le 30 août 1954 : la France rejette la CED

le 30 août 1954 : la France rejette la CED

Projet porté par la France, la communauté européenne de défense (CED) a finalement échoué. Retour sur cet épisode manqué de la construction européenne.

le contexte

Devant la consolidation du glacis soviétique en Europe Centrale, la question du réarmement allemand se pose vite. Dès janvier 1948, le général américain Ridgway déclare qu’il est impossible de s’opposer à une agression russe sans la contribution de l’Allemagne. Le début de la guerre de Corée en juin 1950 fait craindre une prochaine offensive soviétique en Europe. Les Américains, massivement présents tant en moyens humains que financiers pour assurer la défense du continent européen, portent le projet de réarmement de l’Allemagne. En septembre 1050, le secrétaire américain à la défense, Dean Acheson, déclare vouloir « des Allemands en uniforme pour l’automne 1951 ». La France, dont l’opinion demeure traumatisée par le deuxième conflit mondial, est très réticente : la politique menée depuis 1945 a pour objectif d’empêcher la résurgence de la puissance allemande.

le plan Pleven

Dans ce contexte, consciente de son isolement, la France élabore un projet visant à établir une Communauté Européenne de Défense. La proposition est présentée le 24 octobre 1950 à l’Assemblée Nationale par le premier ministre René Pleven. Comme pour la CECA, le projet avait été préparé par une petite équipe dirigée par Jean Monnet. Le plan Pleven prévoit la création d’une armée européenne, avec la désignation d’un ministre européen de la défense qui serait responsable devant une Assemblée européenne. Le but du plan Pleven est d’éviter l’adhésion de l’Allemagne à l’OTAN créée en avril 1949 et d’assurer à la France le maximum de prééminence et d’autonomie. De son côté, Adenauer lie l’engagement de son pays à la fin des discriminations existantes envers l’Allemagne. Les 6 pays de la CECA (France, Allemagne, Italie et Benelux) entament alors un long cycle de négociations qui aboutissent à la signature à Paris le 27 mai 1952 du traité instituant la CED.

les institutions

Reprenant le modèle de la CECA, les institutions prévues par le traité sont un conseil des ministres, une assemblée commune, un commissariat de la communauté et une cour de justice. Le commissariat de 9 membres est chargé de l’application des mesures prises par le conseil des ministres qui détient le vrai pouvoir. En outre, la CED a exclusivement une finalité défensive : « toute agression armée dirigée contre l’un des Etats membres ou contre des forces de la communauté de défense sera considérée comme une attaque dirigée contre tous les Etats membres » (art.2). En cas d’attaque d’un pays tiers envers un des pays membres, les Etats se doivent une assistance mutuelle. Vis-à-vis de l’Allemagne, quelques discriminations demeurent comme des forces armées limitées aux divisions CED ou l’interdiction de fabriquer des armes ABC (atomiques, biologiques, chimiques).  

Un projet finalement abandonné

Dès l’annonce du plan, les avis sur la CED sont mitigés. Soucieux de conserver leurs fragiles équilibres, les différents gouvernements français tardent à ratifier le texte. La France est clairement divisée (les politiques comme l’opinion publique) et le débat est virulent entre « cédistes » et « anti-cédistes » (gaullistes, communistes et certains socialistes). En outre, entre 1950 et 1954, la donne géopolitique change. La mort de Staline en 1953 éloigne la menace d’une nouvelle guerre. Poussé par les partenaires de la France qui l’ont tous ratifié (sauf l’Italie qui ne semble pas devoir le repousser), le gouvernement de Pierre Mendès-France finit par soumettre le texte à un vote de l’Assemblée Nationale, qui rejette le traité le 30 août 1954 par 319 voix contre 264.

 

L’échec de la CED qui fait échouer un projet que la France avait elle-même initié en 1950, ralentit le processus de construction européenne. Beaucoup d’observateurs prédisent alors l’abandon du projet européen qui est relancé par la conférence de Messine en 1955. Vieux serpent de mer de la construction européenne, la politique de défense demeure encore aujourd’hui pour l’Europe une question aussi importante qu’épineuse.

