blanche » de 12 propositions pour développer l’entrepreneuriat chez les jeunes. « L’audace d’être jeune, l’audace d’entreprendre », tel est l’intitulé et le message de ce rapport, car être jeune, c’est toujours entreprendre et entreprendre, c’est toujours rester jeune.
Par ces propositions, nous voulons en effet faire changer les mentalités sur l’entreprise et sur l’entrepreneuriat : nous voulons donner envie aux jeunes de prendre des risques et des initiatives, nous voulons les inciter à devenir des créateurs, nous voulons que le droit à l’erreur, indispensable en matière d’entrepreneuriat, leur soit accordé ; nous voulons que la réussite soit enfin reconnue et récompensée.
Voici quelques unes de nos propositions :
Nous proposons la création d’une indemnité pour les stages étudiants, progressive et indexée sur la durée du stage. Elle permettrait d’inscrire la relation étudiant-employeur dans un jeu à somme positive mutuellement équilibrée et prenant en compte la progression du stagiaire. L’indemnité de départ pourrait être fixée à 50% du SMIC, puis majorée à 10% tous les mois et enfin plafonnée à 100% du SMIC à partir du 6e mois. Cette proposition pourrait être soutenue par une fiche de mission précise, cosignée par l’étudiant, l’employeur et le centre de formation, ainsi qu’une exonération de toutes charges sociales liées à l’indemnité du stagiaire.
Pour que l’apprentissage ne soit plus seulement considéré comme une formation technique et manuelle, nous proposons le lancement d’une grande campagne de communication et de revalorisation. Alors que plus de 500 métiers sont accessibles par ce type de formation et que plus de 50% des contrats sont signés dans le tertiaire, l’apprentissage reste encore méconnu des entreprises et des jeunes. Cette campagne insistera sur les bénéfices de l’apprentissage auprès des entreprises (rentabilité à moyen et long terme), des organismes de formation (réseaux de partenariat renforçant les interactions avec les entreprises) et des jeunes (une formation associant théorie et pratique, générant une meilleure employabilité et associée à une rémunération pendant toute la durée du contrat).
Nous proposons que soit donnée aux lycéens la possibilité de créer et de gérer des juniors-associations au sein de leur lycée. En encourageant la prise d’initiative et la responsabilisation des élèves au sein d’une association, les élèves pourront développer des compétences, un dynamisme et un relationnel essentiels dans la vie professionnelle ultérieure.
Les lycéens souffrent d’une méconnaissance du monde du travail et les professionnels n’ont aucun contact avec les jeunes. C’est pourquoi nous proposons de remplacer, dès la seconde, les heures de vie de classe par des interventions d’entrepreneurs et de professionnels de l’entreprise, à raison de 2 heures par mois. Il s’agit de faire venir les métiers dans la salle de classe et de permettre un dialogue direct entre élèves et actifs.
Nous préconisons enfin la création d’incubateurs d’entreprise dans toutes les universités. Ils auront pour rôle d’accompagner les étudiants dans leurs projets de création d’entreprise. Chaque université pourrait ainsi développer son propre incubateur d’entreprises, faciliter les synergies entre les projets des étudiants et pérenniser la stratégie de sensibilisation à l’entrepreneuriat grâce à une structure stable.
Autant d’idées pour changer les mentalités et faire bouger les lignes !
Benjamin Lancar, Président des Jeunes Populaires
Emmanuel GAY, Responsable national du Pôle Etude des Jeunes Populaires
