Voeux de M. Xavier Bertrand aux Jeunes UMP – 5 Janvier 2009
Chers amis, chères amies,
Notre belle année 2008 s’achève à peine, mais déjà nous vous proposons de nous retrouver tous ensemble pour notre premier évènement de l’année 2009 :
Vœux de M. Xavier BERTRAND,
Secrétaire Général de l’UMP par intérim,
Lundi 5 janvier à 18h45 au siège de l’UMP,
Avec accueil des nouveaux adhérents jeunes de l’UMP.
Inscription obligatoire à jeunes@u-m-p.org
Ce très bel évènement de rentrée sera pour nous tous l’occasion de nous retrouver, mais aussi d’échanger avec M. Xavier BERTRAND autour d’une priorité de mon mandat : la reconquête des jeunes à travers le pôle Nouveaux Adhérents. Ce pôle, ainsi que le Kit nouvel adhérent, vous sera présenté lundi soir.
Nous vous attendons nombreux !
En comptant sur votre présence à tous, je vous souhaite, en cette fin d’année 2008 de merveilleuses fêtes.
Benjamin LANCAR,
Président des Jeunes Populaires
L’Ecole de Formation Jeunes UMP : objectif 2009 !
Chers amis,
En cette période de fêtes de fin d’année, je tenais à vous souhaiter à tous, au nom de l’ensemble de l’équipe de l’Ecole de Formation Jeunes Populaires (Sophie, Fatine, Lauren et moi-même), un très joyeux Noël!
J’en profite également pour vous exprimer tous nos meilleurs voeux, de bonheur, de prospérité et de succès!
Et de succès, pour cette année 2009, il va en être question! Ce sera une année riche, très riche, pour les Jeunes Populaires et plus particulièrement pour leur Ecole de Formation.
En 2009, je continuerai mon tour France entamé à l’automne 2008 dans déjà 5 régions de France en seulement 6 semaines. Ce site, jeunesump.fr, vous communiquera le calendrier des régions où auront lieu les prochaines formations décentralisées. Un groupe facebook a également été créé (« JUMP Formation, l’Ecole de Formation des Jeunes UMP »: n’hésitez pas à le rejoindre!
Notre ambition? Couvrir l’ensemble des régions françaises avant la fin de l’année scolaire.
Notre but ? Vous donner les moyens de porter haut nos idées et nos valeurs lors de combats politiques à venir!
Notre rêve ? Vous voir vous, la jeunesse qui bouge, en mesure de partir de la reconquête de terrains politiques laissés depuis trop longtemps à la gauche!
Cette Ecole vous donne les donne les moyens de partir au combat! Cette Ecole ous donne les moyens de gagner!
L’heure du renouvellement a sonné! Et c’est vous qui êtes appelés pour assurer la relève: l’Ecole de Formation vous y aidera, vous y portera!
Souhaitons donc que 2009 sonne l’an I de la reconquête: reconquête de nos villes, de nos cantons, de nos régions, grâce à vous, avec vous!
L’UMP compte sur vous: avec l’Ecole de Formation, vous pouvez compter sur nous!
Amitiés militantes.
Mickael CAMILLERI
Délégué National Jeunes Populaires
En charge de l’Ecole de Formation
L’Europe face aux crises
En juillet 2008, la France accédait à la présidence tournante du Conseil européen et voulait fonder son action sur deux piliers majeurs : « l’Europe protectrice » et « l’Europe des citoyens ». Depuis, l’été est passé et l’Union européenne a été confrontée à deux crises : une crise diplomatique et militaire dans le Caucase, une crise financière à l’échelle mondiale. Nicolas Sarkozy a fait preuve d’une réactivité capitale dans ces deux cas, mobilisant l’ensemble des énergies pour tenter d’apporter une réponse européenne à des événements concernant l’Union dans son ensemble. De fait, ces deux crises sont de natures différentes mais mettent en évidence des éléments communs. Elles montrent l’utilité de l’action européenne, qui consiste avant tout à agir ensemble quand l’intérêt commun est en jeu, mais aussi qu’il est impératif de renforcer les capacités d’interventions de l’Union européenne, ce qui passe notamment par un leadership fort.
