BHL, Dray, Valls, Collomb, Montebourg, Delanoë… Tous sont intervenus ces derniers jours à propos des difficultés internes au PS. Florilège dans la revue de presse des Jeunes UMP du 20 juillet 2009 !
On commence par la déclaration de la semaine dernière, celle faite dimanche par Bernard Henry Levy dans le Journal du Dimanche. Morceaux choisis :
- « J’ai rarement vu des politiques mettre autant d’énergie à s’autodétruire ».
- « Le PS est dans la situation du PC dans les années 1970, quand la désintégration s’amorçait et qu’on tentait de la conjurer par des formules incantatoires sur, déjà, la rénovation, la refondation ».
- « Le PS va-t-il mourir ? Non, il est déjà mort. Il faut le dissoudre et en finir au plus vite avec ce grand corps malade ».
- A propos du rappel à l’ordre à l’endroit de Manuel Valls : « Le socialisme termine en caporalisation ».
Et encore, BHL est un homme « de gauche »…
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Julien Dray avait, lui aussi, descendu en flèche le PS la semaine dernière, sur son blog : « En une semaine, par deux lettres, M. Aubry a résumé son début de mandat : impuissance, amateurisme, incapacité à entendre ce qu’il se passe dans le parti et dans la société ». De la bouche d’un ancien LCR, ça fait mal à la gauche…
Pour le parlementaire de l’Essonne, Manuel Valls aura été le bouc-émissaire de Martine Aubry, qui tenterait de faire reposer sur le Maire d’Evry tous les problèmes du PS. C’est bien connu : en politique comme ailleurs, quand ça ne marche pas, c’est toujours la faute des autres…
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Dans le duel qui a opposé la première secrétaire du PS et Manuel Valls, le maire de Lyon, Gérard Collomb, a pris parti pour le Maire d’Evry, expliquant que « partout dans la société, la parole est libre. Il serait dommage qu’il n’y ait qu’au PS qu’elle soit contrôlée ». Idée : Manuel Valls pourrait monter un « Printemps des libertés » pour défendre la sienne.
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Face à tant des critiques, la Maire de Lille a (tout de même) reçu le soutien de Bertrand Delanoë : « Je crois qu’il y a besoin de cohésion, d’ordre, d’autorité, et que M. Aubry a raison de le dire ». Et en cohésion il s’y connaît Bertrand Delanoë, lui le « libéral et socialiste ».
Mais marche arrière est faite aussitôt après : « Le PS a besoin de tout le monde, Manuel Valls y compris ». Le syndrome MoDem, sans doute.
Habile Delanoë, qui insiste sur la nécessité de « jouer collectif », car les prises de position individuelles ne mènent à rien. Et d’ajouter aussitôt : « Tous les socialistes peuvent compter sur moi… ». Habile, vraiment.
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Dernière déclaration pour finir, celle d’Arnaud Montebourg, lundi matin sur France Info : « Il va falloir changer, parce qu’on ne peut pas garder un parti tombé dans le formol ». Et encore, heureusement que M. Aubry a « remis le PS au travail » début juillet…
BF
