30 avr 2009

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Jeunes UMP
Les Jeunes de l'UMP

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HEC : la gratuité pour les boursiers, une première étape vers une plus grande mixité sociale

La gratuité de la scolarité pour tous les élèves boursiers. Par cette mesure, HEC envoie un signe positif fort en faveur de la mixité sociale. Car malgré des initiatives de plus en plus nombreuses (Conventions ZEP à Sciences Po, programme Une Grande Ecole Pourquoi Pas Moi à l’ESSEC…), la population des grandes écoles ne reflète encore que très peu la diversité de la société française.

Manque d’information, autocensure, éloignement géographique, obstacle financier…les obstacles dissuadant les élèves des milieux modestes de briguer les meilleures formations sont nombreux. Dispenser de frais de scolarité les élèves boursiers est une avancée importante en vue d’une meilleure mixité sociale au sein des grandes écoles. Par cette mesure spectaculaire, HEC souhaite lever l’obstacle financier dissuadant de nombreux élèves d’envisager de suivre leur scolarité dans une grande école (à HEC, les frais de scolarité s’élèvent à 8 300 euros en première année, 12 300 euros pour les suivantes). Cette mesure doit servir d’exemple, alors que la compétition entre grandes écoles est de plus en plus importante. Les Jeunes Populaires et les Pépites de la Nation proposent en conséquence de mesurer et publier le pourcentage d’élèves boursiers  et d’élèves issus de ZEP dans chaque grande école de commerce et d’ingénieurs, et d’exiger des établissements supérieurs qu’ils présentent et appliquent des programmes pluriannuels  pour l’égalité des chances. L’ensemble des grandes écoles seraient ainsi incitées à s’engager en faveur de la diversité sociale.

Mais ces mesures ne sont pas suffisantes. Le nombre d’élèves boursiers au sein des plus prestigieuses écoles (HEC ENA Polytechnique Normale Sup), qui était de 29% dans les années 1950, est tombé à 9% dans les années 1990, à 4% à HEC. Il est donc indispensable d’améliorer l’accès des élèves les plus modestes aux formations d’excellence. Les Jeunes Populaires et les Pépites de la Nation proposent de diversifier les voies de recrutement des grandes écoles et de favoriser les passerelles entre formations, afin de diversifier les profils socio-économiques de leurs élèves.

Afin d’améliorer durablement la mixité sociale au sein des grandes écoles, une attention accrue doit être portée aux classes préparatoires. Augmenter le nombre de places d’internats et réserver 30% d’entre elles à des élèves issus de ZEP ou de départements dépourvus de CPGE, sous condition de ressource, permettraient de faciliter l’accès des lycéens de ZEP à ces formations. Les Jeunes Populaires pensent aussi que des initiatives comme celle du lycée Henri IV à Paris, qui a mis en place une classe préparatoire aux études supérieures réservée aux élèves boursiers, doivent être étendues.

Enfin, un véritable débat sur les actions positives mises en place par les grandes écoles doit être organisé. Entre adopter un mode de sélection particulier pour les lycéens de ZEP comme à Sciences Po ou mettre en place des programmes de coaching de lycéens comme à l’ESSEC, les solutions sont multiples. Mais une chose est sûre : il est indispensable d’agir, et rapidement. Parce qu’il est inacceptable que les élites économiques et politiques de la France ne représentent qu’une fraction infime de la population française. Parce qu’il est intolérable que tant de talents soient perdus, faute de pouvoir accéder aux meilleures formations.

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