18 avril 1951 : la CECA

18 avril 1951 : la CECA

La première création dans l’histoire de la construction européenne est la Communauté économique du charbon et de l’acier, la CECA. Ce n’est pas un hasard, si le 9 mai 1950, date de l’annonce du plan Schuman,  est considéré comme le jour officiel de la naissance de l’Europe.  Ce n’est pas non plus un hasard si cette  date a été retenue comme jour officiel de la fête de l’Europe.

le contexte

L’entrée dans la guerre froide a précipité le relèvement de l’Allemagne. Pour ancrer la RFA à l’ouest, les Etats-Unis poussent à la fin des années 1940 à la reconstruction économique de l’Allemagne, via le Plan Marshall. Faute de pouvoir empêcher le relèvement de l’Allemagne, le gouvernement français tente de l’encadrer par le plus de garanties possibles.

l’idée

L’idée est à l’instigation de Jean Monnet. Le charbon constitue pour les européens, au début des années 1950, la première source d’énergie et l’acier symbolise l’industrie lourde et d’armements. Jean Monnet, pour rapprocher les Etats, propose d’engager l’Europe dans la voie de l’union en confiant à un organisme de type fédéral la gestion des secteurs du charbon et de l’acier. Le projet finalisé, il entre en contact avec Robert Schuman, ministre français des Affaires Etrangères.

le 9 mai 1950, l’annonce du plan Schuman

L’effet de surprise est total. Devant de nombreux journalistes qui ignorent le but de la réunion, Robert Schuman présente, le 9 mai 1950, dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay, le plan qui portera bientôt son nom. « Le gouvernement français propose de placer l’ensemble de la production franco-allemande du charbon et de l’acier, sous une Haute Autorité Commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe ». L’objectif est simple : « réaliser les premières assises concrètes d’une Fédération européenne indispensable à la préservation de la paix ».

l’accueil

En France, les partis de gouvernement (MRP et SFIO) sont plutôt favorables, seuls le PCF et le RPF y sont clairement hostiles. Le Général de Gaulle parle sans enthousiasme d’une « espèce de méli-mélo de charbon et d’acier ». A l’étranger, les Allemands (le chancelier Adenauer qui réserve au plan Schuman un accueil très chaleureux est largement favorable à une coopération accrue entre la France et l’Allemagne) et les Américains accueillent positivement le plan Schuman.

la CECA

Les négociations pour un traité s’ouvrent dès juin 1950 à Paris avec 6 pays, la France et l’Allemagne donc, mais aussi la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Italie. Après avoir longtemps hésité, le Royaume-Uni, pourtant principal producteur en 1950 de charbon et d’acier, rejette la proposition et le principe d’une autorité supranationale. Le traité est signé le 18 avril 1951 à Paris.

L’organe principal est la Haute Autorité, une administration indépendante des gouvernements, composée de 9 membres, nommés d’un commun accord par les six gouvernements signataires du traité. Cette institution, la seule annoncée par le plan Schuman, voit son pouvoir encadré par le conseil des ministres, qui doit donner un avis conforme aux décisions de la Haute Autorité, une assemblée commune de 78 membres à Strasbourg, désignés par les parlements nationaux, qui a le pouvoir de renverser la Haute Autorité à la majorité des 2/3 et enfin une cour de justice qui doit veiller au respect des traités. Initiateur du projet, Jean Monnet est nommé à la tête de la Haute Autorité.

 

Fort du succès de la CECA, première organisation européenne avec de réels pouvoirs de décision, elle préfigure le choix de la construction par l’économie. Le charbon et l’acier constitue ainsi le premier « marché commun » sectoriel qui sera largement étendu lors de la signature des traités de Rome en 1957. Du point de vue des institutions, la CECA servit de modèle lors de la création de la CEE en 1957. Surtout, les bases du couple franco-allemand sont posées. La question de la Ruhr est réglée. Au sein de la CECA, l’Allemagne obtient l’égalité des droits avec la France. Par l’utilisation concertée des ressources en charbon et en acier, la guerre devient matériellement impossible. Une avancée considérable, six ans à peine après la fin de la deuxième guerre mondiale. 

