Devant une assistance de près de 1500 personnes et dans une bonne ambiance qui révèle, s’il le fallait encore, la passion européenne au sein de la majorité présidentielle, le meeting interrégional de l’eurorégion Nord-Ouest s’est tenu au Zénith de Lille jeudi 28 mai 2009. Pour l’occasion, la liste des personnalités invitées était aussi prestigieuse qu’abondante. Les ministres, Michel Barnier, Jean Louis Borloo, Bruno Le Maire, Valérie Létard, et Jean Marie Bockel, le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, le régional et secrétaire général adjoint de l’UMP, Marc Philippe Daubresse, étaient tous venus apporter leur soutien à la liste du Nord-Ouest conduite par Dominique Riquet réunie dans son intégralité pour l’occasion.
Dans son discours, Dominique Riquet a tenu à réaffirmer le besoin d’Europe pour faire face à la crise, « une crise économique, une crise financière, une crise sécuritaire et une crise environnementale » : « L’Europe est la solution pour répondre à ces crises », affirma t’il à la tribune.
Jean Marie Bockel, responsable de la gauche moderne, a insisté sur le volontarisme de Nicolas Sarkozy face à la crise économique, voyant dans la présidence française l’incarnation de sa vision de l’Europe, à savoir « une Europe juste et dans une Europe sociale ». Prenant l’exemple du secteur de l’automobile, aussi implanté dans le Nord que dans sa ville de Mulhouse, il a émis le souhait que les constructeurs sortent grandis de la crise, en investissant largement en faveur des véhicules propres et des véhicules de l’avenir.
Le nordiste Laurent Schouteten, récemment élu président du YEPP, les jeunes des partis affiliés au PPE, a décrit les prérogatives du YEPP. Benjamin Lancar, président des Jeunes Populaires, a salué la présence massive des jeunes sur les listes. Avec 20% de jeunes, la liste du Nord-Ouest est évidemment en pointe dans ce vent de jeunesse qui souffle dans le mouvement populaire.
Rappelant les enjeux de ces élections européennes, Marc Philippe Daubresse, président de l’UMP Nord/Pas de Calais et secrétaire général adjoint de l’UMP, a lancé un vaste appel à la mobilisation pour le scrutin du 7 juin.
Jean Paul Gauzès, député européen sortant et numéro 3 sur la liste de Dominique Riquet, a tenu à rappeler que le parlement, 3 années auparavant soit bien avant la crise, avait réclamé davantage de régulation et de transparence. Depuis, dans ce souci d’équilibrage, un ensemble de réglementations sur les assurances et les banques ont notamment été prises. Il a notamment pris l’exemple du texte adopté par le parlement sur les agences de notation dont il est le rapporteur et a appelé de ses vœux une « supervision européenne ».
Décrivant les nouvelles responsabilités qui seront conférés au parlement avec le traité de Lisbonne Tokia Saïfi, député européen sortant et numéro 2 sur la liste Nord-Ouest, s’est attardée sur les enjeux des prochaines élections européennes. Citant l’exemple de Joseph Daul, tête de liste dans l’Est et responsable du groupe PPE, elle a justifié l’intégration et les poids des députés de la majorité dans les instances et l’organigramme du PPE à la différence des socialistes qui sont en marge du PSE.
Valérie Létard, secrétaire d’Etat aux solidarités et présidente de la communauté d’agglomération de Valenciennes, a insisté sur la solidarité européenne dont on a bénéficié le Valenciennois, sous l’action de Jean Louis Borloo et de Dominique Riquet.
Bruno Le Maire, secrétaire d’Etat à l’Europe, a souligné le besoin de préférence communautaire face au reste du monde. L’Europe doit protéger les emplois dans l’industrie, aider les salariés. « Oui à l’industrie, oui à l’emploi » clama t’il à la tribune.
Eric Woerth, ministre du budget, a soutenu que la majorité devait être fière des efforts faits par le gouvernement pour la relance et en réponse à la crise. Il a émis le souhait d’une Europe de plus en plus intégrée du point de vue économique : « il faut aller plus loin que la monnaie européenne ». Il a aussi appelé à tirer les enseignements de cette crise. Selon lui, « l’Europe est un rempart » et le « seul moyen de lutter contre les délocalisations ».
Jean Louis Borloo, qui représente la France au congrès africain de Nairobi sur le réchauffement climatique à partir de vendredi, a tenu à être présent pour soutenir Dominique Riquet, son ami depuis leur engagement à Valenciennes, il y a plus de 20 ans. Il a rappelé à quel point la France était motrice sur les questions écologiques et de développement durable. Il a cité l’exemple de l’idée folle de Nicolas Sarkozy lors de la présidence française de convaincre les 27 pays de l’Union Européenne à adopter des mesures contraignantes et le plan énergie-climat. Il a fini par scander une phrase qui prend tout son sens aujourd’hui : « le développement durable n’est pas un fardeau, c’est une opportunité économique ». Selon lui, l’emploi de demain se situera dans les secteurs de l’énergie propres et les moyens de consommation propre.
Michel Barnier, tête de liste en Ile de France et grand animateur de la campagne de l’UMP, a stigmatisé les autres listes qui n’avaient comme seule idée de critiquer Sarkozy. Les accusant de faire de l’ « antisarkozisme primaire », il a exposé l’idée majeure que la majorité présidentielle n’allait pas « s’excuser de soutenir Nicolas Sarkozy » car le président de la République a su montrer qu’on pouvait changer l’Europe, qu’on pouvait replacer la politique au cœur de l’Europe. Il a souligné enfin qu’il était important pour la France et pour l’Europe « de ne pas être spectateur, mais d’être acteur de notre futur ».
Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, a clos le meeting. Dans son allocution, il a salué la présidence française qui « a su bousculer l’Europe ». A partir de cet exemple, il a souligné l’importance vitale pour l’Europe de se doter d’un leader. Manifestant l’idée que « le député européen est aussi important qu’un député national », il a développé par la suite les engagements pris par les candidats de la majorité présidentielle dans le cadre de ces élections européennes, notamment celui pour les élus de siéger à chaque session et d’ouvrir une permanence dans leur euro-circonscription. S’engageant à ce qu’il n’y ait aucune hausse d’impôt tant en France qu’en Europe, il a vivement rejeté la proposition socialiste d’augmenter le budget de l’Europe via de nouveaux fonds propres, c’est-à-dire via l’instauration d’un nouvel impôt. Pour montrer que la politique est de retour en Europe, il a tenu à conclure avec un mot d’ordre simple, à tenir jusqu’au 7 juin : mobilisation !
photo : Maureen Celet