Depuis que Nicolas Sarkozy s’est rendu en Russie et en Géorgie pour négocier au nom de l’Union européenne le règlement des événements d’Ossétie du Sud, la situation sur le terrain a évolué positivement. Comme prévu, les observateurs de l’Union européennes sont arrivés dans le Caucase et les troupes russes se sont retirées des zones tampons de Géorgie. La position commune des Vingt-Sept sur ce sujet n’était pas assurée : avoir obtenu un mandat clair de l’Union européenne a permis à Nicolas Sarkozy de négocier à partir d’une base solide avec l’hôte du Kremlin. Aujourd’hui la Russie est consciente qu’elle est voisine d’une puissance comptant 450 millions d’habitants, et non pas uniquement de 27 Etats dont certains furent ses satellites ou des parties intégrantes de son territoire. Ainsi c’est la Russie qui a proposé de travailler à l’établissement d’un traité pour la sécurité collective en Europe. Les destins de ces deux ensembles sont liés ; géographiquement, économiquement, les enjeux sont communs.
La crise financière montre aussi la force de l’Union européenne. L’indice le plus clair, mais aussi le moins évident, car tant décrié, c’est la monnaie unique, l’euro. La Banque centrale européenne fonde son action sur une doctrine visant avant tout à lutter contre l’inflation, ce qui conduit à une politique de stabilité des taux d’intérêts. Cette démarche est à l’opposée de celle des banquiers centraux américains, qui régulièrement n’hésitent pas à baisser fortement les taux directeurs pour tenter de soutenir la croissance. Elle a été quelque peu écornée par la forte baisse des taux décidée en concertation avec les principales banques centrales pour réagir face à la crise qui frappe les marchés financiers. Si cette baisse exceptionnelle des taux d’intérêts montre que la BCE sait faire preuve de pragmatisme en cas de nécessité, l’Europe est relativement protégée des turbulences financières depuis le début de la crise. Ainsi l’Islande est confrontée à une quasi faillite de l’ensemble de son système bancaire, et l’État islandais lui-même est proche de la banqueroute. Or quelle est la réaction de la banque centrale islandaise ? Elle se tourne vers l’euro en fixant une parité fixe entre la monnaie européenne et la couronne islandaise. L’adhésion de ce petit pays à l’Union, pour profiter du bouclier de l’euro, n’est désormais plus un sujet tabou parmi l’opinion publique, et ne semble plus exclue par la Commission européenne. Si la finance européenne, comme partout ailleurs, est mise à mal par des comportements aberrants, l’union économique et monétaire a là aussi fait la force. La France, tout comme les autres Etats membres de l’Eurozone, serait confrontée à des fluctuations bien plus fortes et à des tentations nationalistes et protectionnistes bien peu profitables pour sa crédibilité.
Les crises actuelles ont démontré l’impérieuse nécessité de renforcer les capacités d’interventions propres de l’Union européenne. Faire avancer l’Europe, c’est avant tout un projet politique porté par une volonté. C’est le cas de Nicolas Sarkozy qui fait aujourd’hui preuve d’un leadership fort en Europe. Par ailleurs, il est président de la République française, qui est un grand État et un pays fondateur : autant d’atouts en main pour conduire efficacement la machine européenne. Mais force est de reconnaître que l’Europe a souffert et souffre encore d’un déficit de politique. Le comportement du commissaire européen au Marché intérieur, l’Irlandais Charlie McCreevy, est à cet égard particulièrement intéressant, lui qui considère que la crise financière actuelle ne méritait pas que l’on s’intéresse davantage aux régulations des marchés financiers. De ce fait, c’est sous l’impulsion politique du Conseil, mais aussi du Parlement européen, que la Commission s’est saisie de cette question et a enclenché son action.