Les Jeunes UMP lancent leur communauté Facebook officielle !

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La campagne de l’UMP passe par le Nord

La campagne de l’UMP passe par le Nord

Devant une assistance de près de 1500 personnes et dans une bonne ambiance qui révèle, s’il le fallait encore, la passion européenne au sein de la majorité présidentielle, le meeting interrégional de l’eurorégion Nord-Ouest s’est tenu au Zénith de Lille jeudi 28 mai 2009. Pour l’occasion, la liste des personnalités invitées était aussi prestigieuse qu’abondante. Les ministres, Michel Barnier, Jean Louis Borloo, Bruno Le Maire, Valérie Létard, et Jean Marie Bockel, le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, le régional et secrétaire général adjoint de l’UMP, Marc Philippe Daubresse, étaient tous venus apporter leur soutien à la liste du Nord-Ouest conduite par Dominique Riquet réunie dans son intégralité pour l’occasion.

Dans son discours, Dominique Riquet a tenu à réaffirmer le besoin d’Europe pour faire face à la crise, « une crise économique, une crise financière, une crise sécuritaire et une crise environnementale » : « L’Europe est la solution pour répondre à ces crises », affirma t’il à la tribune.

Jean Marie Bockel, responsable de la gauche moderne, a insisté sur le volontarisme de Nicolas Sarkozy face à la crise économique, voyant dans la présidence française l’incarnation de sa vision de l’Europe, à savoir « une Europe juste et dans une Europe sociale ». Prenant l’exemple du secteur de l’automobile, aussi implanté dans le Nord que dans sa ville de Mulhouse, il a émis le souhait que les constructeurs sortent grandis de la crise, en investissant largement en faveur des véhicules propres et des véhicules de l’avenir.

Le nordiste Laurent Schouteten, récemment élu président du YEPP, les jeunes des partis affiliés au PPE, a décrit les prérogatives du YEPP. Benjamin Lancar, président des Jeunes Populaires, a salué la présence massive des jeunes sur les listes. Avec 20% de jeunes, la liste du Nord-Ouest est évidemment en pointe dans ce vent de jeunesse qui souffle dans le mouvement populaire.

Rappelant les enjeux de ces élections européennes, Marc Philippe Daubresse, président de l’UMP Nord/Pas de Calais et secrétaire général adjoint de l’UMP, a lancé un vaste appel à la mobilisation pour le scrutin du 7 juin.

Jean Paul Gauzès, député européen sortant et numéro 3 sur la liste de Dominique Riquet, a tenu à rappeler que le parlement, 3 années auparavant soit bien avant la crise, avait réclamé davantage de régulation et de transparence. Depuis, dans ce souci d’équilibrage, un ensemble de réglementations sur les assurances et les banques ont notamment été prises. Il a notamment pris l’exemple du texte adopté par le parlement sur les agences de notation dont il est le rapporteur et a appelé de ses vœux une « supervision européenne ».

Décrivant les nouvelles responsabilités qui seront conférés au parlement avec le traité de Lisbonne Tokia Saïfi, député européen sortant et numéro 2 sur la liste Nord-Ouest, s’est attardée sur les enjeux des prochaines élections européennes. Citant l’exemple de Joseph Daul, tête de liste dans l’Est et responsable du groupe PPE, elle a justifié l’intégration et les poids des députés de la majorité dans les instances et l’organigramme du PPE à la différence des socialistes qui sont en marge du PSE.

Valérie Létard, secrétaire d’Etat aux solidarités et présidente de la communauté d’agglomération de Valenciennes, a insisté sur la solidarité européenne dont on a bénéficié le Valenciennois, sous l’action de Jean Louis Borloo et de Dominique Riquet.

