Les contrats passerelles – pour une intégration professionnelle facilitée
La dernière crise a vu le chômage des jeunes progresser à grande vitesse, de près de 40 % en un an. Pour remédier à cette situation intolérable, et parce que la jeunesse est l’avenir de la France, le gouvernement innove en créant le contrat passerelle.
En quoi consiste-t-il ? C’est un contrat aidé de 12 mois pour les jeunes de 16 à 25 ans, s’appuyant sur le Contrat d’Accompagnement pour l’emploi, durant 12 mois et payé au SMIC ; l’emploi se fait dans les collectivités locales ; 90 % du salaire est payé par l’état, et, l’embauche donnant droit à des exonérations de charges sociales et fiscales, il ne reste pour la collectivité que 157€ à acquitter, cotisations au régime d’assurance-chômage comprise. L’application du contrat-passerelles est confiée aux préfets de chaque territoire.
Quel est son objectif ? Le but recherché est de développer des compétences transferables vers le privé chez les jeunes, pour faciliter leur entrée dans le privé à l’issue du contrat, théoriquement non renouvelable. Les contrats-passerelles seront donc proposés sur la base de fiches de postes à compétences utiles pour l’insertion professionnelle, telles que la comptabilité ou la maintenance informatique. Il n’est donc pas question de former de futurs fonctionnaires, mais de préparer intelligemment l’avenir en donnant à notre jeunesse les capacités et les outils pour entrer de la meilleure façon possible dans le monde de l’entreprise. Comme le dit Nicolas Sarkozy, « J’ai bien conscience que l’absence d’expérience professionnelle est souvent un obstacle rédhibitoire à l’embauche d’un jeune dans une entreprise. Et bien, cette première expérience professionnelle, nous allons la leur donner. »
Comment ce contrat sera mis en place ? Il doit être organisé par les préfets de chaque territoire, mais ce sont les Pôles Emplois et les missions locales qui se chargeront de le faire fonctionner. Les jeunes seront accompagnés tout au long de leur formation par le Service Public de l’Emploi, qui sera chargé, en amont, d’orienter les jeunes vers ce contrat, de constituer des fiches de postes pour les compétences transférables dans le secteur privé et de proposer, à la sortie du contrat, soit des offres d’emploi dans ce secteur, soit un contrat en alternance ou une formation qualifiante. Au cours du contrat seront proposées à chacun des périodes d’immersion en entreprise, pour faciliter l’adaptation aux nécessités et aux qualifications du monde du travail.
Vous l’avez compris, le maître mot de cette mesure est PREPARATION. Préparation de l’avenir et du potentiel de notre jeunesse, préparation à la sortie de la crise, mais aussi de l’application et des objectifs, autant quantitatifs que qualitatifs, de la mesure. Car pour être efficace, la passerelle doit toucher le plus de jeunes possible : son objectif, ambitieux, fixe la barre à 30 000 contrats-passerelles signés en 2010. Cet objectif sera tenu : déjà 3000 contrats ont été signés entre l’Etat et les collectivités locales. Tout est donc prêt pour une réponse active et intelligente au manque de qualification de notre jeunesse pour l’accès durable à l’emploi.
Louis-Benoit Greffe
A Calais, le Gouvernement lutte contre la misère humaine
Les jeunes populaires se félicitent que le Gouvernement luttent contre les filières d’immigration clandestine, esclavagistes modernes, qui exploitent la détresse des migrants.
La « jungle », principal campement de clandestins près de Calais, a été démantelée mardi matin en deux heures, malgré la résistance de militants associatifs et les critiques de la gauche.
Eric BESSON, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire a confirmé qu’aucune réimplantation d’étranger en situation irrégulière n’avait été constatée sur le lieu dit de la « jungle ». Le ministre a réaffirmé sa volonté de procéder au démantèlement progressif de tous les squats et campements sauvages implantés dans la région par les filières d’immigration clandestine.
Eric BESSON s’est félicité d’apprendre qu’un projet de construction d’une zone d’activité économique était actuellement à l’étude sur la zone de la « jungle », désormais rendue à l’état de terrain nu.
Aucun des étrangers en situation irrégulière présents dans la jungle n’a accepté les propositions d’hébergement qui ont été faites. Sur les 276 personnes interpellées, seules 2 disposaient d’une autorisation provisoire de séjour délivrée après une demande d’asile, et se maintenaient sur place dans l’attente de passer en Angleterre. Ces chiffres démontrent que la problématique des campements illégaux à proximité du port de Calais n’est absolument pas liée à celle de notre capacité à héberger les demandeurs d’asile.
