10 juin 2009

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Jeunes UMP
Les Jeunes de l'UMP

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Débâcle PS/Modem : un avenir incertain pour deux partis de l’opposition…

Pour certains, il s’agirait d’une transformation profonde du paysage politique français ; pour d’autres, la révélation des citoyens à changer de société et à prendre en compte les véritables enjeux actuels, tant politiques, économiques que sociétaux. Pour plusieurs, c’est la faible participation aux élections européennes qui serait à l’origine des faibles scores respectifs du PS et du MODEM. Mais alors, si c’était le cas, pour quelles raisons la victoire du parti de la majorité présidentielle et celle d’Europe Ecologie ont été considérables ? La seule thèse immédiatement possible serait plutôt celle du manque de cohérence et de pertinence de la campagne du PS et du MODEM pour ces élections dont l’enjeu était d’abord européen.

D’un côté, le parti socialiste n’a pas encore réussi à se souder ni à trouver une entente commune autour de sa nouvelle secrétaire Martine Aubry. Le PS demeure un bloc hétéroclite. Les pronostics d’un éclatement du PS (qui a déjà commencé par le départ de Jean-Luc Mélenchon en fin d’année dernière) sont une nouvelle fois lancés. Chapeautage, jeux d’influence, gain du pouvoir… Les politiques du PS n’arrivent pas à plaire mais plutôt arrivent à déplaire rapidement… Ils agacent et sont pathétiques. Solution : laisser la place à une génération nouvelle plus en phase avec la compréhension des difficultés du peuple dont aucun n’est issus…

D’un autre côté, François Bayrou espérait… peut-être trop… Le succès de l’élection présidentielle de Mai 2007 n’aura pas été réitéré. Au contraire, il a été mis à mal à la fois par le PS mais plus surprenant encore, par Europe Ecologie. Peut-être trop sûr de lui, mais certainement peu lucide sur un programme chaotique et fébrile. A force de vouloir jouer dans le camp des socialistes, puis de la majorité ; à force de critiquer les uns et les autres ; le Modem récolte ses semences.

Deux partis politiques que l’UMP ne devrait pas craindre dans le futur. L’UMP sort rassurée, posée et surtout décomplexée, face aux échecs respectifs et lourds du PS et du Modem. L’échec de ces deux partis viendrait davantage d’une mauvaise ligne directrice de campagne. Tous deux se seraient trompés de campagne. Plutôt d’un enjeu européen, ils se sont centrés sur les actions du gouvernement et la personne de Nicolas Sarkozy. Les critiques se multipliaient contre les réformes gouvernementales et contre le comportement politique du président. Les citoyens français et européens par la même occasion, attendaient qu’on parle de solutions concrètes sur la crise financière, économique, sociale et sur les enjeux environnementaux. Une fois encore, ils ont loupé le coche et sont tombés tête baissée dans un échec électoral. Revers de médaille depuis les élections de 2007 pour ces deux partis, mais une défaite qui est loin de réconforter les places de parti d’opposition desdits partis. Une seule solution serait de rendre la parole crédible à ces deux partis pour faire poids face à l’UMP. Mais ce n’est pas encore gagné !

Aude STEINMETZ

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