27 oct 2008

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Jeunes UMP
Les Jeunes de l'UMP

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[Presse] 20minutes : Les Jeunes UMP «kiffent» la révolution

«Les têtes des conservateurs, on ne se gênera pas pour les couper», s’exalte Benjamin Lancar. A 23 ans, cet étudiant de Sciences-Po Paris est à la tête d’une bande de 30.000 révolutionnaires. Mais le Grand Capital peut dormir sur ses deux oreilles: il n’est pas adhérent au NPA d’Olivier Besancenot, mais président des Jeunes Pops, les jeunes de l’UMP.

«T’es de droite, mais t’es sympa»

Elu à la présidence des jeunes UMP à l’été 2008, il en avait assez d’entendre ses amis s’étonner qu’il soit de droite, mais «sympa». «C’est pas évident d’être un jeune de droite», déplore-t-il. Il a donc eu envie de «changer l’image des jeunes de droite et du centre». Car les jeunes UMP ne sont pas des futurs vieux «conservateurs» comme tout le monde semble le croire: «On kiffe la France et on kiffe militer à l’UMP», dit Benjamin.

Avec sa campagne de communication lancée ce jeudi avec l’aide de Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, il compte ainsi bien dire «non à l’égoïsme, non au conservatisme et non à l’immobilisme». Mais les jeunes UMP ont aussi un objectif chiffré: passer de 30.000 à 35.000 adhérents en janvier 2009.

Des affiches aux couleurs fluo et des tracts «100% révolutionnaires» seront donc distribués dans les facs et dans les lycées où militent les Jeunes Pops. Un site Internet et une vidéo font aussi passer le message :

En matière de communication, «ce ne sont pas des amateurs, ils sont encadrés par des professionnels», remarque Arnaud Mercier, professeur à l’université de Metz et auteur de «Communication politique» aux éditions du CNRS.

Pour lui, il n’est pas non plus étonnant de voir des jeunes de droite reprendre un mot qui évoque plus la lutte des classes que les classes de prépa HEC où Benjamin Lancar a fait ses armes. «S’approprier un terme pour en imposer sa définition est un classique dans la rhétorique politique», explique-t-il.

Une révolution en douceur

Car la révolution selon les Jeunes Pops n’a rien à voir avec celle de l’extrême gauche: pas de révolte, pas d’utopie, mais une «révolution de l’intérieur», explique Benjamin Lancar. «Il y a une part de pari, mais c’est dans la droite ligne de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy qui n’avait pas hésité à puiser dans les références de l’extrême gauche», décrypte Arnaud Mercier. Une idée confirmée par le jeune politique qui «avoue sa rage de faire changer la France»: «On fait du Sarkozy dans le texte», explique-t-il.

Thomas Coex AFP ¦ Des jeunes sympathisants de Nicolas Sarkozy l’applaudissent lors d’une réunion publique le 20 mars 2007 à Villebon-sur-Yvette

A.L.
Consulter l’article original sur le site de 20minutes.fr

Plus d’info sur la campagne « Soyons révolutionnairesé sur www.lesrevolutionnaires.fr

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