Bruno Le Maire, secrétaire d’Etat à l’Europe, a souligné le besoin de préférence communautaire face au reste du monde. L’Europe doit protéger les emplois dans l’industrie, aider les salariés. « Oui à l’industrie, oui à l’emploi » clama t’il à la tribune.

Eric Woerth, ministre du budget, a soutenu que la majorité devait être fière des efforts faits par le gouvernement pour la relance et en réponse à la crise. Il a émis le souhait d’une Europe de plus en plus intégrée du point de vue économique : « il faut aller plus loin que la monnaie européenne ». Il a aussi appelé à tirer les enseignements de cette crise. Selon lui, « l’Europe est un rempart » et le « seul moyen de lutter contre les délocalisations ».

Jean Louis Borloo, qui représente la France au congrès africain de Nairobi sur le réchauffement climatique à partir de vendredi, a tenu à être présent pour soutenir Dominique Riquet, son ami depuis leur engagement à Valenciennes, il y a plus de 20 ans. Il a rappelé à quel point la France était motrice sur les questions écologiques et de développement durable. Il a cité l’exemple de l’idée folle de Nicolas Sarkozy lors de la présidence française de convaincre les 27 pays de l’Union Européenne à adopter des mesures contraignantes et le plan énergie-climat. Il a fini par scander une phrase qui prend tout son sens aujourd’hui : « le développement durable n’est pas un fardeau, c’est une opportunité économique ». Selon lui, l’emploi de demain se situera dans les secteurs de l’énergie propres et les moyens de consommation propre.

Michel Barnier, tête de liste en Ile de France et grand animateur de la campagne de l’UMP, a stigmatisé les autres listes qui n’avaient comme seule idée de critiquer Sarkozy. Les accusant de faire de l’ « antisarkozisme primaire », il a exposé l’idée majeure que la majorité présidentielle n’allait pas « s’excuser de soutenir Nicolas Sarkozy » car le président de la République a su montrer qu’on pouvait changer l’Europe, qu’on pouvait replacer la politique au cœur de l’Europe. Il a souligné enfin qu’il était important pour la France et pour l’Europe « de ne pas être spectateur, mais d’être acteur de notre futur ».

Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, a clos le meeting. Dans son allocution, il a salué la présidence française qui « a su bousculer l’Europe ». A partir de cet exemple, il a souligné l’importance vitale pour l’Europe de se doter d’un leader. Manifestant l’idée que « le député européen est aussi important qu’un député national », il a développé par la suite les engagements pris par les candidats de la majorité présidentielle dans le cadre de ces élections européennes, notamment celui pour les élus de siéger à chaque session et d’ouvrir une permanence dans leur euro-circonscription. S’engageant à ce qu’il n’y ait aucune hausse d’impôt tant en France qu’en Europe, il a vivement rejeté la proposition socialiste d’augmenter le budget de l’Europe via de nouveaux fonds propres, c’est-à-dire via l’instauration d’un nouvel impôt. Pour montrer que la politique est de retour en Europe, il a tenu à conclure avec un mot d’ordre simple, à tenir jusqu’au 7 juin : mobilisation !

 

photo : Maureen Celet

 

 

 

 

 

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Les clips officiels UMP de la campagne européenne

Les clips officiels UMP de la campagne européenne

Les clips officiels de la campagne sont disponibles, n’hésitez pas à les consulter et à les faire découvrir à vos amis.


 

Européennes : Le PS cadre sa campagne sur… Nicolas Sarkozy

Européennes : Le PS cadre sa campagne sur… Nicolas Sarkozy

«  Le vote du 7 juin prochain doit être un vote sanction à l’égard du Président Sarkozy ». Benoît Hamon et ses camarades du Parti Socialiste n’ont plus que ces mots à la bouche.

A l’occasion du deuxième anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Etat, le PS a présenté un long document empruntant le nom de manifeste à leurs amis communistes et exposant l’embryon de ce qui semble être un programme européen, le tout  servi sur fond de martèlement idéologique anti-sarkozyste.