La maire UMP de Calais, Natacha Bouchart, a dit être soulagée, quelques heures après l’évacuation de la « jungle », en rappelant que les Calaisiens éprouvaient un sentiment de ras-le-bol et d’abandon face à la présence des migrants.
Depuis maintenant plusieurs semaines, beaucoup de Calaisiens éprouvaient des difficultés avec la nouvelle population des migrants.
Sans rien vouloir retirer de l’aspect humain avec lequel on se doit de traiter les migrants, la maire de Calais considère que le ministre de l’Immigration, Eric Besson, a montré que les Calaisiens ne sont plus seuls et qu’il prenait ses responsabilités face à cette décision importante et difficile à prendre ».
En s’attaquant à la plaque tournante du trafic de réfugiés vers l’Angleterre, comme il s’y était engagé, Eric BESSON contribue à fragiliser ces mafias qui s’enrichissent sur le dos de la misère humaine.
Le message est clair : On ne passe plus à Calais !
Ceux qui défendent le maintien des clandestins dans des conditions indignes sont par leur inaction, complices de ces drames humains.
Hervé-Marie MORELLE
Revue de presse – Cohn-Bendit : « S’il fallait attendre la gauche, les jeunes seraient mal barrés… »
La gauche et le déficit, le PS et son nombre d’adhérents transparent mais pas crédible, la suite du site de Ségolène Royal, Aubry et la « vérité », le PS et sa relation superfusionnelle avec les Verts… C’est la revue de presse des Jeunes UMP du merci 30 septembre 2009 !
On commence par le budget prévisionnel pour 2010, qui a été présenté ce mercredi en Conseil des Ministres. Michel Sapin, secrétaire national à l’Economie au Parti Socialiste, dénonce un « déficit irresponsable » que la seule crise n’expliquerait pas entièrement. Pour lui, « c’est d’abord t avant tout un déficit causé par une diminution d’impôts qui ne profitent qu’aux riches (…). Dans les 115 milliards de déficit annoncés, vous avez 10 milliards qui sont inefficaces économiquement et injustes socialement ». A supposé que cela soit vrai (mais ce n’est pas prouvé) : 10 sur 115, c’est tout de même loin de faire « avant tout un déficit qui ne profite qu’aux riches »…
D’ailleurs, au vu de l’ampleur du déficit, il est vrai élevé, on peut se féliciter de la solution de privilégier l’investissement : un plan de relance par la consommation, souhaité par le PS, aurait encore été une autre histoire.
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Déficit qui a inspiré ce commentaire à Benoît Hamon : « Notre pays est aujourd’hui ruiné ». Hamon, nouveau converti à la « faillite » de François Fillon ?
Pour le porte-parole du PS, « la stratégie gouvernementale consiste à souhaiter que les collectivités de gauche soient contraintes d’augmenter les impôts locaux pour faire face aux dépenses ». Jusqu’à nouvel ordre, les collectivités « de droite » sont aussi concernées par la suppression de la TP, à laquelle il est fait référence.
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Toujours à propos du budget 2010, Martine Aubry a déploré mercredi matin sur France Inter qu’il n’y ait dedans « aucune mesure de relance de la consommation ». Si c’est pour favoriser les importations tout en augmentant encore plus le déficit, à la rigueur, ce n’est pas la peine.
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Côté partis, dans quelques jours aura lieu la consultation des militants du PS promise par Martine Aubry à La Rochelle. Selon Benoît Hamon, il n’y aurait aujourd’hui que 64 000 adhérents au PS, sur un fichier de 200 000, après la radiation de 40 000 « inactifs » courant septembre. Problème : en juin, « le Parisien » évoquait un chiffre de 200 000 adhérents, dont les fameux inactifs. Les 40 000 radiés donneraient donc, en réalité, un chiffre actuel de 160 000 adhérents, et non 200 000. Benoît Hamon a beau parler du PS comme « le parti le plus transparent de France », le doute subsiste…
L’an passé, 133 000 adhérents avaient voté pour l’élection du Premier secrétaire, selon lefigaro.fr. Cette année, Libération annonce, au maximum, 90 000 votants. Pas de soucis, Martine Aubry et ses mousquetaires magiciens vont leur arranger ça.
