6h00 du matin. Réveil difficile pour Mickael qui a travaillé tard hier pour finir un devoir. Il fait froid, humide et il déteste ça, mais comme prévu il sera bien à l’heure pour les premiers trains à la gare RER A de Nanterre. Les voyageurs arrivent et saisissent un peu hébétés, un peu endormis, les tracts sur la refonte du capitalisme que Mickael leur tend. Mickael est un des 30 000 Jeunes Populaires. Aujourd’hui, s’engager en politique prend une dimension particulière.
En 2009, en pleine crise, quand on s’engage à 20 ans, c’est avant tout pour changer le monde. Changer le monde, c’est un combat permanent : lutte contre les injustices et la pauvreté, construction d’un monde fait d’équilibre, de respect et d’équité, développement d’une économie durable et maitrise d’une dette de l’Etat qui annihile les marges de manœuvre de l’action publique.
A côté des abominations liées à la crise actuelle – fermetures d’usines, chômage, banques en péril – s’engager aujourd’hui c’est profiter d’un moment où la France veut plus que jamais changer. C’est profiter d’un moment où la France toute entière veut combattre. C’est se faire le porteur de ces combats. C’est mettre au jour et rendre concrets les souhaits murmurés par le pays. Car s’engager c’est avant tout s’engager pour les autres. Ne s’occuper que de soi, ça s’appelle l’ambition. Aujourd’hui chez les Jeunes Populaires nous avons 30 000 français engagés. Cet engagement au service des autres est global, il dépasse les frontières : soutien aux jeunes iraniens, soutien aux jeunes du Darfour, prise de conscience environnementale…
Nous allons tout faire pour changer le monde en commençant par changer ce terrible constat : seulement 1% des jeunes de notre pays sont engagés en politique. Nous allons pour cela continuer à rassembler les jeunes de bonne volonté en leur parlant de la valeur de l’engagement. Dès cette rentrée nous allons travailler sur tous les fronts : l’environnement, la dette publique, la situation des prisons en France…
Depuis le Grenelle de l’environnement, deux lois cadres ont été votées. Parmi celles-ci, nous pouvons déjà mesurer l’impact et l’efficacité de certaines (d’entre elles) lois, telles que la prime à la casse. Cependant il reste encore beaucoup de travail et la France doit préparer la conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique qui se tiendra du 7 au 18 décembre prochain. Malgré le travail engagé autour de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), les dépenses nécessaires engagées pour la relance vont mécaniquement creuser les déficits : de 65,9Md€ en 2008, le déficit va atteindre 140Md€ cette année. Nous serons là pour faire des propositions. Enfin, la situation des prisons en France a récemment été évaluée par le rapport de la commission présidée par le docteur Louis Albrand et il reste encore beaucoup à faire.
Quand on s’engage pour les autres, quand on veut changer le monde, il est nécessaire d’être irréprochable. Nous réfléchirons avec nos ainés pour trouver des solutions. Le Campus de Seignosse sera le point de départ de cet élan que nous voulons renouveler. Ce Campus de Seignosse sera un message pour la jeunesse toute entière : car oui, militer ça change le monde.
Nous leur poserons cette question « Pourquoi pas vous ? ».
A Seignosse, nous témoignerons de notre confiance au Président de la République, Nicolas Sarkozy et au gouvernement parce qu’ils portent ce mouvement depuis deux ans. Le pays est en train de changer. La France est présente et pèse de tout son poids dans les débats mondiaux : environnement, réforme du capitalisme, etc. L’engagement fait changer le monde.
A Seignosse, au Campus des Jeunes Populaires, du 4 au 6 septembre, 2000 jeunes s’engagent pour changer le monde.
