28 jan 2009

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Jeunes UMP
Les Jeunes de l'UMP

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Concours de la Fonction Publique : du nouveau en 2009

En octobre 2007, le premier ministre François Fillon décidait de porter au titre d’urgence nationale la rénovation de la fonction publique. Constatant un réel décalage entre le fait que la fonction publique soit le premier poste de dépenses de la Nation et le fait qu’une grande partie de ses agents aient le sentiment de ne pas être valorisés, le Premier Ministre a ouvert un grand débat national devant aboutir courant 2008 à des axes de réformes.
Selon un sondage SOFRES publié en 2007, 2/3 des Français jugent qu’une réforme de la fonction publique serait urgente dans notre pays. Aujourd’hui, les fonctionnaires français représentent environ 5 millions de personnes. Ce nombre est en constante augmentation depuis une quinzaine d’année environ. Mais depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de notre pays et de François Fillon à la tête du gouvernement, cette tendance semble s’inverser. En effet, 22.900 suppressions de postes étaient prévues dans le cadre du budget 2008.

Mais une étape supplémentaire a été franchie début 2008. Dès la fin du grand débat national, c’est-à-dire en juin 2008, Eric Woerth, ministre du Budget, et André Santini, secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique, ont décidé d’une profonde réforme des concours de la fonction publique.
Cette réforme concernant l’accès aux concours de la fonction publique touchera environ 700.000 candidats. Ces candidats souhaitent faire carrière dans l’un des 500 corps de l’Etat et une partie seulement assurera le renouvellement des personnels de la fonction publique.
L’objectif de cette réforme, dont l’application est prévue dès janvier 2009, est de réduire le nombre de procédures et de limiter les épreuves à quelques grands concours professionnalisés.
La recherche des compétences professionnelles est devenue une priorité pour les promoteurs de cette réforme, car les savoirs académiques étaient devenus, à tort selon Corinne Desforges, rapporteur d’un rapport sur ce sujet en 2008, une priorité dans les exercices de sélection.
Selon cette dernière, l’Etat doit désormais recruter ses agents au lieu de les sélectionner comme cela était le cas jusqu’à maintenant.

La réforme décidée selon les conclusions du rapport de Corinne Desforges et de la consultation nationale qu’ouvrait en 2007 le premier ministre François Fillon prend effet dès maintenant par la modification des épreuves des trois concours de la fonction publique.
Le concours externe repose donc désormais sur deux épreuves au lieu de quatre auparavant. De plus, l’admission reposera sur un entretien de recrutement avec une mise en situation du candidat. Une épreuve de langue vivante s’ajoutera à cela.
Pour le concours interne et le 3ème concours, ils reposent désormais sur deux épreuves uniques : une épreuve écrite et un entretien d’admission.

Ce premier volet de réforme a pour principal objectif d’offrir à la fonction publique française une plus grande variété de profils et d’offrir à la Nation une meilleure diversité à l’image de la société actuelle. Mais l’objectif à moitié avoué de cette réforme est de procéder à une nouvelle sélection, certainement plus sévère, des candidats à la fonction publique, pour rejoindre l’objectif de baisse des effectifs et de baisse des dépenses promise par François Fillon.

Enfin, les auteurs de cette réforme ont invité leurs collègues du gouvernement à réformer les concours de leurs ministères. Car il s’agit d’un profond désir de Nicolas Sarkozy que de voir la culture du concours de l’administration totalement repensée : « si les épreuves restent académiques, il n’y aura pas de brassage, pas d’ouverture, ni de diversité ».
La fonction publique a désormais rendez-vous avec la France d’aujourd’hui, cela faisait longtemps qu’un tel engagement n’avait été pris dans notre pays.

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