Réuni autour du premier ministre, François Fillon, l’UMP a lancé la campagne des européennes le 28 avril 2009 à Rueil Malmaison. En présence de 1500 militants et d’une douzaine de membres du gouvernement, du secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, le premier ministre a tenu à rappeler combien les enjeux des prochaines élections étaient importants. .
A la tribune, François Fillon a d’abord évoqué le « miracle politique » que représentait l’Europe. Après des siècles de guerres, après l’enfer des tranchées ou des camps d’extermination, la construction européenne a établi la paix. Il a ensuite tenu à rappeler l’importance de l’Europe, du poids critique que permet l’Europe à l’heure de la mondialisation, de surcroît en temps de crise économique. Avec plus de 500 millions d’habitants, avec un PNB supérieur aux Etats-Unis et à la Chine, l’Europe s’est imposée : à côté des Etats, elle est devenue une échelle adaptée pour l’action.
Dans le cadre de cette campagne, le premier ministre veut lutter contre 2 défis : l’abstention et le débat de fond en opposition au vote sanction des socialistes. L’objectif est simple : construire l’Europe politique. L’exemple d’une Europe qui pèse et qui agit est tout trouver : la présidence française de l’Union Européenne. « A cette occasion, chacun aura saisi ce que signifiait l’Europe politique. Sous la direction exceptionnelle de Nicolas Sarkozy, j’ai vu l’Europe se dresser et prendre ses responsabilités ».
Reprenant point par point le bilan de la présidence française, François Fillon s’est enfin attaché à décrire le projet européen du parti présidentiel. Il a émis le souhait de voir l’Europe sortir de la crise, une Europe qui permette de répondre à la mondialisation. Il souhaite aussi davantage de coordination entre la stratégie économique et la stratégie monétaire, en édifiant par exemple des champions industriels européens ou en concentrant les efforts sur les transports, l’énergie, les communications ou la santé. Il a défendu une Europe autonome en matière de défense ou de diplomatie. Enfin, il souhaite une Europe proche des citoyens qui passe par la défense et la promotion d’une identité européenne.
Au final, à l’occasion de ce lancement de campagne, François Fillon demande à la majorité de porter « l’idéal européen » car, selon lui, aucun autre parti en France n’est capable de le porter. Les partis extrémistes sont clairement contre l’Europe. Le Modem est lui accaparé par la stratégie présidentielle de Bayrou. Le Parti Socialiste, quant à lui, est englué dans ses problèmes internes et n’est pas en phase avec le reste des autres partis socialistes européens sur les questions européennes.
