La CGT et ses luttes internes, la loi sur le travail dominical victime de paradoxes à la française, le PS et la relance, le difficile lancement de Goldman Sachs, les vieilles affiches du Parti de la France… C’est la revue de presse des Jeunes UMP du mercredi 19 août 2009 !
Luttes internes à la CGT pour commencer : un syndicaliste de la centrale, Xavier Mathieu, de Continental, a traité Bernard Thibault la semaine dernière de « racaille » qui « fraye avec le gouvernement ». La faute de B. Thibault ? Ne pas avoir appelé les ouvriers du fabricant de pneumatique, ni les avoir cité dans une seule interview. Sarkozy qui traite avec des « racailles », c’est pas banal.
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La semaine dernière, la loi sur le travail dominical est entrée en vigueur. Commentaire de la CGT dans un communiqué : « cette loi permet aux entreprises d’opposer les générations entre elles pour déstructurer la société dans ce qu’elle garde comme valeur de solidarité, de complémentarité ». La loi change, le vocabulaire, lui, reste le même. Modéré.
Loi sur le travail le dimanche qui a inspiré David Barroux, éditorialiste aux Echos. Extraits : « Au nom de quelle philosophie anticonsumériste peut-on contraindre les boutiques à rester fermées quand via internet chacun peut (…) acheter 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ? Devrait-on interdire la vente sur internet du samedi soir au lundi matin ? » Voilà qui est à apporter au débat.
Autre commentaire de D. Barroux : « Le dimanche, les Français en vacances se précipitent sans se poser des questions de morale dans lesboutiques des capitales internationales lorsqu’ils jouent aux touristes ». Oui mais nous… c’est pas pareil (?).
A entendre certains, repos dominical oblige, c’est limite si tout ne devrait pas stopper. Aller, soyons fous : demain, suivant cette logique, on pourrait, au nom de la morale, fermer les hôpitaux, la SNCF, les marchands de journaux, les boulangeries… Certains diront que c’est une mauvaise carricature, mais au nom de quoi certains travailleraient le dimanche, et d’autres pas ? Et celui qui achète son journal le lundi matin à 9 h, pense-t-il qu’il a été écrit et imprimé de 6 à 8 h ?
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L’autre actualité de la semaine, c’est le retour de la croissance en France, à + 0,3 %. Commentaire du PS par la voix de son secrétaire national à l’Economie, Michel Sapin : « La France reste au cœur d’une crise profonde et durable et le chiffre d’hier ne doit pas faire illusion ». Il souhaite « un véritable plan de relance pour que la France ne retombe pas dans une récession qui menace pour 2010 ». D’accord, il n’est pas dit que tout ira bien au second semestre. Mais le PS est d’autant moins légitime pour donner des leçons de relance(s) qu’il a signé, en mai dernier à Madrid, le Manifesto, « programme commun des partis socialistes européens », qui commençait par cette phrase : « Nous savons comment sortir de la crise ». Résultat du PIB espagnol au deuxième trimestre : – 1%.
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Lu dans une série d’été des Echos : le créateur de l’une des premières banques mondiale d’investissement, Marcus Goldman (qui associé à son gendre, créera Goldman Sachs), a du vendre des fripes qu’il portait sur son dos dans les rues de New York, et ce alors que son activité banquière avait déjà commencé. La raison : peu de clients s’adressant à sa banque, c’était une nécessité pour lui afin de survivre. Le contraste avec la puissance de Goldman Sachs aujourd’hui est impressionnant et mérite d’être connu.
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Pour finir, vu sur une ancienne affiche du « Parti de la France », le parti politique qu’a créé Carl Lang, ex-FN, pour la campagne européenne : « L’Europe aux Européens ». On avance : il y a quelques années, c’était « La France aux Français ». Plus qu’à espérer qu’une véritable gouvernance mondiale se mette en place dans les prochaines années, et on lira sur les affiches d’extrême droite : « La terre aux terriens ». Le problème nationaliste sera alors réglé.
BF
