On a beaucoup parlé dans les médias du Congrès de Versailles qui a vu le Président de la République réunir pour la première fois l’ensemble des Parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Il s’agissait de la dix-septième réunion du Congrès sous la Vème République mais c’était la première fois que le Président s’adressait pour une déclaration aux élus de la Nation, comme la réforme constitutionnelle de l’été 2008 le lui autorise. Cet événement est une conséquence naturelle de l’évolution vers un régime présidentiel assumé. Depuis le Général de Gaulle et l’élection du Président au suffrage universel direct, le chef de l’Etat est l’inspirateur de la politique de la Nation et le gouvernement la détermine et la met en oeuvre, comme le stipule la Constitution depuis 1958.
Ce Congrès fut l’occasion de réaffirmer les valeurs de la République, de tirer les conclusions de la crise mondiale et de tracer la feuille de route des prochaines grandes réformes tout en confiant au Premier Ministre et au gouvernement le soin d’en fixer les modalités. Le Président réaffirme donc le programme sur lequel il a été élu par l’ensemble des Français tout en l’adaptant au nouveau contexte national et international.
Que le chef de l’exécutif élu par les Français pour conduire la politique de la Nation vienne fixer les grandes orientations du pays devant le gouvernement et devant ceux qui ont été élus, dans l’élan de sa campagne, pour voter les lois est un gage de bonne entente entre les pouvoirs exécutif et législatif, donc de plus grande efficacité dans la mise en oeuvre du programme pour lequel les électeurs se sont prononcés.
Dans un monde qui change de plus en plus vite, qui s’en plaindra ?
Julien Damelet
