Réforme du lycée : blocage à gauche, concertation à droite !
Ce n’est pas un hasard si le Président de la République a chargé Richard Descoings, directeur de l’IEP de Paris, de mener la concertation autour de la réforme du lycée. Connu pour avoir réalisé des réformes sans précédent à Sciences Po, en révolutionnant le monde des grandes écoles par les procédures ZEP, M. Descoings aura pour mission de consulter les représentants du lycée afin de conduire la réflexion autour du lycée. Il s’agira, selon sa lettre de mission, «d’explorer librement et sans préalable toutes les pistes qui pourraient permettre à notre lycée général et technologique de devenir plus juste, plus attractif et plus performant». M. Descoings abordera ainsi « sans tabou » toutes les questions du lycée afin de mener à bien la concertation sur la réforme du lycée.
En se rendant sur le terrain pour écouter directement les élèves, « Richie » veut répondre aux inquiétudes des lycéens quant à leur avenir, ce qui devrait se conclure par un rapport final rendu en octobre. De ces consultations ressortiront des recommandations, jugées utiles, afin de :
- renforcer les élèves en difficulté,
- rééquilibrer la voie technologique par rapport à la voie générale, ainsi que les voies générales entre elles (L, ES et S),
- mieux préparer les élèves à l’enseignement supérieur en renforçant l’orientation.
Cette réforme du lycée menée par le ministre Darcos, personne ne saura dire qu’il la passera au forcing, puisqu’il démontre magistralement son ouverture et son professionnalisme. En la personne de M. Descoings, la réflexion devra trouver un accord durable dans l’intérêt des étudiants, et ce en dialoguant avec leurs représentants. Ainsi, le contraste est saisissant entre une gauche lycéenne qui bloque et une droite qui dialogue.














Non mais je rêve.
La droite dialogue TELLEMENT que nous, professeurs, ne connaissions même pas le détail de la réforme lors de son retrait !!
(Quid du contenu de l’accompagnement, des thèmes et des dotations horaires des modules, des dédoublements du tronc commun ?)
Ceci étant dit, j’espère que cette fois un vrai bilan des besoins du lycée sera établi, et qu’on sentira une cohérence qui faisait défaut à la réforme éconduite. Par exemple, j’espère qu’effectivement on créera des ponts entre enseignements technique et général.
Non mais je rêve, si les professeurs ne connaissaient pas le contenu de la réforme, je me demande alors bien pourquoi ils ont envoyé les lycéens dans la rue pour la faire retirer, plutôt que pour simplement se la faire expliqué…
Je pensais que le système éducatif français avaient de bon enseignants et que le système actuel ne leur permettait pas de s’épanouir pleinement, ce qui aurait pu expliqué pas mal de chose – notamment au niveau de l’orientation – . En fait ce sont leurs syndicats qui ne savent pas lire les textes de loi ou les documents de l’ONISEP… Il faudrait certainement être plus pédagogique envers les praticiens de la pédagogie…
le rôle principal d’un enseignant n’est il pas d’enseigner ?
votre attitude est méprisable ! vous devriez être un modèle pour nous les jeunes mais … c’est si facile de faire grève pour tout et n’importe quoi !
nous proposons pourtant aux universités de mettre en œuvre la gestion des ressources humaines qui leur est dévolue et on prévoit :
• une modulation du nombre d’heures d’enseignement que chaque enseignant-chercheur doit réaliser après une évaluation des ses autres activités (accompagnement des stages, tutorat, travaux de recherche) par le Conseil nationale des universités (CNU) ;
• la répartition entre l’enseignement et les autres activités sera décidée par le président de l’université, qui devra également prendre en compte l’évaluation réalisée tous les 4 ans par le CNU sur l’activité d’enseignement et de recherche de l’enseignant-chercheur ;
• en matière d’avancement, l’université devra fonder sa décision sur les évaluations du CNU. Toute décision du conseil d’administration relative à l’avancement devra être justifiée par un avis motivé et publié, ce qui accroît la transparence.
salut!
je voudrai réagir sur l’article, si je ne dérange personne bien sur.*
c’est pas un peu bizar de demander aux élèves ce qu’il manquera dans leur cursus scolaire alors qu’il sont en plein dedans???
