Lors de son discours à l’ONU du 24 septembre, le Président de la République, Nicolas Sarkozy a fait part à ses homologues internationaux de la priorité absolue que représentait le défi climatique pour la France.
« La question climatique sera un axe majeur de l’action extérieure de la France » a-t-il annoncé en donnant l’exemple de la lutte contre la déforestation notamment au Gabon.
Souhaitant rassembler l’ensemble de ses partenaires sur ces questions, Nicolas Sarkozy a évoqué l’objectif ambitieux de 50% de réduction des émissions d’ici à 2050 afin d’éviter une catastrophe mondiale. Rappelons que dans le même temps, l’Union Européenne s’est déjà fixé un objectif de moins de 20% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 avec une part de 20% d’énergies renouvelables.
La France a d’ores et déjà inscrit dans la loi l’obligation de réduire de 75% de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.
Rappelant qu’une réponse globale sera nécessaire, le Président de la République a souhaité également ne pas perdre de vue l’objectif premier à savoir celui de trouver la voie d’une croissance propre sans pour autant rejeter le nucléaire.
Sachant qu’il n’y aura plus de pétrole dans quarante ou cinquante ans ni de gaz dans un siècle, il considère qu’il ne faut pas que la question du nucléaire soit taboue.
Mettant en avant l’enjeu que représentait l’adaptation des populations et des pays les plus vulnérables aux changements climatiques, il a conclu sur discours sur la nécessité de financement public pour relever ce défi, le marché à lui seul, même avec un marché du carbone développé, ne suffisant pas.
Sébastien Bonfils
