Crises économiques et financières, relations internationales tendues, gronde sociale en hausse, aujourd’hui plus qu’hier, l’Europe est nécessaire. Entre fédération à l’Américaine et organisation internationale, l’Europe surprend par sa forme, elle innove par sa gouvernance. Laboratoire d’idées, voire pari un peu fou, l’Europe reste une grande opportunité pour tous.
P.Lequiller, président de la délégation de l’assemblé nationale sur ces questions, que la 10e circonscription a eu le plaisir de recevoir, n’a eu de cesse d’appeler à plus d’Europe. On le sait, en la matière, beaucoup reste à faire. Harmonisation des diplômes, équivalence des formations, politique fiscale commune, projet de défense etc., on le voit, l’intégration n’est pas finie.
Le 7 juin, votez Europe !! Oui, mais pourquoi ?? Le débat du 9 mars, organisé par notre sénatrice Isabelle Debré, aura tenté d’y répondre. En la matière, grandes sont les interrogations, les peurs aussi. Europe politique ou économique, Europe du protectionnisme ou de l’ouverture, Europe européenne ou Europe de la Méditerranée…nombreuses sont encore les questions. Et ce n’est pas le député des Yvelines, P.Lequiller, qui dira le contraire, tant il a été surpris de voir une salle pleine et désireuse de l’interroger. L’Europe est plus que jamais cet « objet politique non identifié » (J.Delors).
Plus d’Europe oui !! Mais voilà, de quelle Europe voulons-nous ?? On le sait, l’Europe, à 27, est impuissante. Problèmes de gouvernance, concurrence économique, inefficacité internationale…l’Europe est un monstre froid qui ne fait rêver personne. Des taux d’abstention records, des partis d’extrêmes qui fleurissent, des manifestations à son encontre qui se multiplient, jamais le projet européen n’a suscité autant de rejet. Et ce n’est pas l’Irlande, les Pays-Bas ou la France, qui ont voté contre le projet de constitution européenne, qui diront le contraire. L’Europe ne doit plus être ce monstre froid, l’Europe de Bruxelles, technocratique et pointilleuse, l’Europe doit à nouveau faire rêver, elle doit inspirer. Comme Adenauer et De Gaulle, elle doit oser, elle doit tenter, et ne surtout pas rester au stade du projet.
Pourtant les choses changent depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy. Par son travail et sa détermination, par la volonté qu’il a de faire de l’Europe un levier de puissance pour la France, il a su instiguer –dans l’Hexagone, comme dans le reste du monde- un nouvel intérêt pour cette question. Jamais Président n’aura réussi, avec autant de force, à montrer le potentiel de ce projet. Jamais Président n’en aura fait une telle priorité. Les choix de Michel Barnier et Rachida Dati, comme têtes de liste, illustrent parfaitement cela.
La question de la gouvernance de l’UE, la question de sa nature, celle de sa forme, sont des questions importantes certes. Réconcilier les Européens avec l’Europe l’est tout autant, voire davantage. La question des symboles se pose donc. Du 9 mai, jour anniversaire de l’Union, au drapeau, de l’hymne à la monnaie unique etc. tout cela concourt à plus d’identité européenne. La question d’un Président de l’Europe se pose aussi. Jamais Nicolas Sarkozy, de par sa personnalité, n’en aura autant montré l’intérêt. Parce que la construction européenne s’est faîte dans le sang, la mise en place d’une armée commune, peut asseoir encore plus son existence. Parce qu’une Europe divisée –comme pour la guerre en Irak- n’a aucune influence, la nomination d’un « ministre » des affaires étrangères commun peut lui permettre d’affirmer son point de vue etc. Parce que l’Histoire de l’Europe s’écrit aujourd’hui, il faut accepter d’en relever les défis. L’Europe n’est pas un mal, comme l’affirme trop de nos politiques, c’est notre solution.
Aujourd’hui plus qu’hier, la France est européenne. L’UMP aussi. L’Europe est notre avenir, sans aucun doute. Le vote du 7 juin est un vote crucial pour nous tous. Alors, allez voter !! Faîtes nous rêver d’Europe.