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Bref retour sur le « nouveau » site de Ségolène Royal (rebaptisé « error500.com » par B. Hamon) : selon Jean Louis Bianco, ancien directeur de campagne de S. Royal, dans Arrêt sur Images, le site, remplacé depuis, était « à chier ». Ca a le mérite d’être clair.
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De Martine Aubry, sur France Info, à la suite de livre l’accusant de fraudes : « Tellement d’erreurs ont été dites qu’il faudra bien un jour que la vérité soit faite ». D’accord. Par voie judiciaire ?
Petit tour chez les Verts pour finir, de Martine Aubry, encore : « Les Verts ne me font pas peur du tout, ce sont nos partenaires, nous avons intérêt à ce qu’ils soient le plus haut possible ».
Quant à Daniel Cohn-Bendit, il avait affirmé, le week-end dernier, aux côtés de Jean-Louis Borloo : « S’il fallait attendre que la gauche revienne au pouvoir, les jeunes seraient mal barrés… » Et le leader d’Europe Ecologie de plaider pour « de nouvelles majorités, cassant les clivages droite-gauche ». Pauvre Martine…
BF
Lutte contre l’insécurité : nouvelles pistes, nouveaux objectifs, nouveaux outils…
Les chiffres sont significatifs et illustratifs de l’action sans faille menée de longue haleine par le Président de la République depuis son élection, et par toute l’équipe gouvernementale, il y a un peu plus de deux ans maintenant.
2 millions : c’est le nombre de crimes et délits évités depuis 2002. 39 pourcents : c’est le nombre d’élucidation des affaires entre mars et juin de la même année 2009. Enfin, en bref, 25 : c’est le nombre de quartiers sur lesquels l’action de la force publique s’est concentrée en priorité. Ainsi, des résultats concrets qui ont nécessité des mesures exemplaires afin d’y parvenir.
Il est faux de penser que la sécurité redevient une priorité pour le gouvernement car elle n’a jamais cessé de l’être… Toutefois, il est vrai de relever quelques difficultés. Les forces de sécurité sont en effet confrontées à des formes de criminalité à la fois de plus en plus violentes, mais aussi très sophistiquées ; ce qui nécessite de présenter de nouveaux outils afin de parvenir à une meilleure cohésion et à une plus grande stabilité sociale. Nous pensons ici à la criminalité liée aux bandes, aux trafics ; mais aussi aux violences en milieu scolaire qui sont visibles et sérieuses car de nombreux écoliers n’hésitent plus maintenant à filmer certains actes de violence avec leur téléphone portable…
Quels sont alors les nouveaux moyens d’action pour les forces de police ? Parce que la violence évolue, il faut moderniser et adapter la police à de nouveaux enjeux sécuritaires. Le 27 mai dernier, la LOPPSI II a été approuvée en Conseil des ministres, et vise à une politique de sécurité plus performante :
- le rattachement de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur est envisagé dans un objectif précis : aboutir à une unité de commandement des forces de sécurité au plan national et local.
- la création de la police d’agglomération.
- la mobilisation de tous : dans chaque département, le préfet constituera un état-major de la sécurité. Il regroupera les principales autorités concernées et les réunira chaque mois pour définir la politique publique en matière de sécurité.
- et un suivi mensuel des statistiques de la délinquance intégrant les violences scolaires et le suivi judiciaire, en vue d’une plus grande transparence.
Mais il ne faudrait pas non plus oublier le rôle fondamental joué par la prévention. Celle-ci est au cœur de l’action du gouvernement depuis ses débuts : informer le plus grand nombre, c’est éviter les pertes de temps pour être le plus efficace possible. C’est aussi dans ce sens que s’inscrit l’action de l’UMP : un plan global qui mobilise et responsabilise l’ensemble des acteurs sociaux (citoyens et autres).
La question portée sur les enjeux de sécurité a été un des objectifs de campagne de Nicolas Sarkozy, qu’il mène depuis le début de son quinquennat avec réussite même si le sujet reste et demeurera toujours délicat…
Aude Steinmetz
Des mesures fortes pour les jeunes
Nicolas Sarkozy a présenté, aujourd’hui, en Avignon le plan du gouvernement à destination de la jeunesse. Son discours était axé autour de trois thématiques incontournables que sont l’orientation, l’insertion dans le monde du travail et l’autonomie financière.
L’orientation, inefficace puisque émiettée et sans réel connaissance des formations, fait de la création d’un « grand service public de l’orientation » un projet d’envergure. L’objectif est de voir la création d’une plate-forme téléphonique et internet commune pour remédier aux principaux défauts des dispositifs actuels. Notre Président engage la création de ce qui devrait exister depuis toujours en parallèle de notre milieu scolaire.
