28 jan 2009

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Jeunes UMP
Les Jeunes de l'UMP

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Obama, la voix de l’espoir

Barack Obama a été investi officiellement, mardi 20 janvier, 44e président des Etats-Unis. Plus de 2 mois et demi après son élection, et au terme d’une campagne aussi longue qu’intense, le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis est entré à la Maison Blanche. Il incarne aujourd’hui les espoirs de tout un peuple désireux de changement et de rupture. Main sur la Bible, la même qu’Abraham Lincoln en son temps, son modèle en politique américaine (lui aussi élu de l’Illinois), il a prêté serment devant une foule considérable venue assister à ce moment historique. Comme son prédécesseur, il arrive au pouvoir dans une période troublée. Alors que son aîné en 1861 avait du faire face à la guerre de sécession, Barack Obama aura à résoudre deux questions majeures qui marqueront à coup sûr son mandat.


Surmonter la crise financière


Tout d’abord, Obama aura à lutter contre la crise financière et s’attaquer à la relance de l’économie américaine. Les Etats-Unis sont aujourd’hui le pays le plus touché par la crise financière et économique. Plus de 2,5 millions d’emplois ont été perdus au cours de la seule année 2008. Certains secteurs économiques, à commencer par l’automobile, y sont particulièrement sinistrés. Le contexte de la crise financière, assimilée pour beaucoup à l’administration Bush, a beaucoup compté dans l’élection d’Obama à la Maison Blanche. Surfant sur la vague de la rupture, le nouveau président investi aura la lourde mission de remettre d’aplomb l’économie des Etats-Unis, de redéfinir les règles du capitalisme et de l’économie de marché et de rendre confiance à la nation américaine.


Rétablir la voix de l’Amérique dans le monde


Symbole, véritable icône médiatique dans le pays de l’oncle Sam, Barack Obama suscite aussi de fortes attentes dans le monde. En effet, les espoirs placés en lui sont d’autant plus considérables que le bilan de l’administration Bush est catastrophique en matière de relations internationales. Les Etats-Unis sont englués depuis des années dans deux guerres extérieures, en Afghanistan et en Irak. Barack Obama aura à solutionner ces dossiers pesants qui ont contribué à détériorer l’image des Etats-Unis dans le monde. Il aura à porter la voix des Etats-Unis là où elle n’est plus entendue. En outre, il devra aussi influer sur la résolution des crises internationales, en particulier au Proche-Orient, ou sur des questions sensibles comme le nucléaire iranien ou la fermeture du centre de détention de Guantanamo. Aux côtés de sa secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Hillary Clinton, il va devoir s’attaquer très vite à ses dossiers brulants, à commencer par le conflit israélo-palestinien. Parallèlement, il a pris le contre-pied de l’administration Bush en décidant de lutter activement contre le réchauffement de la planète.


Un discours mobilisateur

 

 Au-delà de ces crises intérieures et extérieures qui attendent une réponse, l’ancien sénateur de l’Illinois devra réunir les Américains qui se sont fortement divisés au cours de ces dernières années. Le temps des festivités achevé, vient le temps du travail pour opérer ce qu’il appelle « la refondation de l’Amérique ». Il ne cache pas que son arrivée à la présidence coïncide avec une crise grave pour les Etats-Unis. Balayant l’ « Obamania », son discours d’investiture était, d’ailleurs, teinté de gravité et de réalisme. « Je vous dis aujourd’hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons ». Conscient des difficultés, honnête avec le peuple américain, il a poursuivi son propos avec l’optimisme et la détermination qui incombe à sa nouvelle fonction présidentielle : « En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l’espoir à la peur, la volonté d’agir en commun au conflit et à la discorde ».

 

 

 


Barack Obama est déjà entré dans l’histoire en devenant le 1er président noir des Etats-Unis d’Amérique, pays né avec l’esclavage et la ségrégation raciale. Vu la conjoncture, son principal défi sera de ne pas décevoir ses électeurs qui ont vu en lui un espoir, qui ont imaginé avec lui la Nouvelle Amérique. En effet, son atout maître réside aujourd’hui dans l’échec de son prédécesseur. Toutefois, il n’est pas le Messie et il a tenu à le rappeler lors son discours d’investiture. Avec son administration, Obama aura la lourde tâche de rétablir la voix du politique et donner tout son sens à son slogan phare de campagne, « yes, we can ».

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