Alors que l’UMP propose un vrai programme, de vraies ambitions politiques à la hauteur des enjeux européens, en particulier sur l’emploi, le nucléaire, la PAC,…,

Alors que l’UMP est resté fidèle à ses convictions politiques en maintenant son opposition à l’Entrée de la Turquie dans l’U.E, en défendant son modèle industriel face à la concurrence internationale, en s’engageant pour l’environnement,…,

Le Parti Socialiste n’a de cesse que de nourrir l’éternel clivage Droite/Gauche ! Il se réclame du changement ? Mais continue néanmoins à utiliser cette méthode réactionnaire, très loin des préoccupations des Français.
Cependant, personne n’est dupe, cette stratégie de déstabilisation politique engagée par le PS n’est qu’un moyen de se détourner du débat et de masquer « le vide sidéral » des propositions du parti sur l’Europe, comme l’a dénoncé le Premier ministre François Fillon lors du meeting marquant l’ouverture de la campagne européenne à Rueil-Malmaison le 28 avril dernier.   

Les sondages les plus récents créditent le PS d’un nombre d’intentions de votes bien plus faible que celui du scrutin de 2004, rien d’étonnant donc s’il peine à trouver une envergure européenne et d’une manière générale, une raison de vivre, en choisissant délibérément  de se vouer corps et âme à la mouvance des « anti-sarkozystes ».

Comme le rappelle le porte-parole de la majorité Frédéric Lefebvre, « l’UMP est  la seule formation politique qui roule pour l’Europe », alors le 7 juin, faites le choix de l’Europe qui veut et de l’Europe qui peut, votez UMP !

Olivier Thomas

Les Pères fondateurs de l’Europe : 1945-1957

Les Pères fondateurs de l’Europe : 1945-1957

Winston Churchill

A la fin du second conflit mondial, l’ancien premier ministre britannique est convaincu de la nécessité de resserrer les liens en Europe de l’Ouest face au danger communiste. Il prononce plusieurs fameux discours dans ce sens où il encourage le rapprochement des pays européens alors que le Royaume-Uni ainsi que les Etats-Unis agiraient comme des protecteurs. Dans le discours de Zurich, en 19 septembre 1946, il n’hésite pas à parler de futurs « Etats-Unis d’Europe », avec l’ambition de « reconstituer la famille européenne et de lui fournir une structure qui lui permette de vivre et de croître en paix, en sécurité et en liberté ». Il est notamment en 1948 à l’origine du Congrès de l’Europe, qui servira de socle au futur Conseil de l’Europe.

Konrad Adenauer

Opposant farouche au nazisme en Allemagne, le démocrate chrétien Adenauer devient le premier chancelier de la République fédérale en 1949, poste qu’il occupera jusqu’en 1963. Son ambition politique se résume dans la réconciliation de la France et de l’Allemagne. Prêt à sacrifier quelques intérêts allemands pour montrer la bonne volonté de paix de son pays, Adenauer est le signataire des accords fondateurs de l’Europe.

Robert Schuman

Né au Luxembourg,  député de Moselle en 1919, Robert Schuman entre au gouvernement, notamment comme ministre des Affaires Etrangères entre 1948 et 1952. Convaincu par Jean Monnet du bien-fondé d’un rapprochement européen sur le charbon et l’acier, il prononce le 9 mai 1950 le discours fondateur qui aboutira une année plus tard à l’instauration de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), le 9 mai 1950. Robert Schuman sera également le premier président du Parlement européen de 1958 à 1960.