La crise financière montre bien qu’il est plus facile de se retirer dans son pré carré bancaire plutôt que d’accepter d’intervenir pour sauver les établissements basés dans d’autres État européens. Pourtant, chacun sait qu’aujourd’hui les économies européennes sont interconnectées, et qu’aucune grande banque n’intervient dans un seul pays. La rencontre des pays européens du G8 a montré que le « chacun pour soi » était plus facile que la solidarité financière proposée par la France. Pourtant, l’Allemagne, confrontée à une importante faillite bancaire, a eu tôt fait de mettre la main à la poche, puis d’en appeler à une discussion au niveau européen. Le projet politique pour l’Europe, c’est donc avant tout reconnaître l’intérêt d’agir le cas échéant au niveau européen : certains appellent cela le principe de subsidiarité.
L’Europe a démontré sa pertinence mais aussi ses évidentes carences. Elle doit donc se doter des mécanismes pour répondre de manière adéquate aux enjeux auxquels elle est déjà confrontée : instruments financiers, diplomatiques et militaires, institutionnels, etc. Les crises actuelles sont une opportunité qui permet de prendre conscience de l’intérêt de la mise en œuvre d’un réel gouvernement économique européen, d’une réelle diplomatie européenne. Dans ces domaines, c’est aux politiques de prendre leurs responsabilités face aux défis posés par le monde actuel. C’est à eux de trouver les solutions pour continuer à faire de l’Europe un espace de paix et de prospérité, influent dans le monde. Nicolas Sarkozy fait preuve, à l’occasion de la présidence française de l’Union, d’une réelle volonté politique au service de l’Europe et de ses citoyens. Il faut que cet élan continue après le 31 décembre 2008 : la politique doit être de retour en Europe. Ce sera notamment l’enjeu des prochaines élections européennes.
Fédération Jeunes des Pyrénées Orientales
Retrouvez les Jeunes UMP des Pyrénées Orientales…
La fiche est téléchargeable en PDF ici.
Débat sur l’Intelligence économique en France
C’est dans la salle Colbert, salle du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, que les jeunes de l’UMP Grandes Ecoles ont reçu deux invités de qualité pour discuter de l’intelligence économique : Bernard Carayon et Christian Harbulot. Le premier est député UMP du Tarn et auteur du rapport de 2003 « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale », le second est co-fondateur et directeur de l’Ecole de Guerre Economique (EGE).
En 1994, le rapport Martre définit l’intelligence économique comme « l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l’information utile aux acteurs économiques ». Elle se résume aujourd’hui plus facilement par une trilogie : la veille (acquérir l’information), la protection (conserver ses secrets) et l’influence (propagation d’informations et de normes de comportement).
Lors de cet événement, M Carayon a voulu revenir en priorité sur le rôle particulier et indispensable que pouvait jouer l’Etat dans la vie économique en général et sur ces questions d’intelligence économique en particulier. Le député du Tarn croit en la nécessaire main de l’Etat pour la régulation de ces marchés stratégiques que sont l’énergie, la défense, l’aéronautique, le spatial ou encore la santé.
Une politique publique d’intelligence économique comprend 4 aspects : la protection des intérêts des entreprises nationales, l’accompagnement des entreprises sur les marchés mondiaux, l’influence sur les organisations internationales (par rapport aux normes juridiques internationales) et le développement des outils de formation.
Pour M Harbulot, il existe trois catégories de puissances : celles qui cherchent à accroitre leur richesse, leur puissance au détriment des autres (Etats-Unis, Chine, Russie), celles qui œuvrent à préserver leur puissance (France), et celles qui subissent la puissance des autres. Selon le directeur de l’EGE, l’un des défauts majeurs que connait la France et qui a freiné le développement de l’intelligence économique est une théorie de la valeur fondée sur le secret. Ne pas partager l’information, c’est un trait culturel français lié à une histoire économique rurale de subsistance.
C’est face à une salle comble que ces deux spécialistes se sont exprimés sur ce sujet très technique mais plus jamais que d’actualité : les NTIC, les industries pharmaceutiques en Afrique, l’affrontement Airbus/Boeing… La crise financière actuelle doit être alors perçue comme une opportunité politique de mettre fin à plus de vingt ans d’idéologie du « tout marché » exacerbée par la vie financière américaine. Mais il faut cependant bien se rappeler que régler cette crise ne mettra pas fin à tous les problèmes mondiaux (sous-développement, sous-alimentation, accès à l’eau) et permettra d’ouvrir de nombreux débats.