Faute de bonne orientation ou par désintérêt, les 16-18 ans qui décrochent du système scolaire ne seront plus livrés à eux-mêmes. Ils bénéficieront de conseils et d’offre de formation. Ils sont chaque année environ 100.000 à quitter le système, beaucoup d’entre eux pourraient ainsi réintégrer la voie classique (formation/emploi).
La formation n’étant pas cantonnée aux enseignements délivrés par l’éducation nationale, le fameux « livret scolaire » sera complété d’un nouveau volet permettant de valoriser les compétences où activités extrascolaires des moins de 18 ans.
Bien que l’orientation soit nécessaire à notre insertion dans le monde du travail, elle n’est pas toujours suffisante, justifiant les mesures suivantes :
- un parcours d’insertion contractualisé et un dispositif de «revenu contractualisé» seront expérimentés. Un jeune pourra dans les deux cas recevoir une dotation de 2.500 euros pour lever les obstacles se dressant entre lui et son insertion professionnelle (par exemple, le permis de conduire, l’aide au logement…).
- l’extension du nombre de contrats « civils » et augmentation des allocations prévues dans ce cadre : + 80 millions d’euros en 2010
- La suppression des stages hors cursus : « le stage est une étape de la formation, ce n’est pas un statut »
- L’augmentation du nombre d’apprentis dans la fonction publique sera revu tout comme le statut de l’apprenti. Un apprenti pourra bénéficiera désormais des mêmes avantages que l’étudiant et notamment de la formation Erasmus pour les artisans.
- L’allongement de l’année universitaire à 10 mois et versement d’un 10ème mois de bourse pour une meilleure formation soit une meilleure insertion. Actuellement, 9% des étudiants sont concernés par l’allongement des cursus.
Toutes ces mesures n’ont qu’un seul but favoriser l’insertion professionnelle pour devenir autonome. L’autonomie financière n’est pas la plus simple à atteindre d’où la proposition d’extension du RSA aux jeunes de moins de 18 à 25 ans ayant travaillé un minimum de deux ans sur une période de trois ans. 160.000 jeunes sont concernés. Il est également prévu le doublement à 200 € de l’aide versée aux jeunes pour bénéficier d’une complémentaire santé.
La création de dotation autonomie pourrait être rendu possible, avec l’accord de nos parents. Certaines prestations nous seraient directement versées (allocations familiales, quotient familial…).
L’autonomie passe aussi par l’engagement. De nombreuses manières de s’engager existent déjà mais il sera ajouté le service civil. 10 000 jeunes dès 2010 pourraient effectuer un service civil, sur la base du volontariat. L’objectif visé est de 10% d’une classe d’âges, soit 70 000 jeunes.
Il est aussi question d’une pré-majorité à 16 ans pour certains actes. A 16 ans sera ouvert la possibilité de la création d’une entreprise, présider une association ou en être le trésorier…
Puisque nous, la jeunesse, sommes responsables et prêts à nous engager, 4 sièges seront réservés aux 18-25 ans au Conseil Economique, Social et Environnemental.
Les mesures annoncées sont diverses mais touchent à nos préoccupation : l’avenir à court terme avec la formation/orientation et à plus long terme puisque conduisant à l’autonomie dans le monde du travail.
Ces annonces sont cohérentes avec le refus de l’assistanat et la volonté de laisser une réelle place a la jeunesse par son autonomie et sa volonté.
Hélène Blanchard
Les nouvelles règles bonus/malus CO²
Il n’y a rien encore d’officiel mais on peut déjà s’attendre que dès le 1er janvier 2010 les règles des bonus/malus CO² évoluent.
En effet les tranches varieront avec une baisse de 5gr/km, accompagnées d’une baisse de primes des bonus.
En pratique, les véhicules émettant de 60 à 95 gr recevront une prime de 700€ (au lieu des 1000€ actuel), la tranche de 96 à 115 gr aura 500€ (au lieu de 700€ et la dernière tranche de 116 à 125gr sera primée de 200€.
Les véhicules émettant plus de 126gr et moins de 155gr seront dans la plage neutre, celle-ci est actuellement jusqu’à 160gr
La prime à la casse qui est de 1000€ en ce moment devrait quant à elle évoluer au 1er janvier 2010 pour passer à 700€ et au 1er juillet 2010 à 500€. C’est ce qu’a annoncé le Premier Ministre François Fillon dans une interview du JDD de dimanche 27 septembre.
