Plan de relance français : un modèle copié

Plan de relance français : un modèle copié

26 milliards d’euros, c’est le montant total du plan de relance de l’économie française soit 1,3% du PIB.

Cette somme se divise ainsi :
- 11,4 milliards d’euros pour soutenir la trésorerie des entreprises
- 10,5 milliards d’euros d’investissements directs publics
- 1,8 milliard d’euros pour soutenir le logement

Néanmoins, le gouvernement n’oublie pas les Français victimes de la crise. Ainsi, 2,6 milliards d’euros supplémentaires ont été allouées par l’Etat pour l’emploi et les classes moyennes modestes.

Parmi ces mesures de justice sociale, il est possible de citer :
- indemnisation de l’activité partielle portée jusqu’à 90% du salaire net pour les entreprises conventionnées
- prime supplémentaire de 150€ dès le mois de juin pour les 3 millions de familles qui bénéficient aujourd’hui de l’allocation de rentrée scolaire
- prime exceptionnelle de 500€ à tous les salariés précaires n’ayant pas accumulé assez de droits à l’indemnisation pour bénéficier de l’assurance chômage
- la suppression de la réduction à partir de mai des versements au titre de l’impôt sur le revenu dû en 2009 pour les plus de 4 millions de foyers fiscaux compris dans la première tranche d’imposition. Au total, 6 millions de ménages sont concernés.

Face à une crise, le gouvernement français a donc fait le choix d’une politique de relance par l’investissement. Choix critiqué par le PS et les autres opposants au gouvernement, il s’avère que cette solution a été préférée par les grandes puissances économiques à travers le monde.

Ainsi, l’Allemagne, le 12 janvier, a annoncé un paquet de mesures consacrées prioritairement à l’investissement public et à l’introduction d’une prime à la casse pour les automobiles pour un montant global de 39 milliards d’euros en 2009.

L’Espagne, le 28 novembre 2008, a annoncé le déblocage de 11 milliards d’euros en faveur d’un fonds extraordinaire d’investissement publics et d’aides sectorielles notamment à l’automobile.

Le Royaume-Uni a décidé de consacrer près de 4 milliards de livres-sterling pour anticiper des investissements programmés et plus d’un milliard de livres-sterling pour une série de mesures ciblées en faveur des PME, du secteur automobile et du transport aérien.

Enfin, les Etats-Unis ont débloqué en 2008 près de 150 milliards de dollars pour des aides aux entreprises, des mesures de soutien aux secteurs financiers, automobiles et immobilier.

Le 17 février 2009, le nouveau Président américain a signé un nouveau plan de relance d’un montant de 787 milliards de dollars étalé sur plusieurs années (dont 185Md$ en 2009) finançant des aides aux entreprises, des aides directes aux ménages en difficulté, des aides aux personnes en matière d’immobilier et de nouvelles mesures de soutien au secteur financier.

Il est donc établi que certaines préconisations françaises, type « prime à la casse » ont inspiré de nombreux gouvernements qui y ont vu, des mesures concrètes et efficaces.

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3 réactions sont déjà en ligne pour “Plan de relance français : un modèle copié”

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  1. romain FROMENT le 16 mars 2009

    Les Français qui sont dans la première et deuxième tranche d’imposition ont déjà pour la plupart une prime pour l’emploi et de ce fait ne paient je crois pas énormément d’impôt. Pourquoi donner plus à des personnes qui déjà de paient pas d’impôt ?

  2. romain FROMENT le 16 mars 2009

    et attention la prime exceptionnelle va de 200 à 500 €, et non pas 500 € pour tout le monde ! ! !

