28 mai 2009

L'auteur

Jeunes UMP
Les Jeunes de l'UMP

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Les Pères fondateurs de l’Europe : 1945-1957

Winston Churchill

A la fin du second conflit mondial, l’ancien premier ministre britannique est convaincu de la nécessité de resserrer les liens en Europe de l’Ouest face au danger communiste. Il prononce plusieurs fameux discours dans ce sens où il encourage le rapprochement des pays européens alors que le Royaume-Uni ainsi que les Etats-Unis agiraient comme des protecteurs. Dans le discours de Zurich, en 19 septembre 1946, il n’hésite pas à parler de futurs « Etats-Unis d’Europe », avec l’ambition de « reconstituer la famille européenne et de lui fournir une structure qui lui permette de vivre et de croître en paix, en sécurité et en liberté ». Il est notamment en 1948 à l’origine du Congrès de l’Europe, qui servira de socle au futur Conseil de l’Europe.

Konrad Adenauer

Opposant farouche au nazisme en Allemagne, le démocrate chrétien Adenauer devient le premier chancelier de la République fédérale en 1949, poste qu’il occupera jusqu’en 1963. Son ambition politique se résume dans la réconciliation de la France et de l’Allemagne. Prêt à sacrifier quelques intérêts allemands pour montrer la bonne volonté de paix de son pays, Adenauer est le signataire des accords fondateurs de l’Europe.

Robert Schuman

Né au Luxembourg,  député de Moselle en 1919, Robert Schuman entre au gouvernement, notamment comme ministre des Affaires Etrangères entre 1948 et 1952. Convaincu par Jean Monnet du bien-fondé d’un rapprochement européen sur le charbon et l’acier, il prononce le 9 mai 1950 le discours fondateur qui aboutira une année plus tard à l’instauration de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), le 9 mai 1950. Robert Schuman sera également le premier président du Parlement européen de 1958 à 1960.

 

Jean Monnet

Après un rôle de diplomatie lors des deux conflits mondiaux, Jean Monnet est chargé, après la 2e guerre mondiale, de coordonner le Plan français de modernisation et d’équipement. Il invente l’idée d’un partenariat franco-allemande sur le charbon et l’acier indispensable aux deux nations, qui débouchera en 1951 sur la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), premier embryon de la future Union européenne. Il préside la haute autorité de la CECA, institution dont il est à l’origine. A cette occasion, il élabore la méthode Monnet ou la « stratégie des petits pas » : selon sa propre définition, « l’Europe se fera par des réalisations concrètes créant une solidarité de fait », c’est-à-dire étape après étape. Ardent défenseur de l’idéal européen, il va jouer un rôle actif dans la création d’une communauté européenne du nucléaire (Euratom), et dans le militantisme pour défendre les Etats-Unis d’Europe au sein du mouvement qu’il fonde en 1955 : le comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe. Pour reprendre la phrase de l’historien Philippe Mioche, « l’Europe n’est pas une idéologie, c’est une réponse ».

Paul Henri Spaak

Membre du gouvernement belge en exil pendant la deuxième guerre mondiale, il va être de toutes les aventures européennes de l’après-guerre. Président de l’assemblée consultative du conseil de l’Europe entre 1949 et 1951, il démissionne après le refus de la CECA par la Grande Bretagne. De 1952 à 1954, il devient président de l’Assemblée parlementaire de la CECA. De même, il joue un rôle essentiel dans la relance de la construction européenne en 1955 et dans la négociation du traité de Rome. Favorable à l’idée supranationale, il s’oppose à la vision gaulliste de l’Europe. 

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