Ces primes sont des incitations pour que les particuliers changent leur « vielle » voiture plus polluante et gourmande en carburant, par des véhicules plus écologiques et économiques, le paysage automobile du pays s’en voit modifié.
Mélanie Loisel
Le G20 de Pittsburgh, un bilan positif
Le G20 de Pittsburgh, qui regroupe les principales puissances mondiales, vient de s’achever. Au menu de ces 2 jours de sommet : des tractations, des négociations, mais aussi … des résultats.
Premier point, le G20, qui a remplacé depuis un an le G8, est institutionnalisé et devient le principal lieu d’échanges et de négociations pour les affaires économiques et financières mondiales. Cela consacre la montée en puissance dans l’économie mondiale des pays émergents, comme la Chine, l’Inde ou le Brésil. Le G20, plus puissant, est plus représentatif de l’état économique mondial que l’ancien G8 qui devrait donc disparaître. De prochains rendez-vous ont d’ores et déjà été fixés : en 2010, au Canada, puis en Corée. En 2011, ce sera à la France d’organiser le G20 dans un lieu qui reste à déterminer.
Victoire diplomatique pour le Vieux Continent, les Français et les Européens ont obtenu satisfaction, après d’âpres négociations, sur la régulation des bonus. Les bonus et les pratiques salariales des banques seront désormais encadrés selon le modèle français.
Au Président de la République Nicolas Sarkozy de conclure et de dresser le bilan du G20 de Pittsburgh : « Tout le monde est gagnant. Les pays émergents, puisqu’ils intègrent un G8 désormais élargi à 20 pays. Ils ont désormais plus de droits mais aussi plus de devoirs. Les Européens, puisqu’ils ont réussi à imposer leurs vues sur la régulation financière. Les Etats-Unis, puisque la chute d’un nouveau Lehman Brothers n’arrivera plus ».
Les chantiers restent nombreux : le cycle de négociation de Doha pour le commerce et le climat avec le prochain sommet de Copenhague. C’est sans compter sur la question iranienne qui s’est invitée au menu du G20.
David Gordons
La France, tête de liste pour relever le défi climatique
Lors de son discours à l’ONU du 24 septembre, le Président de la République, Nicolas Sarkozy a fait part à ses homologues internationaux de la priorité absolue que représentait le défi climatique pour la France.
« La question climatique sera un axe majeur de l’action extérieure de la France » a-t-il annoncé en donnant l’exemple de la lutte contre la déforestation notamment au Gabon.
Souhaitant rassembler l’ensemble de ses partenaires sur ces questions, Nicolas Sarkozy a évoqué l’objectif ambitieux de 50% de réduction des émissions d’ici à 2050 afin d’éviter une catastrophe mondiale. Rappelons que dans le même temps, l’Union Européenne s’est déjà fixé un objectif de moins de 20% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 avec une part de 20% d’énergies renouvelables.
La France a d’ores et déjà inscrit dans la loi l’obligation de réduire de 75% de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.
Rappelant qu’une réponse globale sera nécessaire, le Président de la République a souhaité également ne pas perdre de vue l’objectif premier à savoir celui de trouver la voie d’une croissance propre sans pour autant rejeter le nucléaire.
Sachant qu’il n’y aura plus de pétrole dans quarante ou cinquante ans ni de gaz dans un siècle, il considère qu’il ne faut pas que la question du nucléaire soit taboue.
Mettant en avant l’enjeu que représentait l’adaptation des populations et des pays les plus vulnérables aux changements climatiques, il a conclu sur discours sur la nécessité de financement public pour relever ce défi, le marché à lui seul, même avec un marché du carbone développé, ne suffisant pas.
Sébastien Bonfils
Quelle alliance le Parti Socialiste et les Verts cherchent-ils à créer ? Entre réalité et désillusion…
A quelques mois des élections régionales, le premier parti de l’opposition et la dernière surprise des élections européennes du mois de Juin dernier, représentée par les Verts autour de Daniel Cohn-Bendit, cherchent des points d’entente mais soulèvent en même temps de nombreux différends. La taxe carbone, projet du gouvernement, n’a pas fini de créer des frictions entre le PS et les Verts… Le point de discorde a été lancé par les Verts qui recherchent une clarification et une levée des « ambiguïtés » de la part des socialistes. Alors que la Première secrétaire du PS s’est déjà dite favorable à une « fiscalité écologique » mais différente de celle envisagée par l’UMP ; Ségolène Royal de son côté, s’est immédiatement prononcée en défaveur d’une telle mesure. Selon cette dernière, il s’agirait d’une forme d’ « impôt insupportable » qui condamnerait certaines familles déjà affaiblies par la crise. Une chose semble toutefois claire du côté du PS : aucune position commune n’a été trouvée… On aurait été étonné d’avoir mesuré pour la première fois une entente entre les principaux tenants du PS !