Edito de Camille BEDIN
Cher(s) Jeunes Populaires,
Les 15 derniers jours ont été une fois de plus riches en action et, de plus en plus, en réflexion.
Nous avons bien sûr réuni l’ensemble des RDJ à Paris, pour un week end de formation, de débats sur notre action, et de mobilisation pour les enjeux à venir : porter une parole jeune identifiée et identifiable, se préparer pour les élections européennes et se mobiliser pour continuer d’aller là partout où nous ne sommes pas encore suffisamment entendus.
Par exemple, nous avons mené avec succès notre première opération de Solidarité, en lien avec le monde associatif, notamment grâce à Elise Vouvet, organisatrice de l’opération 100% solidaires, Aurore Bergé, à l’initiative de l’opération de mobilisation lors de la journée de lutte contre le SIDA, et grâce à l’ensemble des fédérations qui ont participé en masse à cette action. Nous avons témoigné par l’action et l’engagement que la générosité était aussi une valeur de droite, là où le MJS n’a pas voulu agir main dans la main avec nous en faveur de cette cause qui devrait pourtant nous mettre tous d’accord.
Nous sommes fiers également d’avoir tenu la Première Convention Nationale des Jeunes UMP, « Travailler Plus, Répartir Mieux », avec Roger Karoutchi, Valérie Pecresse, Eric Woerth, Dominique Paillé, Benoist Apparu, Rémi Martial et Jean-Baptiste Prévost, pendant laquelle nous avons démontré notre capacité à débattre, à proposer et à être en avant garde de l’action du gouvernement.
Sous l’impulsion d’Arnaud Murgia, les seconds Grands Débats ont également eu lieu, sur le thème de l’identité Jeunes Pop. Et là encore, nous montrons fièrement, encore et toujours, que nous osons le débat et notre propre remise en question ! C’est comme cela qu’on avance, et qu’on ne devient pas un parti nombriliste en mal de leader. Quel contraste avec la gauche !
Enfin, cette fin d’année doit également récompenser notre action. Parce qu’après ces 3 mois de passion et de mobilisation pendant lesquels chacun d’entre nous a agi au plus près du terrain, dans nos fédérations mais aussi avec les Campus, les Lycées et les Jeunes Pros, en utilisant un message littéralement « révolutionnaire », avec des opérations comme 100% Solidaires, la Convention ou les Grands Débats, nous avions bien mérité une soirée au Globo, ce samedi 13 décembre !!
Alors merci, au nom de l’ensemble du Bureau national, de votre soutien et de votre engagement, car ce sont eux qui nous donnent la force de poursuivre notre action et de garder l’espoir de faire des Jeunes de l’UMP de nouveaux et vrais militants du XXIème siècle : offensifs, avant-gardistes, mobilisés sur tous les terrains et en campagne permanente!
Inscription sur les listes électorales pour les élections européennes
Le 7 juin prochain, auront lieu en France les prochaines élections européennes. Durant ces quelques jours (les modalités de vote différant selon les pays), les 27 pays de l’Union Européenne auront à renouveler leurs représentants au parlement européen de Strasbourg. Le nombre d’eurodéputés qui sera à élire à cette occasion est encore incertain. En effet, de la ratification ou non avant l’élection du traité de Lisbonne, dépendra l’application ou non du dit traité.
Dans le cas contraire, le traité de Nice serait alors appliqué et le nombre de postes à pourvoir serait de 732 au lieu des 751 prévus par le traité de Lisbonne et pour la France respectivement 78 au lieu des 74 eurodéputés. Après le « non » irlandais, il est fort probable (c’est la tendance aujourd’hui qui se dégage) que le traité de Lisbonne ne sera pas rentré en vigueur au moment de l’élection.
Cette élection, si souvent négligée par le passé et où les débats d’intérêt national primaient au détriment des questions purement européennes, demeure très importante pour plusieurs raisons. Le constat est simple : nous avons jamais eu autant besoin de l’Europe. L’Europe, première puissance économique mondiale, apparaît aujourd’hui comme un rempart majeur face à la mondialisation et encore bien davantage en temps de crise financière. Comparés aux géants mondiaux, les petits pays européens trouvent une influence considérable dans le monde grâce à l’Union, comme nous avons pu le constater lors de la crise géorgienne. L’Europe est notre présent et notre avenir.