  3. Zahra le 17 mars 2009

    Ils seront contents, les chomeurs, de recevoir en juin une prime d’un montant entre un cinquième et un demi smic. Bien sûr, ils se demandent comment ils vont bien pouvoir vivre jusque là, mais quel geste magnanime!
    Comme quoi, les mots de Monsieur Sarkozy, repris en choeur par l’ump n’ont pas de sens. Où voit-on la valorisation du travail, c’est à dire un salaire correct, qui permet de vivre, payer sa protection sociale au travers des cotisations et sa contribution à l’aménagement du pays au travers de ses impôts? Au lieu de ça, on fait l’aumône d’une prime qui aura fondu en quelques jours pour payer le loyer en retard et repartir dans la même galère. Vous pensez donc vraiment que les gens veulent se faire assister? La « valorisation du travail », selon M. Sarkozy, est une valeur morale, basée sur le temps qu’on y passe, et pas du tout politique ni économique et en tout cas sûrement pas une valeur reconnue par une contrepartie salariale correcte.
    Les gens qui seront dans la rue jeudi veulent des salaires corrects, un partage des richesses, oui, mais aussi un partage du travail, sinon quel serait le sens de faire travailler plus certains pour mettre au chômage les autres? ON sait bien maintenant, mais ça a été beaucoup dit dès leur instauration, que les heures supplémentaires défiscalisées coûtaient cher, tant par le manque de recette que par le coût pour le trésor public (il doit normalement payer les cotisations dont les entreprises sont allégées). On a vu dès le mois d’août le chômage augmenter à cause d’elles (cdd et mission intérim non renouvelées et remplacées par les heures sup). Résultat : un déséquilibre amplifié entre ceux qui travaillaient plus et ceux qui ne travaillaient plus. Mais il faut aller tellement vite, hein, la France était tellement mauvaise, hein, on n’a pas le temps de réfléchir et de se demander quels seront les effets pervers des mesures qu’on prend, hein! On nous parle des vilains chômeurs qui ne veulent pas travailler, mais pas des entreprises qui savent, elles, jongler avec les avantages qu’on leur propose. Mais bon, il arrive forcément un jour qu’à vouloir que rien ne coûte, et surtout pas le travail, plus personne ne soit là pour acheter ce qui est produit. Comme les profits sont sacrés, on rogne sur la qualité du produit, sur les salaires et sur la protection sociale de la population. Car ce travail, qui coûte si cher, il paie, ne l’oublions pas, notre santé, l’éducation de nos enfants, l’aide à nos personnes âgées ( et nous sommes tous amenés à en faire partie). Ce travail qui coûte si cher paie nos routes, nos services publics, notre formation, et j’en passe. N’oublions pas qu’un travail peu payé signifiera (signifie déjà d’ailleurs et de plus en plus depuis 2 ans) la fin de tout ça.
    Que dire aussi des 1000 mesures de relance? Mettre aux normes de sécurité des hôpitaux, des prisons, des lycées, des collèges….. Quand la crise n’était pas là et qu’il y avait encore de l’argent, on ne l’avait pas fait et maintenant qu’on nous bassine qu’il n’y en a plus, tout d’un coup on trouve de l’argent pour ces travaux de mise en conformité…..avec la loi?
    Pov’Sarko qui vient nous voir en retournant les poches de la France avec une mine déconfite pour nous dire qu’on n’a plus d’argent! Il a pourtant eu comme quasi première mesure de rendre de l’argent aux plus riches (plus de 250 millions partagés entre les 15000 français les plus riches) sous le prétexte fallacieux qu’ils allaient nous créer des emplois! Depuis le temps, ça se saurait si le fait même d’avoir des grandes fortunes donnait du travail. En fait, leur argent provient de notre travail, c’est donc le contraire qui se passe.

    La prime à la casse : ce n’est pas parce qu’on nous copie qu’on est les meilleurs (se souvenir des moutons de Panurge qui se sont tous noyés). La prime à la casse fait le lit de mort du grenelle de l’environnement. Pourquoi ne casserait on pas tout simplement tout ce qu’on a chez soi pour pouvoir faire repartir la machine comme avant pendant qu’on y est?
    Finalement votre grande révolution ne cherche qu’à maintenir le style économique qui nous a mené là où on est : fabriquer, consommer, jeter pour faire tourner la machine infernale, pour être les plus forts, le plus puissants. C’est votre idéal, vraiment? Investissement, actionnaire, baisse des salaires, chômage, précarité, c’est tout ce qu’on entend. Pour donner 500€ de prime, c’est facile, pour refonder le capitalisme, comme il dit, il faut un vrai courage politique et de l’imagination qui se nourrit d’autre chose que d’argent.
    Des mesurettes provisoires, de la poudre aux yeux, du bouchage de trous en urgence, bref, du vent.
    Gouverner c’est prévoir….. M. Sarkozy court derrière les événements qu’il n’a non seulement pas su prévoir, mais qu’il a même failli aggraver quand il préconisait le système des sub primes en France, pour « copier » les USA!!! Heureusement que les banques n’ont pas trop suivi le conseil, hein!

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