Mais si aucun consensus politique n’a été atteint du côté des socialistes, quelle est alors la raison d’une désunion entre ces derniers et les Verts ? Daniel Cohn-Bendit a immédiatement critiqué la mésentente et les nombreux désaccords au sein du PS. Le leader d’Europe-écologie n’a pas hésité à enfoncer le clou, qualifiant les diverses déclarations du PS d’« ambiguës ». Il a même essayé de convaincre les socialistes réticents à se rendre à l’Assemblée afin de négocier et de définir une ligne de direction commune, qui rejoindrait (bien entendu de manière sous-entendue) la position des Verts.
En bref, on retrouve d’une part un PS désunie, et d’autre part le parti des Verts dont la position ne rejoint pas celle des socialistes… Comment dans de telles conditions pourrions-nous envisager, voire imaginer une alliance possible ou tout simplement probable, entre ces deux partis ? Il faudrait commencer par mettre de l’ordre au cœur même du PS, avant de tenter des stratégies d’alliance politique entre celui-ci et un autre parti politique de l’opposition. Il faudrait par la même occasion que les Verts justifient une nouvelle fois leur position de nouveau parti potentiel de l’opposition, en remportant une nouvelle victoire, seuls, à une élection régionale…
Entre ambition et gain du pouvoir, chacun cherche à se frayer un chemin pour une victoire politique contre le parti de la majorité ; mais le chemin n’est pas tracé d’avance et des consensus politiques devront être trouvés préalablement au sein d’un même parti, avant de réfléchir à des alliances avec les uns ou les autres… Le PS en est encore très loin ! Les Verts l’auraient-ils enfin remarqué et relevé ?
Aude Steinmetz
Bruno Le Maire au secours des producteurs laitiers
Depuis le 10 septembre 2009, date du lancement de la grève des producteurs laitiers, le Ministre de l’agriculture ne cesse de se battre pour donner les moyens à ces derniers de surmonter la crise du secteur laitier. En effet, face à des producteurs frappés de plein fouet par la chute des cours ainsi qu’à un secteur en surproduction, Bruno LE MAIRE a annoncé une série de mesures urgentes, dont certaines sont déjà effectives.
Ainsi, la première de ces mesures est le déblocage immédiat par les banques de 250 millions d’euros de prêts, avec un remboursement différé d’un an pour les producteurs les plus en difficultés, ainsi que la prise en charge par l’Etat de certains intérêts d’emprunt. Les assureurs vont pour leur part reporter les appels à cotisation qui tombent de novembre à juin 2010. Selon les organisateurs des grévistes, cette annonce est «une avancée certaine de leur cause ».
Afin de garantir des prix et des revenus stables, LE MAIRE a par ailleurs suggéré qu’il convenait de mettre en place un accord entre les producteurs et les industriels soumis au contrôle des pouvoirs publics. Une réunion est d’ores et déjà prévue le 1er octobre avec l’ensemble de la filière pour déterminer les modalités de cette participation. Cette mesure risque néanmoins d’être partiellement paralysée par la réglementation européenne en matière de concurrence.
Selon le Ministre de l’agriculture il est indispensable de bâtir de nouvelles règles européennes afin que soit mis en place une meilleure régulation du marché pour accompagner la suppression des quotas laitiers programmée à l’horizon 2015. Ce dernier n’a pas manqué de rappeler que la dérégulation totale du marché du lait ne marchait pas et que le système des quotas laitiers avait ses limites. Selon lui, « il est indispensable de sortir d’un système archaïque dans lequel le producteur ne sait pas ce qu’il va toucher à la fin du mois ».
Il convient de préciser que, bien que 20 pays membres de l’Union Européenne partagent déjà le point de vue français, cette tâche va s’avérer ardue pour Bruno LE MAIRE puisqu’actuellement la Politique agricole commune prévoit la dérégulation.
Le ministre suédois de l’Agriculture, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l’Union européenne, a convoqué un conseil extraordinaire consacré à la crise du secteur laitier pour le 5 octobre.
Emmanuelle Zouari