Je veux dire c’est plutôt quelques années plus tard qu’on se rend compte de ce qui aurai pu manquer… je parle surement pour moi mais quand j’était au lycée , si on m’avait demandé ce qu’il faut changé, j’aurai penser a plein de choses, sauf a ce qui m’a fait défaut en arrivant sur le monde du travail:
savoir etre administrativement a jour, gerer toute les assurances nécéssaire, savoir consommer en adulte responsable, savoir s’alimenter seinement. Qu’est ce que j’aurai bien pu avoir à faire de module optionnels personnalisables?
leurs avis comptent c’est sur, mais ne devrions nous pas nous pencher sur les personnes récement sortie du systeme scolaire pour mesurer la qualité de celui ci?
RSC: je pense que ce que toto voulai dire, c’est que a la sorti de la réforme, les enseignants, principaux acteurs, n’ont été que très peu mis au courant de leur role dans cette réforme. ce qui est assez illogique étant donné que la réforme est sensé être faite en partenaria ave leur reprrésentants…
a oui, hervé , je ne sais pas si ta photo est censée te donner de la crédibilité, mais… ta posture de philosophe me laisse perplexe.
Bon déjà on zappe sur les universités, je ne vois plus trop le rapport avec l’article.
Ensuite, puisque votre haine du monde enseignant vous pousse à l’insulte, pour info je suis allé manifester mais sans être gréviste. En cas de grève, je ne vois pas en quoi ça remet en cause la fonction d’enseignant. Si facile ? Ne méprisez pas des salariés qui perdent une journée de salaire…
Pour RSC : les lycéens ne sont pas des gamins écervelés, ils ont leurs propres opinions. S’ils sont si bêtes, pourquoi alors l’UMP lycées fait-elle la promotion de l’autonomie du lycéen ? C’est pratique de taper sur les professeurs. Mais rassurez-vous, nous allons aussi voir des élèves/étudiants en stage, et voyons bien ce qui se passe dans ce fameux privé. Croyez-moi, je n’ai pas honte d’être professeur. Trouvez-vous d’autres boucs-émissaires, et pensez un jour à évoquer le travail personnel des élèves…
STOP au racisme anti-professeur.
à Toto et Micka !
Si le seul moyen possible de porter la contradiction est l’attaque personnelle cela démontre une absence totale de projet si il fallait encore le prouver !
il n’y a ni racisme anti prof ni démagogie nous faisons le constat de l’immobilisme de certain face à notre volonté de changement pour faire gagner la France !
La réforme est bâtie sur un très large consensus des lycéens, des enseignants et des familles. Ce consensus a fait l’objet de deux protocoles d’accord, signés au mois de juin dernier, avec les organisations représentatives des personnels de direction et des enseignants, d’une part, et les organisations lycéennes, d’autre part. Tous étaient d’accord sur le principe de la nouvelle seconde présentée par le Ministre.
« votre attitude est méprisable ! vous devriez être un modèle pour nous les jeunes mais … c’est si facile de faire grève pour tout et n’importe quoi ! »
Voilà ce que vous écriviez. Alors la moindre des choses, c’est de ne pas donner de leçons.
Vous évoquez le protocole d’accord de juin. Vous savez bien évidemment que la réforme a nettement évolué entre juin et décembre.
Certains ont manifesté contre la réforme. Son contenu ne me dérangeait pas : presque rien ne changeait. (Si vous voulez développer, pas de problème, je le ferai volontiers point par point.) Je reprochais surtout une certaine précipitation, qui par exemple avait conduit l’IGEN de maths à mettre en place une task force pour pondre de nouveaux programmes en 3 semaines. Oui oui, je rappelle que la réforme dans son détail n’aurait été donnée que le 16/12. (Avant cette date nous ne connaissions pas les horaires des matières – et donc pas les éventuels TP – puisque les 3 heures strictes par matière avaient été abandonnés.) Et donc les nouveaux programmes devaient être publiés au BO tout début janvier (source : chat de M. le ministre). Si vous trouvez ça sérieux, libre à vous.