Nicolas Sarkozy, en tant que président du conseil de l’Union Européenne, a su montrer tout l’intérêt de l’Europe et a su nous prouver, s’il le fallait encore, encore que nous pouvions croire en l’Europe. L’élément le plus important est que le président de la république, par son action, a su rendre à la France son rôle moteur. Aujourd’hui, le seul moyen de montrer notre attachement à la construction européenne, c’est de nous rendre massivement aux urnes le dimanche 7 juin 2009.
Ce scrutin est majeur pour l’avenir de la France et de l’Europe : il faut se l’approprier et se sentir concerné. Parlez d’Europe autour de vous, portez l’idéal européen et ne laissez plus personne vous voler cette élection.
Important !! N’oubliez pas de vous inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre. Pour rappel, les citoyens de l’Union européenne résidant en France peuvent participer à l’élection des représentants au Parlement européen dans les mêmes conditions que les électeurs français, sous certaines réserves.
Sont considérés comme résidant en France les citoyens de l’Union européenne qui y possèdent leur domicile ou qui y résident de façon continue. La possibilité de choisir le pays dans lequel ils souhaitent exercer leur droit de vote pour ces élections européennes leur est donc offerte.
Le lien intergenerationnel à l’UMP est primordial
N’est il pas nécessaire de créer des liens forts entre jeunes et seniors……?
Le terme « senior » serait il péjoratif ?
Il s’avère qu’en tant que seniors nous pouvons apporter notre expérience et vous les jeunes votre fougue.
C’est ainsi que nous pourrions faire avancer le Parti sans laisser les seniors de côté.
Il serait bon de nous rencontrer pour avoir des dialogues constructifs, il faudrait même que cela se sache afin de renforcer l’image de l’ U.M.P et de montrer que ce mouvement est représentatif de tous les citoyens de notre pays.
La sagesse par ailleurs doit avoir un langage simple et précis. C’est en se rapprochant comme je le vous le propose que nous pourrions atteindre cet objectif.
Avec notre ardeur, nous pourrions promouvoir l’ U.M.P auprès de tous les Français.
Il faut faire comprendre que l’ U.M.P n’est pas un Parti dirigeant mais ; rassemblant pour un » Futur » meilleur.
Interview de Laurent WAUQUIEZ
Laurent WAUQUIEZ, Secrétaire d’Etat à l’Emploi, répond à nos questions :
Secrétaire d’Etat à l’Emploi n’est pas actuellement une mission facile. La crise économique touche de plein fouet les entreprises qui doivent parfois licencier. Dans ce contexte difficile, vous avez assuré très récemment que « la fusion ANPE / ASSEDIC » se fera rapidement.
Pour répondre aux interrogations des entreprises et des chômeurs sur ce sujet, présentez nous les avantages issus de cette fusion pour chacune des parties. Quels intérêts auront les entreprises et les chômeurs à cette fusion ?
L.W. : Il faut bien avoir conscience des enjeux que représente la fusion de l’ANPE et des ASSEDIC, une réforme que les Gouvernements successifs avaient repoussée depuis 20 ans, faute de courage politique ! La réforme du service public de l’emploi, ca n’est pas une réforme de structure, consistant à mettre sous un même toit 2 services. C’est d’abord offrir à nos concitoyens un service plus performant, plus humain et plus personnalisé. Grâce à la fusion, les agents vont pouvoir passer plus de temps à accompagner le demandeur d’emploi, ne pas se contenter de le gérer comme un chiffre dans une file d’indemnisation, mais comprendre où il habite, quelle est sa famille, et du coup pouvoir mieux l’aider. Dès le 1er janvier 2009, la fusion se traduira par une série d’améliorations très concrètes: simplification de l’entretien d’inscription ; un numéro de téléphone unique; un site internet commun ; des aides harmonisées pour tous les demandeurs d’emploi, indemnisés ou non ; de nouvelles aides à la mobilité.