 

Jean Monnet

Après un rôle de diplomatie lors des deux conflits mondiaux, Jean Monnet est chargé, après la 2e guerre mondiale, de coordonner le Plan français de modernisation et d’équipement. Il invente l’idée d’un partenariat franco-allemande sur le charbon et l’acier indispensable aux deux nations, qui débouchera en 1951 sur la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), premier embryon de la future Union européenne. Il préside la haute autorité de la CECA, institution dont il est à l’origine. A cette occasion, il élabore la méthode Monnet ou la « stratégie des petits pas » : selon sa propre définition, « l’Europe se fera par des réalisations concrètes créant une solidarité de fait », c’est-à-dire étape après étape. Ardent défenseur de l’idéal européen, il va jouer un rôle actif dans la création d’une communauté européenne du nucléaire (Euratom), et dans le militantisme pour défendre les Etats-Unis d’Europe au sein du mouvement qu’il fonde en 1955 : le comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe. Pour reprendre la phrase de l’historien Philippe Mioche, « l’Europe n’est pas une idéologie, c’est une réponse ».

Paul Henri Spaak

Membre du gouvernement belge en exil pendant la deuxième guerre mondiale, il va être de toutes les aventures européennes de l’après-guerre. Président de l’assemblée consultative du conseil de l’Europe entre 1949 et 1951, il démissionne après le refus de la CECA par la Grande Bretagne. De 1952 à 1954, il devient président de l’Assemblée parlementaire de la CECA. De même, il joue un rôle essentiel dans la relance de la construction européenne en 1955 et dans la négociation du traité de Rome. Favorable à l’idée supranationale, il s’oppose à la vision gaulliste de l’Europe. 

Newsletter des JUMP : « Le 7 juin, Je Vote ! »

Newsletter des JUMP : « Le 7 juin, Je Vote ! »

La 14e Newsletter des Jeunes de l’UMP vient de paraître !

Celle-ci est envoyée à près de 40 000 jeunes, à l’ensemble de nos élus et divers partis politiques, à travers la France, la France d’outre-mer, et de l’Union européenne.

Pour la consulter dès à présent, pour ceux qui ne l’auraient pas reçue, cliquez sur ce lien :
http://newsletter.jeunesump.fr/20090528/newsletter.htm

Cette lettre d’information, bimensuelle, envoyée à tous pour vous tenir au fait des actions des Jeunes Pop’, est avant tout la vôtre.

Envoyez-nous vos contributions, nous les diffuserons :
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Historique des dernières parutions :

- Newsletter des JUMP : « Le 7 juin, Je Vote ! »
http://newsletter.jeunesump.fr/20090528/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « Lancement de la campagne européenne »
http://newsletter.jeunesump.fr/20090422/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « Accès à la culture gratuitement pour les jeunes »
http://newsletter.jeunesump.fr/20090401/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « Elections européennes 2009″
http://newsletter.jeunesump.fr/20090318/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « Un Président à la hauteur des enjeux »
http://newsletter.jeunesump.fr/20090304/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « les raisons de la colère guadeloupéenne »
http://newsletter.jeunesump.fr/20090220/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « Nicolas SARKOZY nous adresse ses Voeux ! »
http://newsletter.jeunesump.fr/20090203/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « Elections européennes : inscrivez-vous ! »
http://newsletter.jeunesump.fr/20081219/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « 100% Solidaires !
http://newsletter.jeunesump.fr/20081128/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « PS Academy ! »
http://newsletter.jeunesump.fr/20081114/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « Les propositions pour l’emploi des jeunes »
http://campus2008.u-m-p.org/newsletter/n4/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « 100% Révolutionnaire ! »
http://campus2008.u-m-p.org/newsletter/n3/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « Nous soutenons les réformes du Gouvernement »
http://campus2008.u-m-p.org/newsletter/n2/newsletter.htm

- Newsletter des JUMP : « Un Campus formidable ! »
http://campus2008.u-m-p.org/newsletter/n1/newsletter.htm

 

Jeunes de l’UMP © iForce 2009

Présentation des jeunes sur les listes européennes

Présentation des jeunes sur les listes européennes

Retrouvez l’ensemble des candidats jeunes populaires présents sur les listes Majorité Présidentielle pour les élections européennes…

Le trombinoscope des candidats jeunes populaires est téléchargeable en PDF ici.

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