Vous savez sans doute que j’interviens aussi sur le site UMP lycées. Je me rappelle parfaitement leur argumentaire de l’été : moins d’heures de cours, davantage d’autonomie. Au final un élève de seconde aurait eu 31h30 de cours au lieu de 30h30 (LV2 optionnelle incluse) actuellement. Donc voyez-vous, si même les troupes du ministre ne sont pas correctement informées…
Cette nouvelle seconde est là pour préparer de la main d’oeuvre pas cher pour la grande distribution ! Nouvel enfer de la T
Un élève n’ayant les capacités ou et l’envie (pour les plus chanceux…) que de passer par un BEP avant, comme c’est le cas aujourd’hui , un bac pro par exemple; seront moins reconnu que celui possédant aujourd’hui un CAP…
Le BEP n’étant plus un diplôme mais une reconnaissance de niveau dans les 3 ans (comme le CAP au cours des 2 ans pour l’actuel BEP), que vont devenir les gamins concernés ,?
De la main-d’oeuvre sans qualification ou au mieux pas cher car l’obtention d’un BEP étant dévalorisé et surtout peu formatrice, sur un CV ça coûte mons cher….Bien joué pour votre ami Edouard Leclerc entre-autre…Et pour les autres d’ailleurs !
Mon cher toto,
, il n’y a pas si longtemps, pour en avoir encore conscience.
loin de moi l’idée de penser que les lycéens sont de simples citoyens écervelés. Je l’ai été assez longtemps (3ans comme la plupart des lycéens
Les professeurs qui les encadrent le savent très bien, mais ils connaissent encore mieux leur attrait pour tout ce qui permet d’échapper au supplice de l’enseignement des mathématiques, français, physique, langues, histoire, sciences sociale ou toutes autres matières optionnelles ou non qu’ils ont CHOISI de suivre. La mobilisation lycéenne est certainement – après la mobilisation étudiante bien sur – des plus simples à obtenir. Je penses que la réforme qui était proposé pour le lycée était, à coup sur, vecteur d’une meilleur orientation des élèves et d’une plus grande liberté pédagogique des enseignants, qui en manquent cruellement.
RSC c’est bien l’école t’a permis de retenir les argumentaires des grands de l’UMP, qui veulent remplacer l’éducation par l’instruction. Affligeant…
Si les lycéens sont manipulés par des professeur , dont le métier est d’enseigner, comme le dis RSC
que dire des jeunes de l’UMP par rapport à leurs politiciens dont le métier EST par nature de manipuler les esprits…
comme dis BAF, affligeant…
Nous appelons au retour à la concertation autour d’une charte de bonne application de la réforme comme le propose le ministre de l’Education nationale, et au bon déroulement de la fin de l’année scolaire !
Des agitateurs professionnels ont osé sʼexprimer « au nom des lycéens ». Cela est honteux de leur part. La grande majorité des lycéens nʼa en effet pas défilé dans la rue en décembre et en janvier, et la seule légitimité pour sʼexprimer « au nom des lycéens » est celle des élus lycéens, qui ont été désignés par voie démocratique.
Vos arguments devraient quand même vous interroger : vous savez bien que les manifestants ne sont qu’une frange active d’opinion, ils ne sont quasiment jamais majoritaires. Mais les résistants, toutes proportions gardées, étaient aussi très minoritaires pendant la seconde guerre…
Ensuite pourquoi donc, au nom de ces dangereux activistes lycéens manipulés par leurs professeurs crypto-communistes, avoir retiré l’excellentissime réforme de M. Darcos ? On se demande, hein ?
Moi j’appelle à une charte de bonne conduite de la réforme : réflexion, calme et concertation. Ça changera.
Si tu voulais comprendre… j’ai écris plus haut dans les commentaires que Nous appelons au retour à la concertation autour d’une charte de bonne application de la réforme comme le propose le ministre de l’Education nationale
Si si j’ai bien compris. Mais soyons précis sur les mots : « application » de la réforme ? Pensons déjà à CRÉER une bonne réforme, ce qui n’était de loin pas le cas de feu la réforme Darcos.