Vous semblez tenir à cette réforme et avez envie de la mener rapidement à son terme. Mais il parait nécessaire de mener une phase de concertation avec notamment les personnels de l’ANPE. Quel en est le calendrier ? Quand cette fusion sera-t-elle effective ?
L.W. : Notre objectif est clair : au 1er janvier 2009, un demandeur d’emploi qui pousse la porte de Pôle emploi doit voir des changements concrets. Chaque mois, j’ai demandé à avoir d’un certain nombre d’indicateurs pour évaluer très précisément où on en est, par exemple la durée moyenne entre l’entretien d’inscription et l’entretien professionnel, quand s’élabore le projet professionnel. En matière de recherche d’emploi, chaque jour compte.
Enfin, au-delà de ces données statistiques, certes essentielles, je veux savoir comment les usagers ressentent une réelle amélioration du service. J’ai donc demandé à Pôle emploi de mettre en place un baromètre régulier de mesure de la satisfaction des demandeurs d’emploi et des employeurs. Quant à la concertation avec les représentants des agents, elle a été menée au niveau du ministère avant le vote de la loi, elle est poursuivie au sein des deux institutions tout au long de cette année et elle se poursuivra au sein de Pôle emploi.
Lors du dernier mouvement de grève, le personnel de l’ANPE était mobilisé à hauteur de 48 % selon la direction. Le principal mot d’ordre portait sur les craintes de cette fusion et sur les conditions de travail.
Qu’avez-vous dit à ces grévistes inquiets de la réforme que vous préparez et soucieux de leurs emplois ?
Comptez-vous les associer à votre démarche pour trouver le meilleur compromis ?
L.W. : Je suis très souvent dans les agences et je ne crois pas du tout que les agents soient opposés à la fusion. Par contre ce qu’ils veulent, c’est être écoutés. C’est précisément pour ça que j’ai entrepris la semaine dernière un Tour de France de l’Emploi de l’ensemble des régions. C’est un gros effort qui est demandé aux agents, mais je pense que ça en vaut la peine. Vous savez, la mise en place de Pôle Emploi, ce sont 45.000 agents concernés, avec 1.600 sites différents, je mets au défi une entreprise de mener si rapidement une fusion !
Vous menez un tour de France des régions pour présenter le Pôle Emploi, organisme résultant de la fusion ANPE / ASSEDIC.
Quels enseignements avez-vous pu tirer de vos rencontres ? Cela a-t-il modifié vos plans pour mener à bien cette réforme ?
L.W. : Ce Tour de France des régions, qui m’a conduit d’ores et déjà à Marseille, Montpellier, Rennes, Amiens, Belfort et Clermont-Ferrand, m’a surtout permis de mesurer la nécessité de la mise en place de Pôle Emploi dans une période économique très compliquée. Dans un tel contexte, c’est précisément maintenant qu’on a besoin d’un service public de l’emploi plus performant. Nous nous sommes donnés les moyens en termes d’effectif et de statut. Par contre, j’ai besoin d’un service public de l’emploi en ordre de marche, plus efficace, tout de suite, et là je ne ralentirai pas.
Vous faisiez part de manière publique et officielle de vos craintes et de votre scepticisme sur la crise que nous connaissons actuellement et notamment en termes de chômage. Sur quels éléments concrets vous appuyez-vous pour prévoir que la crise allait durer environ une année ?
Disposez-vous, avec le plan de relance de Nicolas Sarkozy et les réformes engagées par le gouvernement, des armes suffisantes et adaptées pour y faire face ?
L.W. : D’abord, en cette période de crise d’une ampleur que nous n’avions sans doute pas connu depuis les années 30, avoir un Président de la République aussi énergique à la manœuvre, je pense qu’on ne peut que s’en féliciter.