1) Comment lutter contre le manque de travail personnel des élèves ?
2) Comment endiguer la baisse de niveau indéniable ?
3) Doit-on rendre aux examens leur difficulté antérieure ? (brevet, bac)
4) Comment redonner aux jeunes le goût de l’effort ?
5) Comment redonner aux enseignants la foi en leur institution ?
6) Comment motiver les enseignants à donner le maximum ?
7) Pourquoi les jeunes échouent-ils autant en première année du supérieur ? Doit-on sélectionner même à la fac ? Doit-on persévérer à entasser des milliers d’étudiants en 1ère année de médecine dans un amphi, sans sélection ?
Et j’en passe. Cette analyse a-t-elle été faite par le ministre ? Je n’en ai vu aucune trace en tout cas. C’est bien joli de RÉFORMER le lycée. Ça plaît. Mais que doit-on faire ? Là la réponse est bien difficile… En tout cas il est clair que l’ancienne réforme n’aurait rien changé au problème. Il lui manquait AU MOINS une planification précise de la 1ère et de la terminale.
Politiquement, il est inadmissible que Darcos ait fait sa réforme dans son coin. Savez-vous que mon inspection générale n’avait même pas été associée à la réflexion ? Trouvez-vous normal que nous, fonctionnaires de l’EN, n’étions même pas au courant de la réforme précise annoncée ? (et donc pas discutée sous sa forme finale ?)
Cher Toto, tu as mille fois raison.
tu est une preuve de plus de la différence entre une personne directement concernée par la reforme parce que l’enseignement est son quotidien , et une personne impliquée par ses opinions politiques, mais qui apparemment ne voit pas plus loin que les discourt et idées toutes faites…
Ce qui reflète d’ailleurs bien la construction du gouvernement ou certains ministres gèrent de ministères dont il ne connaissent que le nom.
mais laisse moi répondre, au nom de l’élite intellectuelle de ce forum à tes questions numérotées.
1) Comment lutter contre le manque de travail personnel des élèves ?
en leur donnant des bons programmes télé à regarder, en les mettant sur
msn toute la soirée, et le plus important, il faut que leur parents travaillent
50h00/semaine chez carrefour en horaires décalés pour bien les aider a
faire leur devoirs
2) Comment endiguer la baisse de niveau indéniable ?
quelle baisse de niveau, le taux de réussite est en perpétuelle croissance!
3) Doit-on rendre aux examens leur difficulté antérieure ? (brevet, bac)
Puisse que je vous dit que le taux de réussite augmente, c’est que les élèves sont mieux formés! saperlipopette
4) Comment redonner aux jeunes le goût de l’effort ?
et bien c’est très simple, 998€ / mois pour 36h/semaine en 3:8
5) Comment redonner aux enseignants la foi en leur institution ?
C’est déjà ce que nous faisons en faisant de belles consultations pour la
mise en place de la réforme au combien nécessaire. Chacun étant
impliqué, on sent bien l’esprit de fraternité et d’intérêt commun
6) Comment motiver les enseignants à donner le maximum ?
Un projet est déjà mis en place: en fonction des résultats des élèves, le
salaire de l’enseignant pourra se voir diminué…
Certain serons mutés et d’autre licenciés… ça motive non?
7) Pourquoi les jeunes échouent-ils autant en première année du supérieur ?
A cause de la drogue! c’est bien connu.
Doit-on sélectionner même à la fac ?
Mais oui, la fac doit devenir une grande entreprise lucrative, et pour cela, il faut
choisir ses clients…
Doit-on persévérer à entasser des milliers d’étudiants en 1ère année de médecine dans un amphi, sans sélection ?
Mais oui, ce qui compte c’est de créer une élite intellectuelle, donc on s’en tape des 95% qui échouent… Et puis de toute façon, on a pas besoin de médecins en France, Les hôpitaux fonctionnent si bien qu’on hésite a supprimer des postes, c’est pour dire.
Comme tu le vois mon cher TOTO, la France va très bien, grâce à des actions nécessaires et réfléchies, et grâce à des intellectuels impliqués et ouverts comme Hervé, ou comme roseline…
Merci a eux, merci pour nous, et vive la france!