Dès le début de la crise, l’Etat a immédiatement réagi. L’urgence était de sauver les banques pour protéger l’épargne et les emplois des Français. L’Etat a tout de suite pris une série de mesures à cet effet. Cette forte réactivité a permis d’éviter le pire. En second lieu, le Président de la République a annoncé de mesures spécifiques en matière d’emploi : augmentation des contrats aidés, extension du contrat de transition professionnelle à 25 bassins d’emploi, meilleure indemnisation du chômage partiel. En la matière, il faut être pragmatique pour répondre à l’urgence, mais aussi poursuivre et accélérer le tempo des réformes structurelles engagées : la fusion, mais aussi la réforme de la formation professionnelle qui est pour moi un dossier clé. Enfin, il y a le plan de relance présenté par le Président à Douai et qui va réinjecter plus de 26 Mds d’euros, entièrement consacrés à l’investissement pour soutenir l’activité d’aujourd’hui tout en préparant la compétitivité de demain, avec des mesures fortes sur l’emploi, notamment une aide à l’embauche pour les entreprises de moins de 10 salariés et des moyens supplémentaires pour l’accompagnement des demandeurs d’emploi.
Une question plus personnelle : comment devient-on secrétaire d’Etat à l’Emploi ?
Appréhendez-vous cette mission en ces temps difficiles ?
L.W. : Pour moi, cette fonction c’est d’abord l’aboutissement du travail de terrain que je fais en Haute Loire et de mon engagement politique : j’ai commencé à m’investir à l’UMP comme Jeune Pop, puis je me suis présenté aux élections législatives en 2004 et j’ai été élu député, à l’époque le plus jeune de l’Assemblée, où je me suis beaucoup investi sur les questions d’emploi. Le Président a souhaité identifier, au sein de la structure gouvernementale, un Secrétariat d’Etat à l’Emploi, et il m’a fait confiance en mars en me donnant la charge de cette mission, certes difficile en ces temps de turbulences économiques, mais passionnante car ce que nous faisons a un impact très direct et concret sur le quotidien de nos compatriotes.
C’est aussi le signe d’une nouvelle façon de faire de la politique : en faisant confiance à des Ministres ou Secrétaires d’Etat jeunes sur des dossiers clef, Nicolas Sarkozy a avant tout imprimé la marque de la modernité à une vie politique française un peu poussiéreuse. Dans ce cadre, le rôle des jeunes UMP est essentiel : vous êtes aux avants postes du mouvement pour annoncer et expliquer les réformes. Mais vous devez être aussi le vivier de ces nouveaux talents, de cette nouvelle génération politique que notre mouvement doit être capable de promouvoir et de porter aux responsabilités. C’est un beau défi à relever !
Service minimum à l’école
Une mère de famille parisienne nous fait part des énormes difficultés et contraintes rencontrées parce que la Mairie de Paris par la voie de son Maire, Bertrand DELANOE, refuse de mettre en place un service minimum lors d’une grève à l’école de ses enfants.
6h30 : réveil pour toute la famille. Il faut aller travailler et préparer les enfants pour les laisser à la nounou. Oui, aujourd’hui, pas d’école à cause d’une grève des professeurs. Et pas de service minimum d’accueil dans les écoles non plus, ainsi en a décidé le maire de Paris, Bertrand Delanoë, préférant ne pas se conformer à la loi.
8h30 : Je laisse les enfants à la nounou. Leur grand-mère viendra les chercher en début d’après-midi pour les amener au musée. Je file au bureau, déjà en retard.
9h15 : J’arrive au bureau. Un quart d’heure de retard. Personne ne me fait de remarque. Le fait que je sois rouge, essoufflée et l’œil mauvais y ait peut-être pour quelque chose… Allez, au boulot.
10h30 : premier appel de la nounou. Elle veut savoir s’ils ont des devoirs à faire.
11h35 : deuxième appel de la nounou. Elle veut savoir s’ils ont le droit de jouer à la console…
16h00 : l’heure de quitter le bureau, la visite au musée est terminée et je dois récupérer les enfants auprès de leur grand-mère. Deux heures de travail qui ne me seront pas payées. Entre la nounou, les entrées au musée et les heures sucrées, le maire socialiste de Paris tente de tuer le pouvoir d’achat des parisiens !
18h30 : retour à la maison avec les enfants. Il est temps de vérifier les devoirs, de les laver, de leur faire à souper, la journée n’est pas terminée…
21h00 : les enfants sont au lit. Je suis épuisé et soupire en pensant déjà à la prochaine grève des professeurs… Merci Bertrand DELANOE !!!













